Publié le 18 Novembre 2016

Marques chinoises qui n’entrent pas dans la liste noire

Le marché horloger évolue rapidement d’année en année, ce qui était vrai hier ne l’est plus forcément aujourd’hui et réciproquement.

 

Quand on parle de Liste Noire, on évoque en général des montres vendues trop chères pour une qualité médiocre. Ce n’est pas le cas pour des articles vendus au juste prix (souvent extrêmement bas) et qui répondent à une demande du pays de production quand les acheteurs ont des moyens limités. On est ainsi en présence aujourd’hui, d’un facteur qui prend de plus en plus d’importance : le jetable. La mondialisation permet de répandre des marchandises bien au-delà des frontières de production et quand les prix restent (dans les autres pays) pratiquement au même niveau que les articles mis sur le marché intérieur, il n’y a pas lieu de les considérer comme des montres surestimées, ni comme des répliques. Nous sommes donc en présence d’un marché qui monte en puissance depuis quelques mois et que nous devons séparer de la Liste Noire.

 

Des sites de vente directe accessibles dans le monde entier proposent ces montres à quelques euros. Elles sont souvent très belles et parfois relativement acceptables, mais elles ne valent que leur prix de vente réel, sauf à quelques rares exceptions qui sont la plupart du temps liées à une politique particulière de la boutique. Ces exceptions sont suivies dans la liste ci-dessous du signe +

 

Cela veut évidement dire que l’on pourra trouver ces montres un peu trop chères (jusqu’à 400 euros parfois) sur d’autres sites ou boutiques et sur Amazon à des prix plus raisonnables. C’est pourquoi, il est extrêmement important quand on est intéressé par un tel objet, de comparer les prix de vente chez les diverses plateformes. C’est ce comportement d’acheteur informé qui vous évitera tous les déboires dont je reçois quotidiennement le récit par courrier électronique.

 

Ainsi donc les marques de montres chinoises listées ci-dessous, sont des montres dites de qualité standard, qui sont vendues au juste prix et ne devraient être considérées ni comme des arnaques, ni comme des promesses de ce qu’elles ne sont pas.

 

Vous souhaitez dépenser 5 euros pour une belle montre qui durera le temps de vie de la pile (et parfois quelques années pour les mécaniques), ne vous privez pas, mais ne venez surtout pas me dire « je me suis fait avoir, la montre a perdu une aiguille, elle prend l’eau ou elle n’est pas Swiss Made, comme on m’avait promis !»

 

Si le marché existe, c’est qu’il y a une demande. Relativisons les choses en regard de l’époque, des habitudes modernes, et posons-nous les bonnes questions : Quelle type de montre je souhaite et combien dois-je débourser pour l’avoir ou bien : Combien de temps vais-je me contenter de la même montre à mon poignet ?

 

Voici la liste d'environ 240 marques (non exhaustive) :

 

Alienwork

Agelocer

Aismei

AMPM24

Amuda

Angela Bos

Arnex

BGG

Bajeeta

Bamoer

Baoland

Baosaili

Bariho

Beier

Benyar

Berliget

Bersigar

Besseron

Bewel

Biaoqi

Biden

Binger

Binkada

Binssaw

Binzi

Boamigo

Bobobird

Bosk

Boxx

Break

Burei

BXboxue

Cadisen

Cannibal +

Carnival +

Casima +

Chenxi (CX)

Cheykin

Chianriliu

Chiemsee

Chronos

Cjiaba

Codex +

Cocoshine

Comtex +

Corgeut

Crrju

Cuena

Curren

Daimi

Debert

Deouwan

Delevan Synoki

Didun

Doobo

Dom

Duyaer (Omays)

D-Ziner

Ebohr +

Efeng

Emmex

Epozz

Ernest (ne pas confondre avec Ernest Borel)

Esantalou

Etensiaopeng

Eyki

Ezon

Fanteekay

Faleidu

Fedylon 1868

Feyfan

Flent

Forsigning

Fotina

Fiyta +

Gaohailang

Garton

Geekthink

Geneva

GG luxe

Gimto

Gituto

Gladster

Grady

GT Watch

GT & FQ

Guanquin

Guanyu

Guiri

Hanna Martin

Hôans

Holluns

Hong

Honhx

HM

Ibigboy

Ibso

IK Colouring

Imensei

Infantry

Infinite U

Intimes

Inwet

Ipenshao

Isidore

Ivanol

Iyafenglon

Linyuan

Liujo

Jaragar

Jecksion

Jedir

Jiafeng

Jiangyuyan

Jiaxxin

Jimbbs

Jindi Long

Jinen

Jirong

John Ming

Jonas & Verus

Julius

KaKa

Kana

Kenon

Kingsy

Kinyued

Klasse 14

Kjnyuen

Kronen & Söhne (KS)

Kurt Waldoff

Liandu

Lige

Liken

Lingtun

Longbo +

Luobin

Manco

Marina Militare +

MCE

Megalith

Megir (Meegir)

Merinal

Michael John

Nary

Naviforce

Neiton

Newbork

Ninjia

North Edge

Ochstin

Ohsen

Olipai

Oneloong

Ontheedge

Orkina

Ossna

Ots

O.T.Sea

Oulm

Ouyawei

Oyang

Pagani Design

Paidu

Pangchi

Parnis +

Pasnew

Pe Feng

Perpetual +

Prema

QQ

Qingmei

Qingsun

Quianba

Quowang

Read

Readeel

Reef Tiger 

Reginald

Relax

Ristos

Rmaga

Roebelin & Graef

Rodina

Rossini +

Ruimas +

Samor

Samhuong

Sanda

Sdfgert

Sewor

Shark sport

Sharphy

Shenhua

Shoubiao

Sinobi

Skmei

Skone

Songdu

Starking +

Subvert

SvDtech

SW

Synoke

Taofengg

Tangsuosuo

Tevise

Tezer

The Fifth

Timeco

Tomoro

Toki

Tonkdu

Torbollo

TTLife

TVG

UMode

Uwood

Varens

Viennois

Vilam

Vindata

Vinox

Wecin

Weian

Weide

Weikin

Winner (ou T Winner)

Woonun

WR

Wwoor

Xin Tiao time

Xinew

Xinin

Xinzhnghu

Yadan 8008

Yazole

Yboti

Yelang

Yijia

Yonix

Yufei

Yuguaqi

Zhongyang

Zhuolei

 

La plupart de ces marques sont en vente sur Amazon, voir ci dessous :

Autre liste Mise à jour sur Site Chinois :

http://chinesewatchwiki.net/List_of_Chinese_watch_brands

 

Voir la Liste Noire

 

Et pour plus de précisions sur le Marché horloger Chinois, voir :

Fabricants de montres en Chine, éclairage et perspectives

...

