articles de 2016

Publié le 17 Décembre 2016

Fabricants de montres en Chine, éclairage et perspectives

Rédiger une telle analyse n’est ni simple, ni évident !

 

Il est pratiquement impossible d’examiner avec certitude les méthodes, les ramifications, les ententes, les assemblages industriels (constellations d’entreprises) et surtout les accords de fournitures ou de réalisations pour des marques occidentales. C’est sans doute sur ce dernier point que notre attention est attirée. En effet, quand on réalise que la Chine a vendu en 2016, 97% de la production mondiale de montres, on peut aisément considérer leur apport au marché horloger planétaire. Ce fort pourcentage a généré 45% des revenus globaux, tandis que les 2% de la production suisse ont produit 53% de ces mêmes revenus. Les autres pays producteurs ne comptent que pour 1% de la production mondiale et 2% de revenus globaux. Tous ces chiffres sont relativisés par un élément fondamental : En matière d’horlogerie, la Suisse est le plus grand client de la Chine ! (Le groupe Swatch achète 50% de ses pièces en Chine)

 

Depuis 1975, les chinois de Pékin et de Hong Kong ont acheté de nombreuses sociétés horlogères suisses parmi lesquelles on compte Eterna et Porsche Design, Dreyfuss, Rotary, Corum, J&T Windmills, Marvin, Milus, Emile Chouriet entre autres. Mais les chinois ont aussi créé de toutes pièces des marques suisses comme Ruimas ou Codex (essentiellement réservées au marché chinois) et des marques de montres de luxe domestiques « chinoises » comme Timekeeper, Anpassa, Memorigin ou Ebohr (à qui appartient Codex).

 

Pour ne serait-ce qu’entrevoir la main-mise tentaculaire de l’industrie horlogère chinoise, il ne suffit pas de lire la presse spécialisée ou de noter les informations parsemées que les entreprises elles-mêmes diffusent – ni même de faire totalement confiance aux expériences et remarques des collectionneurs habitués des forums horlogers. La vérité est ailleurs ! Comme le soulignait une célèbre série américaine de science-fiction.

 

Il y a dans le giron spécialisé, des journalistes d’investigation qui ont réellement mouillé leur chemise. Je pense à Ariel Adams ou Tom Adelstein. Certains ont entrepris de longues et onéreuses enquêtes qui pour certaines ont duré des mois, si ce n’est des années. Ils ont rencontré des chefs d’entreprise, leurs distributeurs, les revendeurs dans de nombreux pays. Ils ont acheté des montres ici et là, les ont comparées, ont noté les particularités. Ils ont démêlé les imbroglios juridico-commerciaux pour comprendre les puissantes ramifications et protections installées. Bref, ces travaux alliés à mes propres investigations durant les 10 dernières années nous permettent aujourd’hui d’entrevoir le fonctionnement et les perspectives de ces entrepreneurs modernes et avisés.

 

Après la seconde guerre mondiale, les japonais ont saisi une opportunité dans le domaine technologique et High Tech. Ils ont tout simplement décortiqué nos montres, nos voitures et nos appareils photos pour créer des produits aussi performants que les nôtres, plaçant le dynamisme créatif au premier plan pendant que nous nous reposions sur nos lauriers. Petit à petit, sans toutefois chercher à faire disparaître réellement nos marques, ils ont proposé des articles d’aussi bonne qualité, fiables et moins cher. Les chinois, une fois leur développement stabilisé ont fait pareil… plaçant peut-être leur dynamisme avisé dans un domaine peu à peu abandonné par les occidentaux : les objets manufacturés ! Le prix très bas de la main d’œuvre et le laxisme des normes de qualité et de sécurité aidant, ils ont produit des millions de choses utiles, comme des gadgets à remplir nos placards pour faire enfin décoller leur économie. Encore une citation à méditer : La nature a horreur du vide ! Qu’on ne soit plus là ou qu’on se laisse faire, les chinois auraient été bien bêtes de ne pas sauter sur l’occasion !

 

Avec les besoins grandissants du marché intérieur et l’élévation du niveau de la vie, alliés à la demande pour des produits-ayant-l’apparence-du-luxe-sans-en-avoir-le-coût… de la part des occidentaux, il était facile de proposer des montres, des téléviseurs et même des automobiles. Heureusement et surtout concernant la sécurité, certains domaines demeurent « relativement » verrouillés afin de ne laisser rentrer dans les pays développés que des articles conformes aux normes (bien que beaucoup d’exceptions réussissent à être distribuées).

