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Publié le 5 Décembre 2013

Montre MBA Rubriques

Est-il besoin de rédiger une mise en garde ? Les habitués du Blog savent se préserver des arnaques, mais de plus en plus de nouveaux lecteurs à la recherche de la « bonne info » viennent nous rendre visite.

 

Comment pour Noël, offrir une montre de qualité sans trop débourser, tout en restant dans le domaine de la vertu ?

 

Intégrer d’abord le fait que plus qu’aucune autre saison, la période de fin d’année est un formidable creuset pour les « marchands ». Lorsque l’on veut faire plaisir, on est souvent moins regardant sur le prix – à l’exception de ceux qui attendent les soldes. Mais, me direz-vous, Noël sera passé avec sa magie et ses lumières !

 

Chez MBA, nous avons toujours privilégié « la bonne affaire » - Que cela veut-il dire en réalité ? N’est-ce pas une autre expression pour dire « le meilleur rapport qualité/prix ? » Oui, sans hésitation, car le seul critère du prix reste orphelin face à l’excellence intrinsèque du produit.

 

Ne pas s’attarder ensuite sur le brillant de l’article ! C’est dans les détails que l’on explore la qualité de finition. Certaines montres paraissent très belles et le polissage cache parfois un métal de piètre valeur qui se révèlera de très bas de gamme avec le temps. Il est pratiquement impossible de le savoir sans un minimum d’attention. Les passionnés connaissent les techniques – il vous suffira souvent de regarder l’origine, le prix, la réputation, l’absence d’historique de la marque pour éveiller vos soupçons.

 

D’autres surfent sur l’effet de mode qui fait rechercher « la marque » du moment, celle que porte votre vedette préférée et qu’on vous assène à longueur de journée à la télévision ou dans les magazines. Sans être foncièrement de mauvaise qualité, elles n’emboîtent pas les meilleurs calibres, ni ne sont fondamentalement contrôlées avant la mise en vente. Plus, un grand nombre d’entre-elles ne sont pas des marques exclusivement horlogères, mais des groupes de distribution du « chic » multi-produits. Je resterai foncièrement attaché à l’exclusive spécialité horlogère des fabricants… qui sont généralement plus rassurantes.

 

Cependant, certains me diront : il y a des marques horlogères qui ne font que ça et ne sont pourtant pas recommandables – certes, mais je leur opposerai le fait qu’elles ne sont pas « reconnues » par la profession : manque de transparence, manque d’histoire, manque d’information sur le lieu d’assemblage et l’origine des pièces, présentation pompeuse et creuse. Je dis : « méfiez-vous ! ».

 

Vous pourrez me rétorquer dans ce cas : « Alors ? Ne conserver que les marques suisses ? » Non, au grand jamais, le Blog tout entier est un hymne à la création internationale ! Je ne répéterai jamais assez que l’on trouve chez certains, comme les japonais ou les allemands, des garde-temps de très bonne facture à des prix raisonnables.

Si vous choisissez ces origines, vous pouvez en confiance vous baser sur un prix d’appel de 250 euros.

 

Dans les autres cas (et surtout suisses), ne descendez pas en dessous de 350 euros.

Cependant, la promotion momentanée pourra vous séduire à moindre coût. Assurez-vous dans ce cas de l’origine sans discussion du produit – au besoin aidez-vous des nombreux conseils présentés ici – et en dernier ressort, interrogez un passionné (connaissance, forum). Je reste toujours à votre disposition pour vous aider en cas de besoin.  Joyeuses fêtes !

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Publié le 31 Octobre 2013

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Restons clairs, il n’est pas question de dénigrer les véritables efforts de nos amis asiatiques qui héritent d’une longue expérience dans la réalisation de pièces horlogères de qualité (notamment à Hong Kong). Ni de minimiser les réalisations de merveilleux horlogers, qui ont su grâce aux conditions économiquement très favorables, proposer des calibres et des montres finies de haute qualité à des prix compétitifs (ex : Sea Gull, BWF, Ebohr).