MAJ - Novembre 2018

Je suis récemment tombé tout à fait par hasard sur un Forum britannique de montres qui se nomme : The Watch Forum.

Un Modérateur du nom de Always "watching" avait remarqué le présent billet et en a proposé la traduction en anglais sur le Forum. C'est bien sûr une grande marque de reconnaissance de notre travail, mais c'est aussi une bonne occasion de disposer d'une traduction anglaise du présent.

Merci au forum !

 

Inscrivez-vous à la newsletter de Montres Bonnes Affaires sur le TOP 100 MONTRES !

cliquez sur l'image pour vous inscrire

 

Voir les commentaires

Publié le 1 Novembre 2016

Alpina

Parmi les plus anciens fabricants de montres suisses, Alpina tient une place particulière en s’étant dès le début, spécialisé dans les activités techniques et sportives.

On attribue à Gottlib Hauser l’origine du groupement de fabricants « l’union Horlogère Suisse » - réalisant ses propres calibres - qui a donné naissance à la marque et cela depuis 1883, mais c’est en 1901 que le nom Alpina est officiellement enregistré http://www.alpina-watches.com/ .

L'usine de Genève

L'usine de Genève

Au début de l’histoire de l’horlogerie helvète, ce sont des paysans, des éleveurs et surtout les producteurs laitiers qui mettent à profit l’hivernage pour assembler des composants horlogers, mais rapidement, les techniques s’améliorent pour créer un métier à part entière, dont les fruits sont à l’origine de réalisations horlogères exceptionnelles.

Alpina, petite entreprise trop méconnue appartient aujourd’hui à Frédérique Constant. Comme beaucoup de ses consœurs, la maison a souffert de la révolution du Quartz mais n’a jamais abandonné ses réalisations mécaniques, créant toujours d’excellents calibres.

Elle est fière aujourd’hui de poursuivre la construction de ses garde-temps à la main dans des salles blanches, mettant un point d’honneur à vérifier consciencieusement chacun des modèles qui sort de son usine de Genève. Des réalisations sans défaut, qui gardent pourtant et pour la majorité de ses montres, des prix très abordables (entre 700 et 1500 euros), flirtant cependant pour les réalisations les plus audacieuses (y compris des tourbillons) avec des prix relativement plus élevés.

Quelques modèles d'Alpina
Quelques modèles d'Alpina

Quelques modèles d'Alpina

La maison Alpina possède ses propres boutiques Internet, et celle située en Allemagne permet à tous les européens de commander le modèle de leur choix avec toutes les garanties de l’entreprise :

http://alpinawatches.com/webstore/germany/

Mais d’autres achats sont possibles chez des commerçants officiels :

http://www.mastersintime.fr/fr/alpina/

 

Voir les commentaires

Rédigé par montres bonnes affaires

Publié le 6 Octobre 2016

Davosa Military

Davosa Military

Davosa, marque Allemande de garde-temps qui construit ses montres selon la pure tradition Swiss Made est finalement assez peu connue. Cette entreprise familiale demeure pourtant parmi les horlogers les plus actifs en matière d’innovation, ayant été par exemple, l’une des premières à utiliser la céramique pour les lunettes de montres.

 

Nous avons déjà eu l’occasion aux tous débuts du blog MBA, de parler de la saga de la famille Hasler (http://montres-bonnes-affaires.over-blog.com/article-davosa-59504934.html),  mais il me semblait important de pointer l’extraordinaire esprit technologique qui a aussi animé ses dirigeants, toujours soucieux de proposer cependant des articles au prix juste - ce qui les fait entrer de plein droit dans la famille des montres de milieu de gamme.

 

Entre 1861 et 1943, de nombreux membres de la famille Hasler, horlogers de métiers s’installèrent en Suisse, inspirés par leur ancêtre Abel Fréderic qui dès l’origine montait à la main des montres en argent.

C’est Paul qui par passion développa l’entreprise familiale entre 1883 et 1977. Dès 1946, l’entreprise Hasler développa ses propres mouvements, le marché s’étendant naturellement vers les USA. Les fils Wilfred et Eric poursuivirent l’implantation en Europe par l’excellence des productions, tout en négociant avec intelligence le virage du quartz autour de 1975.

 

Dès la fin des années 80, avec le renouveau du mécanique apparurent d’excellentes productions, notamment basées sur les Valjoux 7750 et 7751. La marque Davosa entreprit une expansion mondiale sans pourtant beaucoup de bruits - essentiellement basée sur la réputation de ses montres très bien finies et cependant abordables.

 

En 1998, Basel accueilli pour la première fois la marque, qui dans les années 2000 fut placée sous la direction stratégique des Etablissements Bohle. Ce sera le début d’une fuite vers la recherche de la perfection qui verront émerger les nouvelles collections toujours plus belles et plus techniques vers plus de 40 pays dans le monde.

 

Ce sont souvent des moteurs ETA modifiés qui trônent dans des boîtiers à la pointe de la technique, revisitant tous les genres, hommes et femmes et qui font le succès des bonnes montres mécaniques d’aujourd’hui :

Des divers avec valve hélium à moins de 900 euros, des squeletons, des classiques à l’allure militaire. Toutes ces jolies montres réellement précises que nous aimons trouver à prix raisonnable, tout en sachant qu’elles dureront plus d’une génération !

Davosa Argonautic et TitaniumDavosa Argonautic et Titanium

Davosa Argonautic et Titanium

La marque est gentiment installée à Vlotho, une bourgade non loin de Hanovre dans le nord de l’Allemagne d’où elle rayonne jusque dans notre pays   http://www.davosa.com/en/.

Un excellent horloger lyonnais depuis 1886, l’entreprise Dury et Fils est donc pour la France, l’importateur de Davosa. Les Dury se feront un plaisir de vanter les mérites de cette excellente (et encore une fois, trop discrète) marque, que vous auriez vraiment avantage à découvrir avant de vous décider sur le modèle de votre prochaine automatique ! http://www.dury-et-fils.com/, sans compter aussi sur les quelques 30 détaillants horlogers sur tout le territoire.