 

Les garde-temps ont conquis ce marché avec brio, pensez donc, 97% de la production mondiale ! Certes une très grande proportion de montres jetables à très bas prix (en moyenne 3€ la pièce contre 700€ de moyenne pour les montres suisses !), mais aussi des pièces détachées de consommation courante et de relative bonne qualité, que l’on retrouve dans pratiquement la plus grande majorité de nos montres à nom européen, qu’elles coûtent 100 ou 1000 euros !

Fabricants de montres en Chine, éclairage et perspectives

Probablement les plus grandes sociétés horlogères chinoises sont Citychamp, considéré comme l’équivalent chinois du groupe Swatch (50% du marché intérieur) Initialement connu sous le nom de China Haiden (ceux là même qui possèdent Eterna, Corum et d’autres). Ils achètent leurs concurrents chinois à tout va (Ebohr, Rossini), mais se trouvent en concurrence avec des géants comme la Shenzhen-Meigeer Watch Company (qui distribue la très connue marque Megir), le groupe Tianjin Seagull Watch Group Corporation (Une véritable manufacture depuis 1955, anciennement Tianjin Watch Factory et qui distribue l’excellente marque Sea-Gull). Seagull fait partie d’un groupe encore plus important et très ancien (1955) connu sous le nom de Shanghai Watch Factory. Nous avons aussi Zhuhai New Pearl Watchmaking Co. Ltd qui est l’un des plus grands fournisseurs du groupe suisse Swatch. Ils produisent donc davantage de pièces séparées que de montres finies. Mais il existe littéralement des centaines de petites sociétés qui fabriquent leurs propres montres ou assemblent pour des marques connues (comme c’est d’ailleurs le cas en Suisse !). Il faudrait des pages et des pages à cet article pour toutes les citer.

 

On remarque cependant la Guangzhou Watch Factory créée par l’Etat dans les années 60, proche de Hong Kong et qui a produit de grandes quantités de mouvements quartz. On la connaît plutôt aujourd’hui sous le nom de Dixmont Guangzhou Watch Company, qui possède plusieurs marques de montres et produit toujours des mouvements, mais qui reste moins connue en Europe – ne pas confondre avec Guangzhou Kinpac Watch Co. Ltd qui existe depuis 2009 et produit depuis 2013 la marque Chenxi à des prix très intéressants pour la qualité fournie . Ils sont parfaitement honnêtes en expliquant que leurs montres sont étanches à 1ATM et devraient durer 2 à 3 ans. Une grande partie de leur business est de fabriquer pour d'autres marques (notamment Européennes et Américaines, une grande quantité de marques connues). On peut avoir un aperçu de ces compagnies sur un lien professionnel :

(http://www.made-in-china.com/manufacturers/watch.html).

ou : http://chinesewatchwiki.net/List_of_Chinese_watch_brands

 

Citychamp Watch & Jewellery Group Ltd. Implanté à Hong Kong avec 65000 employés possède une gestion efficace puisqu’elle a par exemple triplé en 2016 la vente de montres suisses Eterna dont elle est propriétaire, par rapport à l’année précédente. Sans compter les autres marques européennes qu’elle a acquises et dont nous avons parlé plus haut. Ce groupe tentaculaire possède également 25 marques dont l’une des plus appréciée est Kana, part sophistiquée de Ebohr, sans compter Rossini qui reste très réputée en Asie Il fabrique un peu partout en Chine, des mouvements et des montres finies pour de nombreuses marques internationales et possède à présent des banques. Le Groupe fournit 50% du marché intérieur chinois.

 

La Shenzhen-Meigeer Watch Company fabrique des montres depuis 1997 et se base sur sa marque phare depuis 2008 : Nakzen (d’ailleurs enregistrée au Japon) à l’attention des jeunes générations chinoises et aussi sur Megir, une marque sérieuse, mais bon marché et qui commence à être distribuée en Europe et aux Etats Unis depuis 2015. Ruimas (annoncée comme Swiss Made, reste placée en haut de gamme). Sont couramment utilisés des mouvements Miyota mécaniques de haute qualité, mais aussi des mouvements chinois à quartz assez qualitatifs connus sous le nom de Sunon, mais qui demeurent bon marché. Sunon fondée en 2004 possède 8 usines en Chine avec un total de 4000 employés d’où sortent quotidiennement 2 million de pièces destinés à construire les mouvements quartz.