 

Pas plus d’ailleurs que de passer sous silence, le véritable savoir-faire qui permet aux faussaires de proposer des copies de véritables montres à peine détectables !

Je me suis déjà longuement exprimé sur ce dernier sujet en expliquant que j’aurais de loin, préféré que les créateurs chinois se consacrent davantage à la réalisation de nouveaux concepts et au perfectionnement de leur outil, plutôt que de surfer sur une demande populaire malsaine liée à la recherche d’un « faux semblant vrai » !

 

Il reste un sujet consacré aux fabricants de montres assimilées à du « jetable »… l’aspect est tout juste similaire à des montres semblant de qualité, mais n’en sont pas de façon évidente quand on regarde leur prix : autour de 5 euros !

Les européens, les américains savent aussi le faire : ils les réalisent eux-mêmes ou les sous traitent aux asiatiques et inondent ainsi un marché destiné aux gens peu regardant et aux moyens ultra-limités.

 

Non, je veux vous parler aujourd’hui des montres plus chères, qui ne sont pas des imitations. Des garde-temps affectés d’aucun aspect physique mais parfois paradoxalement, assez fiables… au point d’être vendus à des prix largement trop élevés et intégrés dans une catégorie que l’on nomme couramment les « sino-germaniques ».

 

Nous avons déjà expliqué que les allemands possèdent une règlementation permettant l’exploitation de ce « filon » par les fabricants. On trouve un nom très européen, parfois celui d’un horloger méconnu et disparu qui ne pourra poursuivre les « emprunteurs », ou un nom à consonance très « germanique » qui « pose » une impression de qualité. Parfois l’initiative vient directement des chinois, parfois de groupes européens ou américains qui exploitent cette possibilité - Mais une constante demeure : les produits sont tous fabriqués en Chine. Les plus aboutis bénéficiant de « procédures » de fabrication qualitatives, les plus « intelligentes », de réseaux de distribution reconnus.

Nous nous trouvons ainsi devant un produit hybride (sur lequel, je suis d’ailleurs très souvent consulté !).

Certaines marques présentées sur le blog, bénéficient d’un laboratoire de fabrication et d’assemblage digne des usines suisses ou allemandes – Ce ne sont pas toujours les plus chères, d’où la difficulté de savoir vraiment s’y retrouver. Par exemple, les marques André Belfort, Ingersoll ou Arbutus, bénéficient d’un traitement « avancé », mais si pour les unes, les prix avoisinent 1500 euros, les autres les vendent aux alentours de 300 euros. Cette différence venant du « traitement » que l’on souhaite apporter à la marque. Lors des ventes privées, les trois se retrouveront au même niveau (aux alentours de 150 euros). Les unes comme les autres coûteront à la fabrication une moyenne de 30 à 50 euros.

 

C’est à ce prix et à peine plus cher qu’on retrouvera à la vente (par exemple sur Amazon) un ensemble d’autres marques, dont : Johansson, Invicta, Mathis Montabon, Kenneth Cole, Perigaum, Kronen & Söhne, Accurist, Jaragar et autres Roebelin & Graef (la liste est longue !).

 

Évidemment, posséder une belle montre automatique à un prix ne dépassant pas les 150 euros est logiquement tentant. Je dis même souvent aux amateurs qu’ils ne prennent aucun risque, informés qu’ils sont, sur la qualité intrinsèque du produit ! Ils changeront à loisir de montre, sans se préoccuper de leur durabilité !

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La question est de savoir si les concepteurs jouent sur ce plan (la connaissance des acheteurs)… ou s’ils essaient vraiment de faire passer des vessies pour des lanternes !

Chacun trouvera son avantage dans une appréciation de ses besoins. Ce concept est d’ailleurs largement utilisé par un certain nombre de marques européennes dites « de mode »… laissant croire que « parce que c’est connu, c’est bon et que parce que c’est cher, c’est qualitatif ! » Je ne parle évidemment que de « Mode » au sens de chic, de fashion, je dirais presque de frivolité, puisque je tente par tous les moyens de m’en écarter ici !