 

Un évènement à ne pas négliger : du 10 au 14 octobre 2016, la marque fera gagner une montre Davosa sur les ondes de Jazz Radio

( fréquences ici : http://www.jazzradio.fr/radio/frequences )

Davosa Squeleton

Davosa Squeleton

Voir les commentaires

Publié le 27 Septembre 2016

Durant l’été 2016, MBA dans sa recherche permanente d’une information rigoureuse et fiable a souhaité entendre le nouveau responsable de la communication de la Maison Louis Cottier, Monsieur Hugo de Fenyi Rouvière.

Cette marque diversement appréciée ces dernières années a fait l’objet de critiques comme de grandes satisfactions. Consciente de ses défauts de jeunesse, de ses choix discutés et de la qualité irrégulière de son Service Après Vente et surtout de sa communication, la marque Louis Cottier a fait preuve en répondant à nos questions, d’une exceptionnelle franchise.

 

Nous vous livrons cet entretien :

Entretien avec le responsable communication de la marque Louis Cottier

JW : Bonjour Monsieur, vous êtes Responsable de la communication pour la marque Louis Cottier et nous avons déjà largement échangé nos points de vue au sujet de la marque que vous représentez. Vous avez accepté de répondre à mes questions, je vous en remercie.

 

Louis Cottier, enseigne horlogère bien connue en France depuis quelques années semble souffrir d’une réputation de manque de fiabilité et de Service Après Vente perfectible. Est-ce que votre nomination intervient dans la volonté de la marque pour améliorer cela ?

 

HdFR : Bonjour et merci de nous accorder cette interview. Nous sommes heureux d’avoir l’opportunité de nous exprimer auprès des passionnés et amateurs de garde temps qui sont nombreux à lire votre blog.

Pour répondre à votre question, j’ai été recruté par la direction de Louis Cottier afin de redresser la réputation de la marque qui a essuyé un certain nombre de revers depuis deux ans.

Après étude approfondie, j’ai le sentiment que le problème ne porte pas sur la qualité des produits de la marque ou de son service client mais bien sur la communication. Je ne nie pas que nous ayons eu des problèmes concernant certaines de nos collections qui ont fait l’objet de défauts. Je pense simplement que nous n’avons pas répondu de façon appropriée au mécontentement justifié de nos clients.

Quant à notre service client, il a beaucoup évolué ces dernières années et je travaille en étroite collaboration avec l’équipe en charge afin de le rendre plus performant. Il me semble qu’il est désormais beaucoup plus efficace et nous travaillons à ce qui le devienne encore d’avantage.

Nous sommes une entreprise jeune. Nous avons appris de nos erreurs passées et travaillons activement à ce que nos collections soient les plus parfaites possibles.

 

JW : Si les composants de vos montres sont fabriqués en Asie, comme une grande majorité de marques, avez-vous une politique de recherche des meilleurs fournisseurs et une stratégie volontaire de contrôle final ?

 

HdFR : Une précision me parait importante. Nous utilisons sur certaines de nos montres des mouvements suisses. Cependant, il est vrai que la majorité de nos composants sont d’origine japonaise et chinoise.

Pour répondre à votre question, nous sommes toujours à la recherche des fournisseurs les plus performants. Et lorsque nous les sélectionnons, nous leur imposons un cahier des charges incluant un contrôle qualité à différentes étapes de la chaîne de production afin de se prémunir de défauts de fabrication.

Mais le résultat n’est pas parfait, ce qui nous a conduits à réfléchir à de nouveaux axes de production.

 

JW : Vous m’avez expliqué que dans cette volonté d’améliorer la qualité des garde-temps que vous produisez,  ceux-ci  sont  à  présent  assemblés  en  France ?

 

HdFR : Effectivement, nous avons décidé de faire appel à une société française, basée dans la région de Besançon pour l’assemblage de nos montres. Nous avons créé pour l’occasion une nouvelle collection que nous venons d’aller présenter au salon « Hong Kong watch & clock fair » qui s’est tenu dans la circonscription éponyme la première semaine de septembre 2016.
C’est le début d’une nouvelle ère pour notre marque.

 

JW : J’ai remarqué sur votre Site Internet, une nouvelle rubrique consacrée au SAV où vous avez redoublé d’efforts pour vous mettre à la disposition des usagers qui pourraient rencontrer des problèmes.

Vous indiquez des coordonnées complètes, un suivi personnalisé, une écoute rarement constatée chez vos concurrents.

Est-ce que cette transparence est le résultat d’une volonté de renouvellement de l’image de la marque. Allez-vous écouter vos premiers clients insatisfaits ?

 

HdFR : Nous sommes conscients que la notoriété de toute marque repose sur la satisfaction de sa clientèle.

Comme je l’indiquais au début de cette interview, nous n’avons pas toujours été très clairs dans notre communication vis-à-vis des acquéreurs de nos montres. C’est un point essentiel que nous tenons à corriger.

C’est pourquoi nous avons mis en avant notre service client sur notre site internet et que nous en faisons régulièrement la promotion.
D’autant plus qu’il est intégralement internalisé. Notre hotline et notre atelier sont installés dans les locaux de notre entreprise, dans le 17ème arrondissement de Paris.

Nous sommes très attentifs aux messages que nos clients nous adressent. Bien que nous travaillions avec des horlogers traditionnels, nous distribuons la majeure partie de nos montres sur les canaux digitaux. Nos clients s’expriment donc également sur le web. C’est pourquoi nous assurons une veille pour venir à leur rencontre et échanger avec eux.

Nous vendons 50 000 montres par an. Il est assez naturel que certains acheteurs soient mécontents. Cela reste des cas isolés, induits bien souvent par un transport chaotique. Nous faisons donc en sorte de capter ces clients dès que possible pour les prendre en charge et les satisfaire au plus tôt.

Nous sommes l’une des rares marques à le faire sur notre marché.

C’est une particularité suffisamment rare au regard de notre concurrence pour qu’elle soit soulignée.

 

JW : On vous a reproché d’avoir utilisé le nom d’un horloger Suisse du début du XXe siècle de grande renommée pour apporter une aura à votre marque. Vous vous êtes d’ailleurs expliqué sur ce sujet sur MBA [http://montres-bonnes-affaires.over-blog.com/article-louis-cottier-la-verite-119521224.html ].

Nous savons que les noms propres sont rarement protégés. Qu’est-ce qui a motivé le choix des créateurs ?

 

HdFR : Monsieur Cottier est inconnu du grand public et une figure du passé de l’horlogerie. Yohann Uzan, qui a fondé la marque Louis Cottier, est un horloger passionné, héritier d’une maison suisse datant de 1892 et reconnaissant de tout ce que ses pairs et ancêtres ont apporté à son métier. Pour le reste, nous nous sommes exprimés publiquement sur ce sujet sur votre site. Les faits sont que nous sommes une entreprise française. Nos équipes sont françaises. Nos modèles sont dessinés en France. Et désormais, nos modèles sont également montés en France.