Le groupe Megeer fabrique et distribue de très nombreuses marques. Avec la plus connue des montres standard Megir, sont diffusés entre autre les marques Curren, Sinobi, Weide et Infantry

 

Seagull curieusement ne diffuse pas énormément ses créations horlogères dans son propre pays. On trouve d’ailleurs assez difficilement des montres badgées Seagull en Europe ou aux Etats Unis. Seagull qui a racheté les vieilles machines suisses de chez Venus dans les années 60 a continuellement amélioré des calibres très connus, simples et efficaces. Seagull fabrique donc surtout de très bons mécanismes, tout en vendant en Chine seulement 20% de sa production. Pour de nombreux fabricants occidentaux qui peinent à être fournis en mouvements ETA (un fabricant suisse de calibres qui a verrouillé la distribution aux autres sociétés non groupe Swatch), Seagull est une alternative intéressante : Les produits finis et bien huilés ont la réputation de durer au moins 50 ans ! Le Groupe Fossil en a commandé 800000 en 2009 !

Seagull est installé à Tianjin et certifié Iso 9001-2000. Cette société créée par l’Etat chinois et qui avait pour but initialement de fournir des montres au peuple, conserve une excellente réputation. Ils ont su la faire perdurer en misant continuellement sur la qualité, ce qui les présente aujourd’hui comme un concurrent très sérieux des productions purement européennes.

 

Il existe une noria de petits groupes horlogers (dont la dimension cependant à l’échelle de la Chine fait rêver !). Ils distribuent des marques connues en Occident, se présentent comme indépendants. NaChuan par exemple distribue Shark et Kronen & Sohne, laissant parfois entendre que ce sont des marques allemandes avec une histoire ancienne et une qualité inégalée – ce qui n’est pas le cas – mais en brouillant les pistes, on évite d’être pris en flagrant délit de mensonge ! Les calibres chinois utilisés pour ces montres sont le plus souvent des Liaong. On arrive à quelque chose comme 3 euros montre finie, à la sortie d’usine !

 

Parnis aussi est relativement bien connue en Europe et aux Etats Unis. Ce petit groupe produit massivement des montres de réelle qualité, mais fonde son économie sur des astuces commerciales et techniques : Ils achètent souvent des mouvements mécaniques rénovés (Seagull notamment) qui ne sont pas toujours huilés car cela a un coût supplémentaire, mais des calibres quartz Miyota réputés sans souci.

 

Le problème des calibres nouveaux ou rénovés Seagull est un cas récurrent, quand cette compagnie les vend à des sociétés comme Timex, Fossil, Invicta ou d’autres, mais ils sont alors préparés correctement pour ne pas nuire à l’image de marque d’entreprise qui se veulent occidentales.

 

Parnis a démarré sous le nom de Suntime Watch Company Ltd à Guangzhou (Canton) le fond de commerce de cette société sont les montres « hommage ». Des modèles qui ressemblent étrangement à des garde-temps Panerai ou IWC, par exemple dans la petite unité « Marina Militare », mais qui n’en reprennent que les codes, mais ni les dimensions, ni les calibres, ni les méthodes de fabrication. Il s’en vend en Europe au moins 500 par mois !  mais ils sous-traitent tous les composants.

On pourrait s’offusquer d’une telle pratique, mais en matière de montre, que ce soit au niveau de la technique ou du visuel, on a déjà presque tout inventé. Devrions-nous refuser toute nouvelle montre qui ressemble de près ou de loin à quelque chose de déjà vu ?

Alors quand on colle au plus près, on parle d’hommage et ça passe mieux ! (Malins les chinois ?) On note également d'autres marques fabriquées par Parnis, comme Garton ou Pagani.

En date du 25 janvier 2017, après 8 ans de procédure, un jugement vient d'être cependant rendu en faveur du Groupe Richemont. Vous ne trouverez plus désormais de montres "Marina Militare" fabriquées par Parnis (ou ses nombreux sous-traitants) ni sur eBay, ni sur Amazon, ni sur Aliexpress et encore moins dans des boutiques germaniques ou britanniques. Et même sur le Site officiel chinois de Parnis en anglais et à destination de l'Occident, les montres d'apparence "Marina Militare" sont présentées sans marque sur le cadran.