Je produirai d’ailleurs plus tard un article consacré à ce phénomène :

L'Article ici

Je me dois d’être précis, car je sens que les inconditionnels de la haute horlogerie risquent d’une certaine façon de se sentir visés. Cette gamme là a plus sa raison d’être !

 

Bref ! Je dirais que posséder une montre chinoise qui se présente comme une montre de luxe, sans en avoir les qualités, c’est un peu comme acheter une « réplique » sans être hors la loi ! Mais on est habitué à ce concept dans la quasi majorité des produits manufacturés. S’il y a de la demande, pourquoi ne pas faire du fric facilement ? Il est quand même important de noter que cette pratique est cependant beaucoup moins dangereuse que d’utiliser des médicaments qui n’ont aucun effet !

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             40 €                            40 €                            250 €                         180 €

Un article très complet a été publié fin 2016 sur les groupes horlogers Chinois :  ici

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Publié le 13 Août 2013

Notre avis sur les montres Louis Cottier : découvrez ce qui se cache derrière cette marque de montres et le nom de son fabriquant suisse. 

La vérité sur le "fabricant de montres" Louis Cottier.

 

Louis Cottier propose de jolies montres sur internet. Mais voici ce qui se cache derrière le nom de cette marque.

 

lcottierface1 

MBA, depuis maintenant 3 ans n’a de cesse de vous distiller la réalité sur différents problèmes concernant les noms de marques d’horlogerie.

Certes, ce n’est pas sans difficulté, car il est parfois ardu de déméler les complexes rouages qui ont parfois amené les créateurs à utiliser des noms d'artisans ayant marqué l'histoire .

 

La communication moderne et particulièrement le support Internet, autorisent aujourd’hui chacun à approfondir la qualité de l’information diffusée.

 

Alors que nous venons ici d’atteindre en août 2013 plus d’un demi-million de visiteurs, des messages innombrables de soutien et la bienveillance des marques historiques, je ne pouvais qu’apprécier la réaction des descendants d'un horloger, dont le nom a été utilisé par l’une de ces marques.

 
Les ayants droits de Louis Cottier, inventeur de plusieurs mouvements exceptionnels ont pu s'exprimer ici  link , il me semblait naturel de laisser les dirigeants de la marque du même nom s'expliquer aussi. Vous trouverez leur réponse datée de juin 2016 en fin d'article.

 

Je publie donc intégralement ici la déclaration des ayants droits et la réponse de la marque.

 

Je remercie chacun des centaines d’internautes qui m’ont apporté leur soutien, ont divulgué l’existence de ce Blog et qui permettent aujourd’hui de diffuser plus largement des éléments de compréhension.

 

 

L Cottier 

 

 

« Louis Cottier, un atelier fantôme ?

 

A la demande de nombreux internautes troublés par des informations contradictoires rencontrées sur la toile, les fils et petits fils de Louis Cottier, horloger de génie, cabinotier né à Carouge en 1894 (canton de Genève, Suisse) et formé à l’École d’Horlogerie de Genève par le prof. Hess, exposent ici, à toutes fins utiles, les faits historiques suivants quant à son activité d’horloger et la brève histoire de son atelier de cabinotier.

 

Louis Cottier s’est mis à son compte à Carouge en 1931, pendant la Grande Crise, suite à la fermeture de l’entreprise qui l’employait. Son cabinet (atelier des artisans horlogers travaillant seuls chez eux, selon la tradition genevoise), d’abord installé dans l’arrière-boutique de la librairie-papeterie qu’il tenait avec son épouse, puis dès 1947 dans un petit appartement de la rue Ancienne à Carouge, n’a jamais collaboré avec aucun employé ou associé.