 

JW : Je suppose que vous êtes conscient du fait que les connaisseurs qui sont incollables sur l’histoire de l’horlogerie sont très vigilants sur ce genre de détail – Que pourriez-vous leur dire pour les rassurer ?

 

HdFR : Je ne suis pas certain que nous puissions les rassurer à l’instant. Les connaisseurs que vous évoquez et qui nous connaissent sont plutôt disons, circonspects, concernant notre marque. Je crois qu’il faut laisser le temps faire son œuvre. Nous avons fait des erreurs en terme de communication et faisons amende honorable. Nous espérons qu’ils nous entendront et nous comptons très prochainement reprendre contact avec eux afin de renouer le dialogue.

 

JW : Vos garde-temps ont toujours été visuellement très élaborés et la qualité des composants et du montage à présent au rendez-vous, qu’avez-vous en projet pour le faire savoir ? Certains revendeurs (notamment sur Internet) n’hésitent pas à dire qu’il s’agit de « Swiss Made », ce qui d’une certaine façon nuit à la réputation d’une marque qui a ses propres codes. Avez-vous des projets de communication sur ce point ?

 

HdFR : Nous ne sommes pas « Swiss Made » et cela ne sera en aucun cas notre axe de communication. Si nous voulons gagner en crédibilité, nous devons être francs dans toute notre communication. Dire que nos produits sont « Swiss Made » irait à l’encontre de ce pré-requis de notre stratégie.

Nous pensons plutôt orienter notre communication sur ce que personne ne peut et ne pourra nous contester : la qualité esthétique de nos produits.

Rare sont ceux qui ne trouvent pas dans nos collections « montre à leur poignet ».

C’est la force de notre marque de proposer des modèles très variés et nous constatons globalement que l’adage maison « A chacun sa Louis Cottier » se vérifie presque toujours.

Et les commentaires de nos nombreux clients – Nous avons vendu près de 250 000 montres depuis notre création - sont là pour le démontrer.

 

JW : Quels sont de manière générale, les projets que vous pourriez élaborer pour permettre à la marque Louis Cottier, de figurer dans le peloton de tête des créations horlogères françaises ?

 

HdFR : Nous avons pour ambition de produire une collection « Made in France ». Ainsi, nos produits devront répondre à un cahier des charges très précis et complexe que nous sommes actuellement en train d’étudier.

Cela serait un pas vers la bonne direction.

Par ailleurs, nous comptons développer notre présence chez les horlogers ayant pignon sur rue à courte ou moyenne échéance.

Enfin, nous avons d’autres projets à venir qui nous ont demandé des investissements importants en Recherche et Développement mais il est encore un peu tôt pour en parler.

 

JW : Nous avons été assez directs aujourd’hui. Je ressens votre volonté d’améliorer l’image de la marque et de réaliser des progrès sur tous les plans. Il me reste à vous remercier du temps que vous avez consacré à répondre à mes demandes. D’autres questions ne manqueront pas d’interpeller nos lecteurs. Je les encourage à consulter votre site pour y trouver plus de détails.

 

HdFR : Bien sûr, notre site est là et nous le sommes aussi. Nous ne manquerons pas de répondre à toutes les questions qui nous sont posées.

Montres Louis Cottier

..........................................................................................................................................................

 

addendum

 

L’entretien que nous avons publié fin septembre n’a pas manqué de susciter les réactions de nos lecteurs et, quelques commentaires apparaissent à la fin de cet article. Nous avons également rencontré des amateurs et collectionneurs de garde-temps, certaines questions nous ont été transmises par d’autres canaux et nous avons interrogé la marque pour clarifier le sujet concernant le prix des montres chez Louis Cottier. En effet, des écarts importants ont été constatés selon les Sites de vente, des écarts que la pratique commerciale courante explique en partie quand on pense par exemple aux fins de stock des années précédentes.

 

Comme Mr de Fenyi Rouvière s’y est engagé, les réponses que nous avons reçues de la marque sont le fruit d’une concertation interne pour nous apporter une vision honnête, ce que nous saluons. Les arguments en faveur d’une certaine catégorie de prix nous rappellent que les charges sont effectivement fort différentes selon que la Société qui commercialise des montres est artisanale, structurée ou même internationalisée (on parle d’une même catégorie de garde-temps). On remarquera ainsi que les petites Entités ont généralement des frais réduits, n’étant pas grevées par des charges de service, tandis que les grosses Entreprises sont en mesure de diluer les coûts par le volume ou d’autres paramètres techniques. Il demeure la nécessité d’un besoin de cohérence (à qualité égale) qui n’est pas toujours possible. Nous remarquons en l’occurrence qu’à la fin de son intervention, la marque Louis Cottier s’engage aujourd’hui à réanalyser ses coûts et à les minimiser pour mieux appréhender un marché de plus en plus concurrentiel.

 

Voici donc les récentes réponses de Louis Cottier sur le sujet commercial et financier :

 

« Je comprends que l’écart de prix soit un sujet d’interrogation. Nous en avons longuement débattu en interne pour vous donner une réponse claire. Et je tenais naturellement à ce qu’elle soit honnête, eut égard aux échanges constructifs que nous avons pu avoir avec votre site web.

 

En premier lieu, il est important de préciser que le prix public de nos montres est calculé afin de couvrir : les coûts de R&D (recherche et développement), de fabrication de nos montres et de logistiques.


Ces coûts sont élevés pour plusieurs raisons :


1) Nous payons plus cher que nos concurrents les différentes pièces et l’assemblage de nos montres du fait des contraintes qualités que nous imposons à nos fournisseurs.

 

2) Nous sommes une entreprise structurée, avec ses services conception, marketing et communication, commercial, stocks, expédition, IT, back office (comptabilité et juridique) et la relation client. Nous sommes près de 50 collaborateurs, basés à Paris, qui œuvrons pour le développement de la marque et des produits. Cela représente une charge incontestable qui impacte également le prix.

 

3) Nous avons également des frais de logistique importants du fait de la fragilité inhérentes à la qualité de produits que nous transportons.

 

Ces différents facteurs expliquent que le prix public de nos montres soit de l’ordre de 1.000€ afin de nous permettre d’en amortir les coûts, particulièrement pour les nouveaux modèles.