 

Au milieu de tout cela, se faufilent quelques montres marquées Swiss Made qui peuvent tromper les moins attentionnés, mais c’est de bonne guerre – On tente tout ce qui pourrait passer, tout en brouillant les pistes, de manière à dire si l’on est pris « Ah, c’était une erreur, on ne le fera plus ! ».

Fabricants de montres en Chine, éclairage et perspectives

Il n’en reste pas moins que les montres « Marina Militare » sont d’excellente facture – On a bien dit « marine militaire » et non pas « Officine Panerai », n’est-ce pas ! Mais encore une fois quelques pièces reprennent ici et là la mention Panerai », histoire d’en vendre un peu plus. J’en possède une (sans la mention Panerai) et il n’y a absolument rien à dire, ni sur les matériaux employés, ni sur son aspect, ni sur son fonctionnement, ni même sur la qualité du bracelet cuir. Pourtant, quand on achète une telle montre autour de 100 euros, il faut vraiment se poser la question : Est-ce que le mouvement est huilé ?, au risque de devoir la jeter dans 2 ans !

 

On peut aussi parler de Fiyta qui se présente comme un fabricant de qualité ultime. La Compagnie a été fondée en 1987 à Shenzhen et a présenté dès 2010 ses premiers « tourbillons » et des montres « mystérieuses » en 2014. Ce sont des garde-temps très bien finis, soignés et relativement chers pour les chinois, qui sont pourtant vendus à des prix raisonnables pour nous, autour de 500 euros pour les mécaniques purs. On reste cependant confrontés au problème du Service Après-vente qui n’est pas encore assez structuré. La Compagnie est entrée dans le capital majoritaire en 2010, du Suisse Emile Chouriet SA basé à Genève. C'est l'une des premières sociétés horlogère chinoise a avoir été présente au Baselworld. Son nom étrange qui sonne comme une faute d'orthographe et qui se prononce "Fiyata" signifie en chinois : "Qui vole haut dans le ciel" - c'est sans doute la raison pour laquelle elle équipe les taïkonautes chinois. Elle emploie environ 4500 personnes.

 

On peut citer Arnex qui utilise des mouvements Unitas des années 1971 à 1979. D’ailleurs quelques montres Marina Militare spécifiques utilisent aussi des Unitas 6497 et même parfois, quand ils peuvent s’en procurer, des mouvements ETA – Tout dépend des complications qu’on souhaite installer.

 

Il y a la nouvelle venue (2010) Shantou Yazole Trading Company, Ltd qui commercialise la marque à la curieuse consonance Yazole, très appréciée en Inde… et tant d’autres !

 

Pour avoir une petite idée des marques de montres fabriquées et vendues en Chine… et maintenant en Occident (sous leur logo inchangé), il faut utilement se reporter au récent article qui parle de ce phénomène sur MBA :

https://montres-bonnes-affaires.over-blog.com/2016/11/marques-chinoises-qui-n-entrent-pas-dans-la-liste-noire.html

 

Cependant assez peu de montres de luxe fabriquées en Chine sont encore vendues chez nous. L’avenir verra peut être l’étoffement de la distribution et d’un SAV de qualité. En attendant, vu le faible coût des montres chinoises de catégorie standard, il est peut-être intéressant de les commander directement là bas plutôt que de passer par des distributeurs qui ne font finalement qu’acheter des stocks et les revendre un peu plus chers, sans vraiment assurer le SAV (ils vous remplaceront l’objet en cas de souci plutôt que de le réparer). Par exemple, une montre de marque Curren ou Megir que vous allez trouver autour de 35 euros chez un distributeur, ne vous coûtera que 17 euros, commandée directement sur un site chinois.

 

Pour le moment, la seule opération viable se présentera sur un modèle mécanique équipé d’un mouvement Seagull. Ils sont connus, réparables et les pièces détachées facilement trouvables un peu partout.

 

Ce grand marché chinois est complexe à l’image du pays lui-même. Mais ils connaissent les affaires, ont appris des faiblesses de leurs voisins occidentaux et du dynamisme des japonais. Ils sont parfois durs en affaire et un peu sournois, mais nous sommes un tel bon exemple !

Quand nous pourrons faire un point dans quelques petites années, les choses pourront avoir changé du tout au tout !

 

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Publié le 10 Décembre 2016

Swissness et conséquences

La fédération de l’industrie horlogère suisse qui avait défini depuis 2007 un certain nombre de critères pour pouvoir inscrire « Swiss made » sur une montre, vient de durcir sa politique pour protéger encore davantage le label.