 

Louis Cottier n’a JAMAIS produit de montres pour son propre compte, ni apposé son nom sur un cadran de montre ou d’horloge, ni enregistré de marque commerciale, de marque de fabrique, de poinçon, de logotype, ni commercialisé de montres, sous quelque marque que ce soit.

 

Louis Cottier a travaillé toujours seul, occupé exclusivement à la restauration de pièces anciennes, au développement et à la construction de prototypes et à la modification de mouvements pour le compte de tiers, c’est-à-dire les grandes manufactures horlogères genevoises, à l’exclusion de toute autre activité, en particulier de production, d’industrialisation ou de commercialisation.

 

A son décès en 1966, son activité étant entièrement dépendante de son talent et de son génie personnels, son atelier a DEFINTIVEMENT FERME, après 35 ans d’activité, sans successeur ni repreneur.

 

En 1967, sa famille a remis l’ensemble de son atelier, ses outils et ses archives à la Ville de Genève, qui les a alors intégrés à la collection permanente de son Musée de l’Horlogerie et de l’Émaillerie.

 

http://www.ville-ge.ch/mah/index.php?content=2.2.1.3.4.&langue=frs

 

Les fils et petits-fils de Louis Cottier à Genève »

 
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Voici donc le courrier transmis par les propriétaires de la marque de montres Louis Cottier :

Courrier des propriétaires de la marque Louis Cottier

Courrier des propriétaires de la marque Louis Cottier

« En réponse à la communication de la famille Cottier, nous souhaitions apporter nos commentaires, en notre qualité de détenteurs de la marque Louis Cottier.


Nous sommes une société horlogère française créée en 2011 sous l’impulsion de Yohann Uzan, horloger de son état, qui préside aux destinées de la marque Louis Cottier depuis sa création.


Nous confirmons n’avoir aucun lien avec l’illustre horloger Louis Cottier et sa famille. En effet, notre société, créée près d’un demi-siècle après le décès de Louis Cottier, ne peut avoir de filiation directe.
Et ce, d’autant plus que la marque de montres Louis Cottier est de nationalité française, détenue par une société domiciliée en France.

 


S’il a pu exister un quelconque amalgame entre notre marque de montres et l’illustre horloger, elle est le fruit d’un malentendu que nous tenons à dissiper avec la plus grande insistance.
Nous vouons une réelle admiration pour celui qui a créé certains des mouvements les plus complexes et novateurs que l’industrie horlogère n’aie jamais connus.
Naturellement, nous ne pouvons prétendre pour le moment à ce niveau d’expertise et tenons à faire remarquer que nous ne nous en sommes jamais prévalus et n’avons jamais tenté de nous inspirer des modèles, pour certains emblématiques, sur lesquels M. Cottier a travaillé.


Pour autant, nous oeuvrons ardemment à la satisfaction de nos clients, en leur proposant des montres qui offrent un niveau de qualité maximal. Et nous aspirons à ce que l’expérience que nous acquérons quotidiennement nous permette de proposer des produits d’excellence toujours plus innovants.


Pour faire valoir ce que de droit. »

 

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L'objet de cet article n'étant pas de pointer un quelconque problème de qualité des montres Louis Cottier qui sont de bonne qualité, mais d'expliquer le contexte historique de l'usage du nom de cet illustre horloger, les commentaires qui ont pu être publiés ici depuis 2013 ou ceux des internautes qui pourraient souhaiter s'exprimer sur autre chose que la question du nom, ne seront pas publiés.

Le fil de commentaires est donc fermé sur ce sujet.

 

MBA a rencontré le responsable Communication de Louis Cottier en Septembre 2016.

L'article suivant :   Entretien Louis Cottier  est consultable en cliquant sur le lien.