 

Néanmoins, une fois que ces coûts sont absorbés par les volumes de vente réalisés, il nous est difficile de baisser le prix de nos produits. La raison en est que les codes mercantiles de notre industrie ne nous le permettent pas. L’horlogerie n’est pas un univers comme un autre et il est mal vu pour une maison de déprécier le prix de ses garde temps, en tous cas dans le cadre des prix publics.

 

C’est pourquoi nous avons opté pour l’option qui vise à faire appel à des sociétés spécialisées dans le déstockage, ce qui nous permet de proposer nos fins de stocks à des prix particulièrement réduits. C’est ce qui nous permet de développer notre marque et de nous faire connaître auprès du grand public.
Cependant, nous n’avons pas la main sur les prix définitifs qui nous sont souvent imposés. Ce qui fait que nous arrivons à des écarts important qui suscitent effectivement l’interrogation de nos clients.

 

Comme je vous l’indiquais au début de ma réponse, nous ne souhaitons pas réévaluer à la baisse nos produits lors de leur cycle de vie pour respecter les codes de notre industrie.

 

Par conséquent, je suis heureux de vous informer en exclusivité que nous avons décidé d’initier une réorganisation de notre chaine de valeur pour réduire, dès le départ, le prix public de nos produits. Pour cela, nous allons procéder à des ajustements dans nos comptes de charges pour diminuer ces prix publics dès que possible.

 

Nous espérons ainsi que nous parviendrons à résorber les questions que nos clients se posent au sujet de nos produits.

 

Je reste à votre disposition pour poursuivre nos échanges ou apporter des précisions si besoin.

 

Bien cordialement.

 

Hugo de Fenyi Rouvière »

..........................................................................................................................................................

Octobre 2017

 

Il y a à peu près un an, je vous proposais cette interview du responsable Communication de la marque Louis Cottier.

 

Nous faisions le point concernant cette marque longtemps décriée sur Internet, avec la plus grande transparence.

 

Dans le souci exprimé de redonner de la confiance, la marque annonçait une prochaine baisse significative de ses prix, poursuivant l'effort continu d'amélioration de la qualité et une meilleure prise en charge du SAV.

 

Nous sommes heureux de vous transmettre le Communiqué de Presse ci-dessous, qui montre que la marque a tenu parole :

 

 

Entretien avec le responsable communication de la marque Louis Cottier

Voir les commentaires

Publié le 20 Septembre 2016

Un évènement à féter ensemble !

Un évènement à féter ensemble !

Bientôt de nouveaux articles !

Voir les commentaires

Rédigé par montres bonnes affaires

Publié le 10 Septembre 2016

Frais de Douane pour les montres

Les frais d'importation pour les montres sont variables selon les pays qui appliquent ces frais, selon les pays d'où viennent les produits et selon les moyens de transport.

 

En règle générale, on rapporte qu'une montre importée depuis un autre pays vers la France (hors Europe) subit des frais de douane [selon la nomenclature] d'environ 20% + un maximum de 0,8 € - Ils sont donc équivalents en moyenne à la TVA et s'y substituent, mais cela peut être modulé aussi selon le tarif appliqué par l'expéditeur… qui parfois vend ses produits avec les taxes depuis son pays (TVA) et à d'autres moment hors taxes.

 

L'idéal pour l'acheteur serait que les prix pratiqués par le vendeur soient hors taxes  - et on peut le demander, mais les conditions commerciales appliquées ne suivent pas toujours la logique, car l'entreprise doit passer dés accords juridiques spécifiques. On n'est non seulement pas certain de toujours pouvoir en profiter, mais aussi d'avoir connaissance de ces accords, au risque d'être deux fois taxé  !

 

Certains vendeurs les spécifient, d'autres peuvent expédier sans frais de douane lorsqu'ils possèdent un dépôt en Europe par exemple. Il vaut toujours mieux s'assurer auprès du vendeur si des frais de douane seront appliqués à la réception, car tous ne le mentionnent pas. D'ailleurs les Chinois le plus souvent trichent en indiquant une valeur minime sur la facture ou le bordereau de dédouanement pour vous permettre d'y échapper, mais rien ne nous assure que les douanes ne vérifieront pas !

 

Pour simplifier la démonstration, nous donneront un exemple précis :

 

Vous souhaitez acheter  une montre de marque Seiko qui est vendue en Europe selon les vendeurs, entre 250 et 300 euros, mais vous trouvez le même produit parfaitement neuf et rigoureusement identique à Singapour, de plus, arrivant avec la même garantie internationale, au prix de 127 euros, transport gratuit *… L'Aubaine !

 

Attention : Si le vendeur passe par un transporteur connu (exemple DHL), la montre subira automatiquement un passage en douane et sera grevée de frais. On suppose que le prix proposé à Singapour est hors taxes et on peut donc s'attendre à devoir payer à la réception, des frais d'environ 22%.

 

Jusque là rien d'anormal, d'autant que le produit arrive en express par avion (environ 4 jours).

 

Sauf que les frais seront plus élevés que cela, car en effet, c'est DHL qui procède à la présentation aux douanes et vous appliquera donc des frais supplémentaires (parfois équivalents au montant du transport dit gratuit).

 

Au final, les frais de douane plus élevés que pressentis vous coûteront 30 euros et les frais techniques de "dédouanement" opérés par par DHL : 17,50 euros. On observe ici que les frais de douane seuls sont plutôt proches de 23,5% sans réelle justification et les frais d'intervention plutôt élevés ! Nous devront donc payer un total de 47,50 euros, ce qui portera le prix complet de la montre à 127 + 47,50 = 174,50 €

 

L'économie sera (par rapport au prix de vente en Europe), d'environ 20%, ce qui reste une bonne affaire ! 

 

A chacun de voir si la tranquillité (en matière de SAV) vaut la peine de passer par un achat dans une boutique aussi éloignée - En l'occurrence, Seiko bénéficie généralement d'une garantie internationale, mais ce n'est pas le cas pour toutes les marques.

 

Il faut savoir aussi que DHL qui vous avertira du moment de la livraison, procèdera au paiement en avance des frais de douane et pourra vous proposer de vous en acquitter par paiement sécurisé à distance, afin de vous livrer plus rapidement sans paperasse inutile et sans encaissement au "cul" du camion ! Mais rien ne vous interdit de payer le chauffeur qui aura tous les papiers nécessaires.

 

Vous savez tout, à vous de voir !

 

...