 

Dès le 1er janvier 2017, il ne suffira plus d’emboîter en Suisse un mouvement d’origine suisse et de procéder au contrôle du garde temps dans ce même pays, tout en garantissant l’origine suisse de 50% des composants (ce qu’on appelait le minimum de valeur suisse), il faudra à présent garantir 60% minimum de valeur suisse sur l’ensemble de la montre.

 

Concrètement et par exemple, si le verre, le bracelet ou le remontoir (couronne) viennent d’un autre endroit sur la planète, ce sera toléré !

 

Est-ce que cela va changer quelque chose pour les fabricants suisses de milieu de gamme ?

 

Il est très difficile de le dire pour chacun d’entre eux, car s’étant adaptés aux critères de 2007, ils devront dès le 1er janvier 2017 faire un effort supplémentaire. Le défi est suffisamment lié au résultat économique pour que je parie plutôt sur un alignement à la nouvelle règle, mais il est possible que certaines marques décident de produire plusieurs types de produits : des « Swiss Made » purs et peut-être de simples « Entreprise Suisse » qui pourraient ou non figurer sur le cadran mais qui ne seraient pas significativement moins chers.

 

C’est en tout cas la mention « Swiss Made » sur les cadrans qui nous indiquera plus que jamais la différence ! Aura-t-elle pour les consommateurs la même connotation de qualité et d’origine à laquelle la fédération croit ? Ce durcissement ne va-t-il pas pousser la concurrence mondiale un peu plus vite vers l’accroissement global de la qualité déjà amorcé depuis quelques années ? C’est probablement la conséquence la plus imaginable de cette politique.

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Publié le 4 Décembre 2016

Classement de la meilleure boutique de montres 2016

Classement de la meilleure boutique 2016 

 

Comptoir d’Italie

 

Comme chaque année, MBA s’intéresse aux meilleures boutiques horlogères du moment. Si les précédentes années ont vu des Sites étrangers sérieux émerger, nous avons toujours recherché cette excellence sur notre territoire. Il existe en effet un grand nombre de « noms » appréciés… Sites sur lesquels nos compatriotes réalisent leurs choix et leurs achats, particulièrement à l’approche des fêtes de fin d’année. Nous avons remarqué une volonté considérée de toujours mieux coller aux besoins, aux attentes des acheteurs, dans un contexte extrêmement concurrentiel.

 

Pourtant, la plupart des Sites restent encore en dessous de l’offre commerciale internationale.

Il ne suffit pas en effet de proposer la livraison gratuite, le suivi de livraison ou les facilités de retour pour toucher les amateurs d’horlogerie de qualité. Il devient de plus en plus nécessaire de compléter les fiches-produits à l’écran, de soigner la préparation de la montre et du colis. Certes la plupart du temps un service de « Conseil » est proposé par téléphone ou par email… et même un « chat », mais, comme souvent : ce qui demeure dans nos mémoires est ce qui est écrit ou entendu de vive voix !

 

Il reste également des efforts à produire pour faciliter la recherche à l’écran. Il devient de plus en plus nécessaire de favoriser le plus grand nombre de critères à travers des rubriques croisées et complètes. La taille de l’image du produit, la possibilité de le voir sous tous ses angles… sans forcément insister avec une vidéo !

Les caractéristiques indiquées deviennent incontournables : Le type de matériau, la qualité du verre, une information complète sur l’étanchéité, et point malheureusement trop oublié : l’origine du calibre quartz ou mécanique.

 

Nos compatriotes qui m’écrivent beaucoup à la suite de la publication de nouveaux articles, me demandent de plus en plus souvent des « détails » sur une montre qu’ils ont « vu » dans l’une de ces boutiques. Heureusement la diversité de l’information sur la toile, permet le plus souvent de contempler des vues additionnelles, des avis d’utilisateurs, des compléments d’information, mais malheureusement aussi pour ces boutiques incomplètes, des offres alternatives, parfois moins chères !

 

Nous sommes tellement heureux de découvrir des professionnels conscients de ces critères, même si tout reste perfectible. Notre sélection de la meilleure boutique 2016, nous oriente ainsi vers l’une d’entre-elles en France, qui allie à des informations assez complètes, un vrai service client et des prestations exceptionnelles. Jugez plutôt : la garantie à vie sur la grande majorité des montres de qualité !