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Publié le 21 Juillet 2013

TAG Heuer Monaco

 

Certains préfèrent utiliser la notion de « luxe » quand ils parlent de cette gamme de garde-temps, d’autres vous expliqueront avec un sourire entendu « Qu’il faut bien que ce soit cher pour paraître exceptionnel »… ce à quoi vous vous direz en vous-même « Cause toujours, je ne suis pas une vedette de cinéma ! » Et chacun poursuivra sa route, réalisant bien que deux mondes se côtoient. Deux mondes, qui comme le dirait un certaine marque de rillettes : « …N’ont pas les même valeurs ! ».

 

J’en imagine certains qui songent : « De quoi nous parle t-il, puisque son objectif est justement de nous proposer des montres de grande qualité à des prix raisonnables ! », ce qui naturellement nous ramènera à ces trois marchés horlogers si différents.

 

Ne parlons pas de la gamme économique, elle est justifiée par un besoin assez évident, et dans lequel chacun sait à quoi s’attendre. Dans le milieu et le haut de gamme, il y a encore les menteurs, qui nous font croire que…, mais c’est un autre débat que nous avons largement ouvert dans ces colonnes.

 

Alors, pourquoi aujourd’hui, parler du haut de gamme si cher, quand on imagine que la valeur réelle n’est probablement pas à la hauteur du nombre de zéros sur le chèque. Pourquoi… sinon essayer de démystifier cette notion, en restant pragmatique, cohérent et lucide, ainsi que j’ai voulu l’être sur ce Blog depuis le début.

 

Pourrons-nous y voir un peu plus clair ?

 

Dans la haute valeur pécuniaire de la gamme supérieure de montres, nous incluons pêle-mêle, la notoriété de la marque, la recherche et le développement (si, si, quand même !), le salaire d’ouvriers très aguerris, et celui non moins évident des dirigeants de ces sociétés. Nous imaginons que les matières sont premières et non secondaires, que les distributeurs doivent bien vivre et peut-être et surtout, que monsieur l’artiste de cinéma ne se verrait pas payer une misère, un objet qui a autant d’éclat !

 

Ayant fait le tour de la question, nous irions notre chemin, bien heureux d’avoir au poignet, une très belle montre d’au moins 500 euros… ce qui est quand même autre chose qu’un morceau de plastique fluo que l’on aurait pas trop peur d’avoir oublié au bord de la piscine municipale.

 

Mais, j’aimerais avec vous aller un peu plus loin et chercher à comprendre au moins l’une des raisons « convenables » de ces prix exorbitants.

 

Nous prendrons un cas, il faut bien choisir ! Parlons de la marque TAG Heuer avec plusieurs dizaines de modèles entre 1200 et 2000 euros (on monte jusqu’à 20 000 euros). Prestige et qualités incontestés ! Il y a l’antériorité : Edouard Heuer et son fils Charles- Auguste ont quand même créé et fait vivre cette manufacture depuis 1860 !

Puis il y a eu l’invention du pignon oscillant breveté en 1887, le premier chronographe destiné aux tableaux de bord des avions et les innombrables inventions, dont de grandes nouveautés techniques et révolutionnaires, présentées dans les salons professionnels toutes ces dernières années.

 

Nous ne relèverons que le « Mikrotimer Flying 1000 Concept Chronographe » qui permet de mesurer et d’afficher le 1/1000ème de seconde à partir d’un système complexe de cinématique différentielle. Les ingénieurs de la maison ont mis au point un oscillateur très haute fréquence (500 Hz) affichant une cadence phénoménale de 3 600 000 alternances par heure*, avec une précision 125 fois plus élevée que la plupart des chronographes mécaniques. Beaucoup de charabia technique pour démontrer que la seule beauté se ces objets n’est pas le critère déterminant. On recherche évidemment une certaine perfection qui doit se retrouver à tous les niveaux. Cela nous rapproche d’une notion de « passion pour son métier » qui apporte la véritable valeur intrinsèque de l’objet porté.

 

Les critères retenus par ces maisons horlogères d’exception se basent sur des « valeurs » incontournables et forcément très chères : les contrôles. On trouvera ainsi des séries de 60 tests au minimum (réalisés sur chaque montre produite) comprenant les résistances à l’eau, au vieillissement, aux températures extrêmes, à la traction, aux impacts, aux vibrations, aux frottements, pour citer les plus importants.