 

* Quand on parle de transport gratuit, le vendeur de Singapour peut aussi vous proposer d'expédier votre colis par la Poste, sans la boîte, ni les papiers, pour environ 10 euros - Le voyage durera une dizaine de jours, mais vous pourriez échapper au contrôle de la douane et au final économiser. Mais encore une fois, je vous déconseille d'utiliser cette formule, car vous prenez vraiment beaucoup de risques :

 

La possibilité plus grande de perte du colis

 

Posséder un produit non dédouané sur la facture - ce qui vous interdit pour certaines marques le retour en SAV

 

La revente plus difficile par l'absence de la boîte 

 

Et un contrôle aléatoire des douanes qui pourraient vous appliquer des frais supplémentaires parfois prohibitifs.

 

Sans parler de l'impossibilité de pouvoir justifier d'un achat conforme lors d'un contrôle dans l'entrée dans un pays (hors Europe) avec votre montre au poignet (on parle par exemple proche de nous, de la Suisse ou même bientôt de l'Angleterre…).

 

Certes, on parle de 200 euros et non de 2000 ou même 20.000 !

 

Mais je veux vous donner les meilleurs conseils et non vous encourager à frauder !

Voir les commentaires

Publié le 8 Septembre 2016

Un cas local et particulier : La saga de la marque Pontiac

Pontiac qui est aussi une marque de voitures américaines (fondée en 1906 – Groupe General Motors), n’a pas de relation économique avec la marque de montres dont nous parlons ici, mais l’usage de ce nom possède la même origine :

 

Le fondateur Ali Kinsbergen qui la lance en 1931 avec ses trois frères, cherche un patronyme fort symbolique et intemporel. Il porte son choix sur le nom d’un illustre chef Indien d’Amérique de la tribu des Outaouais, connu pour sa faculté de lire l’heure dans les étoiles.

 

Il frappe très fort en précipitant l’un de ses modèles depuis le plus haut immeuble d’Anvers. En 1935, peu de marques pouvaient se prévaloir d’une solidité lui permettant d’arriver intacte au sol. Pontiac est reconnue jusqu’en 1958 par la particularité de la lettre P qui couvre le reste du nom.

 

Peu de temps après la guerre, Pontiac devient la marque des sportifs.

 

Elle  innove sans cesse et créé une montre insensible au magnétisme dès les années 40, mais elle reste une spécialité néerlandaise qui malgré sa volonté d’expansion devra fermer sa filiale en Indonésie en 1955.

Un cas local et particulier : La saga de la marque Pontiac

En 1958, on précipite à nouveau 2 modèles depuis le sommet de l’Atomium de Bruxelles, symbole de l’Exposition Universelle. Encore une fois, après une chute de plus de 100 mètres, les garde-temps fonctionnent toujours.

 

Pontiac est si connue et appréciée pour sa solidité chez nos voisins du Benelux qu’en 1964, la marque fait l’objet de la première publicité télévisée.

 

Elle change de mains en 1994 et passe sous le giron de TWC-Tapernoux qui la conservera pendant 20 ans. Le logo se simplifie et les premières montres pour les chemins de fer belges sont lancées en 2000.

 

En 2008, c’est la société Chrono Euro Diffusion qui préside aux destinées de cette belle marque, qui bien qu’appréciée en France, restera essentiellement distribuée en Belgique et aux Pays Bas. D’ailleurs, les Revendeurs physiques sont aujourd’hui surtout présents aux Pays Bas, au Luxembourg et dans la plupart des provinces Belges.

 

Depuis 2014, après les affres du quartz qui toucha presque toutes les compagnies horlogères, Pontiac réussi son retour au mécanique avec des modèles Swiss Made, toujours aussi solides, mais particulièrement bien finis.

 

http://www.pontiac.watch/

 

Voir les commentaires

Publié le 27 Juillet 2016

Revue de la Sea-gull Sun & Moon

Revue du garde-temps phase de lune à 5 complications, référence D2869S

 

SEA-GULL est sans conteste depuis sa création en 1955, la meilleure, sinon l’une des meilleures manufactures chinoises.

Elle n’a cessé de perfectionner ses créations depuis 60 ans, réalisant aujourd’hui pour son propre compte, ses diverses marques, ses filiales et ses partenaires mondiaux, des quantités de pièces horlogères, dont les mécanismes très appréciés.

 

Après avoir acheté dans les années 60, les machines vendues par le Suisse VENUS, elle a bénéficié d’une qualité de réalisation des composants dès le début. Les calibres réalisés par ces machines étaient éprouvés et servent souvent encore de base à certains calibres modernes. Ils n’on rien perdu de leur qualité, de leur précision et de leur efficacité, si bien qu’aujourd’hui perfectionnés par des années de modernisation chez les chinois, les calibres Sea-Gull (« mouette » en anglais) sont recherchés et très qualitatifs. (Pour la petite histoire, l’un de mes amis, horloger de grande réputation, préfère de loin les calibres Sea-gull à ceux d’ETA, qui semblent avoir perdu de leur rigueur – les pièces ETA reçues sont parfois incomplètes et mal terminées, alors que les calibres Sea-gull, 3 à 4 fois moins chers, sont irréprochables !).

 

Sea-Gull possède aujourd’hui de nombreux calibres pour tous les usages. On compare souvent certains d’entre-eux à leurs homologues suisses ou japonais, tandis que le ST1901 est similaire en tous points au Venus 175.

On compare ainsi le ST25 à l’ETA 2824, ou le calibre qui nous intéresse aujourd’hui (le ST16) à l’excellent Miyota 8200 fabriqué par Citizen et qui est resté pendant plus de 35 ans (sans modifications), l’un des meilleurs moteurs horlogers et le plus distribué. Il est connu pour être demeuré depuis, le plus économique à fabriquer, tout en restant extrêmement fiable, précis et durable, grâce à une conception particulièrement heureuse.

 

Quelques montres modernes utilisent encore le calibre Miyota 8200 (Magrette, Armida, Invicta ou Pro master). Il a été remplacé depuis par le Miyota 9015 qui s’adapte à l’Eco-Drive !

Ainsi donc, le ST16 de Sea-Gull basé sur le 8200 de Miyota a également reçu une adaptation d’un système de remontage automatique de chez Seiko, ce qui lui confère à moindre coût (environ 100 euros) une robustesse, une efficacité et une modernité difficilement comparables. (On connaît également pour d’autres mécanismes, des collaborations avec par exemple Glycine ou Lemania).

Revue de la Sea-gull Sun & Moon
Revue de la Sea-gull Sun & Moon

La montre Sea-Gull dont je présente la revue aujourd’hui et que je viens juste de recevoir d’un distributeur français (https://montre-automatique.com/produit/sea-gull-sun-and-moon-d2869s/) possède en effet ce magnifique calibre maison ST16.