Charte de qualité

Charte de qualité

Certes des petites boutiques représentantes de marques internationales en France vont dans ce sens, et certaines sont gérées par de vrais amis. Elles offrent ainsi une garantie de 5 ans avec parfois la première révision gratuite (quand l’on sait ce que cela coûte !), mais nous parlons dans cet article de boutiques Internet multi marques plus achalandées !

 

Ainsi les critères qui permettent de choisir chaque année la meilleure boutique sont détaillés dans l’article de 2015 (http://montres-bonnes-affaires.over-blog.com/2015/11/classement-de-la-meilleure-boutique-2015.html ) et peuvent être complétées par bien d’autres, dont en particulier la transparence sur l’origine des objets, le détail de leur contrôle final ou les efforts réalisés par les constructeurs pour améliorer la totalité du « process » de fabrication.

 

Pour nous, Le Comptoir d’Italie au Kremlin Bicêtre, existant depuis 70 ans (et le Site depuis 2008) représentant de nombreuses marques de milieu et de haut de gamme et proposant une véritable Charte de Qualité… est aujourd’hui le mieux à même de proposer plus que les autres, et montre une volonté de se perfectionner encore !   http://www.comptoir-italie.com/

 

Le Site est allié à une boutique physique où vous pourrez garder ce contact privilégié avec le vendeur en allant sur place. Vous pourrez y retirer votre achat après avoir réfléchi tranquillement chez vous suite à la découverte de tous les éléments qui importent pour vous. Mais si vous résidez loin de tout, vous obtiendrez le même service à domicile, comme si vous aviez fait le déplacement (c’est la magie d’internet !) Vous avez ainsi en face de vous un véritable interlocuteur et non un marchand seulement désireux de gagner de l’argent sans trop se fatiguer, qui ne fait pas d’efforts pour justifier ou garantir la qualité de l’objet !... qui souvent même n’a pas de nom !

 

Monsieur Guy Beaziz s’engage et il engage sa boutique. Nous lui avons attribué une note de 17/20 pour la qualité globale de l’ensemble de ses prestations et de ses offres commerciales. Nous sommes heureux et fiers de le compter parmi les meilleures boutiques horlogères en cette fin d’année 2016.

 

Nous avons besoin de rappeler que nous restons maîtres de nos choix et nous parlons de ce que nous observons. Parfois des marques nous sollicitent pour présenter leur travail, mais toujours depuis le début et tant que vivra ce Blog, nous analyserons objectivement les critères nécessaires pour servir l’intérêt général. Nous ne pouvons que recommander à tous les professionnels d’œuvrer à l’excellence de leurs productions pour mériter l’intérêt des acheteurs. Dans un monde où le laxisme, l’arnaque, les faux semblants, la tromperie sur la marchandise et les services sont de plus en plus envahissants, nous souhaitons nous ériger en rempart de la meilleure qualité horlogère et vous souhaitons d’excellentes fêtes de fin d’année.

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Publié le 26 Novembre 2016

Quelles nouvelles du marché horloger mondial  en 2016 ?

Depuis 2010 sur le Blog MBA, nous nous intéressons aux montres de milieu de gamme, nous vous parlons de technique, de design, parfois de distribution. Nous évoquons l’origine des  produits, nous comparons les méthodes, nous dressons des listes noires, des listes blanches, des listes de groupes horlogers.

 

Depuis 6 ans, nous vous faisons découvrir les marques anciennes qui se renouvellent et les nouveaux fabricants qui tentent de nous séduire ; nous vous parlons d’histoire, d’évolution. Nous vous mettons en garde contre les pièges, les non-dits, les points les plus importants à analyser avant de faire un achat pertinent.

 

Notre souci permanent est de vous emmener avec nous vers l’exactitude et la valeur, tout en vous éclairant sur le simple fait que vous demeurez, vous utilisateurs, les seuls en mesure de faire le choix qui vous convient le mieux, sans vous sentir pour autant dans le wagon de queue du train horloger mondial.

 

La situation horlogère internationale, justement, évolue chaque année et sans doute de plus en plus vite, si bien qu’il semble intéressant de faire aujourd’hui un petit point qui pourrait influencer nos idées, nos choix et notre vision de ce marché particulier.