 

Ainsi la fiabilité de l’objet est si grande que pour TAG Heuer, la proportion de retour en SAV n’est que de 5% (Rolex en est à 2%).

 

Il est ensuite important de comprendre que les « complications » (fonctions supplémentaires de l’heure), les certifications C.O.S.C. qui valident la perfection de la mesure du temps et certains métaux précieux employés font grimper la facture vers des sommets !

 

La précision, la performance et la fiabilité font ainsi la différence avec un produit réalisé industriellement, sans contrôle soutenu et utilisant des matériaux moins qualitatifs.

 

Le milieu de gamme se veut une alternative efficace et digne de confiance. A mon humble avis, le milieu de gamme est 50 fois moins précis que le haut de gamme, mais 1000 fois plus qualitatif que les gammes économiques. Je ne parlerai pas des copies ! Il reste un plaisir évident des amateurs : celui de conserver très longtemps un objet servant à donner l’heure, beau et fiable à un prix raisonnable.

 

 

  * La moyenne est de 28 800 alternances par heure.

 

 

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Publié le 16 Janvier 2013

Caca WatchGood Watch

 

Non, non, messieurs les fabricants, on ne s'énerve pas, car selon la formule consacrée, "toute ressemblance avec un produit existant... etc etc." s'applique ici. Des montres existantes dont les noms ont été changés ont été utilisées là à seule fin de réaliser une démonstration !

 

> A gauche : Caca Watch, vendue par une marque sino-germanique environ 300 euros (elle coûte en réalité depuis le mouvement faux tourbillon à 10 euros jusqu'au bracelet à 3 euros, environ 30 euros à fabriquer et à livrer).

 

> A droite : Good Watch (très good d'ailleurs, c'est un vrai tourbillon !), véritable "Swiss Made", vendue environ 90.000 euros... (elle coûte en réalité depuis le mouvement à 500 euros jusqu'au bracelet à 250 euros, environ 3000 euros (sans compter le travail manuel de l'horloger très bien payé, la recherche et développement, la publicité et les stock options du CEO... environ 90.000 euros à fabriquer et à livrer).

 

Bien entendu, j'ai fait quelques raccourcis et ni vous, ni moi ne devrions vouloir acheter la première ou pouvoir nous offrir la seconde.

Il n'est évidemment pas ici l'objet de vouloir dénigrer l'intérêt, ni la technicité d'un tourbillon. Nous avons affaire à une évolution du mouvement mécanique extrêmement sophistiqué et les acheteurs sont présents (même si ce modèle est fabriqué à seulement 100 exemplaires !).

 

Le premier modèle (Caca Watch, pour ceux qui ont oublié) est fabriqué quand à lui à quelques milliers d'exemplaires qui vont rapporter 540.000 euros !

 

Alors pourquoi ce billet ?

 

Simplement pour vous donner l'occasion de poster vos commentaires sur les "arnaques" que vous avez rencontré et pour affirmer haut et clair que :

 

> D'une part, les marques ronflantes de piètre qualité sont à fuir comme la peste

> D'autre part que les marques de haut de gamme sont, sont, sont... Aucune chance d'en acquérir une à moins de gagner au loto !

> Et enfin, que finalement, vous devriez trouver sur ce Blog quelques dizaines de marques de milieu de gamme très fiables, belles, solides et fonctionnelles à des prix très abordables.

 

Maintenant, des Caca-Watch, si vous en voulez, je vous en propose des tas ici : Liste noire des fabricants de montres

 

  • Les témoignages que vous trouverez en bas de cet article en cliquant sur "Voir les commentaires" risquent, en raison des mauvaises expériences vécues, d'être parfois un peu excessifs. Ils ne seront pas modifiés et présentés tels que reçus. Ce sont des observations que la liberté d'expression ne peut occulter. 

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