Cette montre référence D2869S à 5 complications mérite cent fois cette revue pour l’ensemble de ses qualités intrinsèques. Equilibre des formes et des dimensions, équilibre des couleurs, équilibre des matières, équilibre des composants.

Une manière de montrer que depuis déjà longtemps et pour moins de 300 euros, les chinois sont capables de proposer des produits de très haute tenue comparables à des réalisations helvétiques au moins trois fois plus chères.

 

Nous ne sommes pas en présence d’une copie, d’un vol ou d’une récupération technologiques, mais bien en celle d’une réalisation mesurée, basée sur des coopérations intelligentes et d’un génie de construction.

 

Revue de la Sea-gull Sun & MoonRevue de la Sea-gull Sun & MoonRevue de la Sea-gull Sun & Moon

La Sun & Moon D2869S existe dans d’autres présentations (boîtier et indices dorés), mais l’équilibre recherché demeure présent. Le modèle de celle que j’ai acquise est construite dans un boîtier acier sans coloration, un cadran champagne et des indices, chiffres et aiguilles d’un bleu métallique profond qui se joue des différences de luminosité aussi bien sous le soleil que sous un éclairage artificiel, tout en gardant une lisibilité exceptionnelle.

 

Un diamètre de 39mm lui confère un usage discret et élégant peut être un peu « vintage », mais malgré tout très actuel. La couronne et les poussoirs commandent les complications qui comprennent le stop-seconde (gage de précision), un compteur 24 heures autour de la fenêtre de phase de lune, ce qui permet de savoir si on est le matin ou le soir et qui simplifie les changements de dates.

On retrouve également la date dans une fenêtre et deux cadrans du jour de la semaine et du mois de l’année. Bref, un équipement très complet et particulièrement facile à mettre en œuvre.

Revue de la Sea-gull Sun & MoonRevue de la Sea-gull Sun & MoonRevue de la Sea-gull Sun & Moon

Les détails ne sont pas oubliés (marquage de couronne du S de la marque, bracelet cuir de haute qualité avec boucle également gravée), mais les incontournables sont bien présents : Boîte rectangulaire en cuir avec mode d’emploi complet (en anglais et en chinois), verre bombé de qualité (malheureusement, et c’est peut-être le seul regret : non saphir) et le mécanisme visible au dos de la montre.

Personnellement, je suis fan, sur les calibres Sea-Gull, de cette sensation très précise et accompagné du petit cliquetis au remontage manuel. Mais le remontoir automatique très véloce permet une autonomie très confortable de 40 heures.

Bref, un très bel et efficace objet qui comblera tous ceux qui trouvaient dommage de ne pas disposer d’une distribution de la marque en France (voir lien plus haut) - avec port gratuit, garantie un an et SAV.

Sea-Gull est disponible en France sur Amazon ici : Seagull Amazon.

Mais les garde-temps chez ces distributeurs sont cependant à l’heure actuelle vendus pour un prix extrêmement intéressant, car inférieur à 200 euros.

 

Revue de la Sea-gull Sun & Moon

Reprenons les caractéristiques principales :

 

Forme : ronde

Diamètre : 39mm

Epaisseur : 12mm

Largeur entre cornes : 20mm

Mouvement : Sea-Gull ST16

Réserve de marche : 40 heures

Complications : 5

Boîtier : acier inoxydable

Cadran : champagne

Bracelet : cuir noir

Boucle : ardillon

Etanchéité : 30m (pas d’usage au bain !)

Verre : dôme minéral

Mécanisme : visible au dos sur fond vissé

Voir les commentaires

Publié le 8 Juillet 2016

Mécanique Automatique Classique

Mécanique Automatique Classique

En matière d’horlogerie, chaque fois qu’une nouvelle marque fait son apparition, on est en droit de se demander s’il s’agit d’une simple opportunité commerciale sans lendemain ou de l’ouvrage qualitatif d’un professionnel. Tous les ans, des centaines de marques font leur apparition et très peu d’entre elles perdurent. L’horlogerie est  l’un des quelques domaines (comme la mode) ou il est pratiquement impossible de dénombrer les concurrents. C’est sans doute la sincérité du dialogue, la qualité des réalisations, la mise en place du process commercial et surtout la confiance bâtie entre les créateurs, la clientèle et les critiques qui déterminent la réussite à long terme de l’aventure.

William L 1985

De création récente (Octobre 2015), la marque William L 1985 est l’œuvre d’un tout jeune entrepreneur de 31 ans, qui armé d’un Master of Science, montre déjà une solide expérience à des postes de responsabilité chez plusieurs grands fabricants suisses d’horlogerie dont Jaeger-Lecoultre, Zenith ou Girard-Perregaux. Guillaume Laidet a utilisé son prénom anglicisé, la première lettre de son nom de famille et son année de naissance pour donner à sa marque un petit air de nom d’alcool (Il est originaire de Cognac en Charente). C’est sa passion pour les belles montres et son désir de les rendre abordables qui le poussent à concevoir un premier modèle très équilibré d’allure «vintage». Les connaisseurs (forums, blogs horlogers) sont unanimes : En confiant la réalisation de son « bijou » aux meilleurs fabricants et assembleurs asiatiques et en le dotant d’un moteur japonais de grande fiabilité (Miyota, Seiko), il réalise un produit réussi, piloté par un cristal de quartz, en acier 316L. Il s’offre même le luxe d’intégrer sur certains modèles, un verre bombé coûteux, tout en conservant des prix de vente très abordables (149 à 189 €). Toutes les montres font l’objet d’un contrôle technique et étanchéité externe. Nous sommes loin d’une fabrication standard usine !

Les modèles phares de la marque
Les modèles phares de la marque

Les modèles phares de la marque

Les modèles automatiques (Miyota 8215) qui ne tardent pas à arriver dans la collection ne dépassent pas 350/400 euros et conservent tous les codes classiques du garde temps de qualité. Guillaume enthousiaste et armé de nombreux projets dans ses cartons (Ouverture de plusieurs pays Européens, dont après la France, le Royaume Uni, la Suisse, l’Autriche, la Belgique, l’Espagne et puis aussi la Russie, sans oublier nos amis asiatiques très friands de belles réalisations occidentales, comme le Japon, l’Inde, le Pakistan, mais aussi l’Indonésie et les Philippines). Guillaume qui a déjà distribué plus de 100.000 montres devrait ainsi continuer à nous surprendre dans les prochaines années, jusqu’à se construire une réputation qui démontre encore aujourd’hui, que le monde de l’horlogerie est plus que jamais vivant, émoustillé par les capacités internationales de réalisations de grande valeur : http://www.williaml1985.com/ -  info@williaml1985.com

 

Le moteur Miyota 8215

Le moteur Miyota 8215

Voir les commentaires

Rédigé par montres bonnes affaires

Publié le 9 Juin 2016

Rolex, considérations techniques

Rolex demeure un mythe depuis de nombreuses années, et les raisons sont nombreuses. Le point qui nous vient le plus facilement à l’esprit est l’excellence.