 

Si en 2013, le marché français était en perte de vitesse, on remarque curieusement en 2015, une belle évolution (+ 3%)  les ventes globales montres et bijoux ont représenté 5,7 milliards d’euros. Bien que les deux domaines soient comptabilisés ensemble et que le secteur bijouterie représente une grande partie de cet élan, le secteur horloger a cependant nettement progressé (environ 13 millions de montres vendues), sans doute poussé par l’augmentation des ventes par Internet – Curieusement d’ailleurs, nos premiers marchés sont l’Italie, le Royaume Uni et l’Allemagne  (sources : Comité Professionnel de Développement de l'Horlogerie, de la Bijouterie, de la Joaillerie, de l'Orfèvrerie et des Arts de la Table).

 

En Allemagne où le marché s’est restructuré et même concentré depuis la chute du mur de Berlin (1989), l’évolution est relativement continue et régulière, grâce à des fabricants d’une qualité pratiquement équivalente à l’industrie horlogère Suisse, qui investissent et qui se renouvellent.  Quand au Royaume Uni, on note en 2016 une progression de plus de 13% des importations, alors que le marché horloger intérieur reste stable. Certains évoquent l’effet « Brexit » et le fait semble déroutant quand on note dans le même temps un recul cinglant des exportations de montres Suisses dans le Monde, de moins 14.2% !  Certes il s’agit essentiellement des garde-temps de luxe, mais le fait est là – on parle de chute libre  puisque pour le seul mois d’octobre 2016, il atteint moins 16%, ce qui représente 1.5 milliard d’euros. On commence à évoquer des centaines de licenciements dans un pays qui connait sinon le plein emploi, du moins une certaine sérénité ! La aussi on parle d’effet « Chinois » de diminution des achats, mais les Etats-Unis ont eux aussi réduit leurs achats de 17% et on parle encore de l’effet " Attentats en Europe " ! Bref la situation internationale a bien un impact sur l’économie horlogère.

 

Cependant la Fédération Horlogère Suisse table sur un redémarrage pour la fin de l’année, calée sur les opérations économiques des périodes de fêtes (Black Friday, Noël), ce qui devrait toucher le marché Chinois d’importation – (Sources FHF, Richemont, Swatch).

 

Quels sont les effets que nous pouvons observer sur les ventes de montres suisses ? Eh bien, essentiellement une diminution des prix sur le haut de gamme comme l’évoquait David Chokron sur Le Monde.fr en mars 2016, juste avant le nouveau salon horloger annuel de Bâle en Suisse. Mais je pense que par ricochet, la baisse touchera aussi le milieu de gamme.

 

Le marché mondial pourrait-il se réguler sur une offre tarifaire équilibrée ? Certainement pas tout de suite. Les conditions de fabrication, de contrôle, de Service Après-vente ne sont pas du tout les mêmes notamment entre l’Europe et l’Asie, mais on observe des convergences et des efforts qui amènent une progression générale de la qualité globale de l’offre.

 

Evidemment nous ne parlerons pas de l’entrée de gamme qui est aujourd’hui fabriquée à 100% en Chine. Ce pays distribue premièrement sur le marché intérieur, puis nous inonde (via des marques aux seuls noms Européens) dans nos contrées.

L’entrée de gamme est à elle seule un marché spécifique qui n’est pas près d’évoluer !

 

Que dire de la Chine alors ? Une nouvelle loi anticorruption dans ce pays modifie fortement les règles d’importation, mais le Franc Suisse fort, la refonte de l’organisation de la sous-traitance et aussi la concurrence des montres connectées sont des facteurs aggravants pour l’importation Européenne et a fortiori Suisse vers le pays du milieu. Le marché d’importation pourra t-il se stabiliser rapidement ?

 

Cependant un nouveau phénomène rebat en ce moment les cartes : le financement participatif : Aujourd’hui une petite dizaine de nouvelles marques de montres sont créées tous les mois sur les sites de « financement social » (entre autres Indiegogo ou Kickstarter). Quand les grands fabricants dépensent des sommes considérables pour développer de nouveaux produits, de petits créateurs innovent en proposant (souvent) des montres d’excellente qualité à des prix plus que concurrentiels. Là certains observateurs pensent que non seulement les Suisses, mais aussi les Chinois vont être fortement impactés. Internet modifie les règles du jeu !

 

Nous aurons toujours besoin de connaître l’heure qu’il est… et donc de fabriquer des montres ! Mais qui aujourd’hui peut dire ce qui se passera dans les prochaines décennies ? Quelle région du Monde saura le mieux s’adapter aux demandes de la population mondiale dont le contexte géopolitique ne cesse d’évoluer ?