On retrouve cette image dans presque tous les domaines et plus particulièrement pour les biens de consommation qui utilisent la technologie.

Evidement, on pense par exemple à Apple pour les téléphones mobiles, à Bang et Olufsen pour les téléviseurs, à Bose pour les systèmes HiFi… même à Rolls Royce pour les voitures et la liste ne s’arrête pas là, car il n’est pas à l'ordre du jour de déclencher une bagarre d’avis quand certaines marques sont au coude à coude.

 

L’excellence a un prix, elle se construit souvent dès le début, mais s’affirme avec le temps et la réputation.

 

Il n’est pas question ici de rappeler l’histoire de cette marque de garde-temps. Nous en avons déjà un peu parlé dans ce Blog et des milliers d’articles ailleurs sur la toile ou dans des livres s’attardent sur l’origine de Rolex.

Non plus d’ailleurs qu’il n'est question de soulever un débat pour définir si oui ou non, cette réputation est fondée ou si les inconditionnels devraient gagner face aux incrédules.

La société de consommation et les phénomènes de valeur et de mode touchent continuellement notre appréciation. Il est clair que je ne suis pas un amateur de la marque et cela se comprend facilement : Je m’intéresse avant tout au milieu de gamme, alors que Rolex vise le plus haut niveau.

 

Rolex en s’adressant aux plus fortunés développe une envie qui touche toutes les couches de la société, c’est normal. Mais les raisons qui pourraient nous pousser à acquérir une montre Rolex sont toujours les mêmes.

 

Elles suivent une sorte de liste dans l’ordre qu’on ne peut que constater :

 

1/ l’effet valeur ajoutée

2/ la perfection technique

3/ la robustesse

4/ la non dépréciation

 

Si j’avais le choix, j’aimerais considérer la dernière valeur comme la plus importante. Cette « non dépréciation » me semble en effet essentielle, car on est ainsi certain de réaliser un investissement qui s’apparente d’abord à un placement, et ensuite à un bien transférable qui pourrait durer plus longtemps qu’une vie humaine.

 

Dans nos considérations techniques, il nous faut tordre le cou à certaines idées reçues :

 

1/ Non, les montres Rolex ne sont pas faîtes à la main

2/ Non, il ne faut pas un an au technicien maison pour réaliser votre garde-temps

3/ Non, les montres Rolex ne sont pas les montres les plus précises au monde

5/ Non, les montres Rolex ne coûtent pas aussi cher à fabriquer

 

Quelle est la vérité ?

 

1/ Rolex produit environ 1 million de montres par an et même si le personnel de la maison est relativement conséquent (2000 employés environ), il ne serait pas possible de réaliser un tel exploit si chacun d’entre eux devait construire et assembler 500 montres par an à la main. Certes quelques modèles bénéficient d’une approche très « manuelle », mais ce sont des exceptions. La maison qui réalise la totalité des pièces nécessaires à l’assemblage possède une batterie de machines très perfectionnées et protégées par des brevets internes, mais cela reste une production de masse !

 

2/ Il est possible que quelques mois s’écoulent entre la conception d’un modèle et sa sortie d’usine, mais il est utopique de penser qu’un artisan prend en charge le modèle que vous avez choisi et le réalise en un an sur son établi, pièce par pièce.

 

3/ Achetez une Casio à 25 euros et je vous garantis que sa précision fera pâlir la meilleure Rolex que vous pourriez posséder.

En disant cela, je ne peux pas nier que la Maison a déposé depuis 1905 pas moins de 400 brevets et que son cheval de bataille demeure la précision (d’ailleurs souvent couronnée par une certification officielle externe dite COSC). Mais les mouvements mécaniques les plus perfectionnés ne pourront jamais présenter une précision absolue. Dut-on employer des huiles très spécifiques et fort chères ou des matériaux limitant les frottements au maximum.

 

5/ Combien coûte réellement une Rolex ? Ayant passé l’essentiel de ma carrière professionnelle comme acheteur, je connais, d’ailleurs comme les vendeurs, la vraie valeur de fabrication des choses. On applique généralement le coefficient de rentabilité de 1,8. Ce qui veut dire qu’une fois l’article produit, il faut rémunérer tous les intervenants, des revendeurs aux transporteurs, payer les employés, les charges et tout un ensemble de frais inérants au commerce en général.

En sortie d’usine à 1000 euros, l’objet ne pourra être vendu de façon économiquement viable qu’à 1800 euros.

Dans le cas de Rolex, les frais sont sans doute beaucoup plus importants eu égard à la technologie couteuse utilisée, au niveau de rémunération des employés, à la recherche et au développement, à la publicité et au sponsoring. Il est impossible de connaître leur taux de rentabilité. Mais une chose est certaine : Un montre vendue 1000 euros en 1980 l’était à 2500 euros en l’an 2000, alors que très peu de modifications techniques étaient intervenues.

 

Certes les matériaux précieux parfois employés, comme l’or massif font considérablement monter le coût d’un tel objet, mais pour ce qui concerne les montres dans le meilleur acier, les calibres parfaitement ajustés, les verres saphir parfaits et les bracelets les plus sophistiqués, ne devraient pas atteindre les sommes habituellement constatées.

Encore une fois, il est très difficile de donner le vrai prix des choses quand on n’a pas accès à tous les paramètres – mais j’aime à penser que les Rolex standard devraient coûter entre 1.5 et 2 fois mois cher que constaté.

 

Rolex n’est pas la seule maison à utiliser cette stratégie. De très grandes marques Suisses vendent leurs garde-temps à des prix extrêmement prohibitifs. Mais chacun sait que l’excellence, la rareté et le prestige n’ont finalement pas de prix.

 

Ainsi donc, quand on achète une Rolex, on n’achète pas seulement une excellente montre, mais aussi le nom gravé sur le cadran et la perpétuation de son aura dans les générations prochaines.

Voir les commentaires