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Publié le 24 Novembre 2016

Mode et Montres… la difficile alliance !

Les quelques fois où on m’a proposé de participer à des concours de Blog, j’ai, en général été placé dans la catégorie « Mode », ce qui montre bien la difficulté que l’on a parfois à raccrocher l’horlogerie à un critère. En réalité, ce domaine qui délivre à la fois à un objet utile et un ornement,  n’est jamais parfaitement rattaché à un concept précis.

 

Certes, il s’agit d’une activité commerciale faisant appel à la recherche technique et qui est souvent issue de l’artisanat et parfois de l’industrie. On pense par moment aux arts majeurs quand on évoque le Design, parfois aux domaines plus populaires comme la Mode, mais l’horlogerie (à mon sens) n’est pas classable et s’attribue une fonction, une nécessité, une utilité, un ornement qui ne lui permettent pas d’être rattachée de manière définitive à un domaine précis. Elle est son propre domaine !

 

De fait, toutes les catégories dans lesquelles l’horlogerie pourrait se sentir à sa place la récupèrent un peu pour la promouvoir ou l’utiliser à ses fins et la Mode n’échappe pas à cette envie !

 

Elle y échappe si peu que tous les grands concepteurs de Mode ont un jour eu le désir de la promouvoir comme un accessoire, au même titre qu’une cravate ou un ceinturon – lui  faisant perdre pour certains, de sa noblesse. Si on peut se passer d’une cravate ou d’un ceinturon, on peut aussi vivre sans montre. C’est la Mode qui décide alors si le prestige d’une marque ou les tendances du moment exigent qu’un accessoire devienne incontournable. Nous sommes un peu « formatés » dans une exigence artificielle qui touche beaucoup plus profondément la société qu’on pourrait l’imaginer : Il suffit de compter le nombre de messages reçus sur le Blog demandant si telle marque de « Mode » est une bonne marque d’horlogerie !

 

Alors loin de chercher à quantifier ou classifier les choses, il nous faut cependant essayer d’y voir plus clair.  Il n’y a de bonne ou de mauvaise marque qu’en regard des efforts pour réaliser le meilleur produit. Ce qui perturbe un peu, c’est que certaines marques font de réels efforts pour offrir le meilleur produit vestimentaire possible, tout en laissant ou sous-traitant les accessoires qui de ce fait, n’atteindront pas le même indice d’excellence.

 

Et voici le plus grand grief lancé : en effet, de nombreux ateliers externes notamment à Hong Kong proposent une prestation complète : conception, réalisation, contrôle… quand on n’y ajoute pas la distribution. Ces ateliers n’ont pas tous la même valeur, ni le même coût – ce qui fait que des produits assez ressemblants peuvent être vendus à des prix très différents.

 

Certains concepteurs de Mode diversifient leurs produits en proposant des montres plus qualitatives, mieux conçues et assemblées en Suisse. Elles n’offrent pas toujours ainsi la légitimité horlogère que l’on pourrait imaginer, toutefois certains qui se sont attelés à cette quête on fort bien réussi. Je pense à MONTBLANC qui a su proposer autre chose que des instruments d’écriture en fondant une véritable Manufacture horlogère qui a aujourd’hui sa place parmi les grands.  VICTORINOX qui a produit les plus grands efforts, faisant presque oublier le célèbre couteau suisse !

 

Parmi les concepteurs de Mode vestimentaire qui ont produits de réelles tentatives de travail qualitatif, on retrouve GUESS, GUCCI et HUGO BOSS qui ont créé des lignes « Swiss Made »... Mais il ne faudra pas les confondre avec les autres produits nettement moins cher des mêmes marques qui ne sont pas fabriqués selon les mêmes critères.

 

Alors, il faudrait être très au courant des méthodes utilisées par chacun pour mesurer l’implication des uns et des autres. Ce qui est certain, c’est que fidèles à l’expérience de styliste des marques de Mode, quelques produits sont effectivement élaborés dans une « constance » de ligne et non entièrement confiés à des concepteurs/fabricants/sous-traitants.

 

Certaines de ces marques jouent leur respectabilité et savent bien faire les efforts nécessaires, mais on trouve parfois des montres ratées ou à des prix extrêmement bas qui sous-entendent une conception trop « légère » et qui se fondent dans l’ensemble, essayant de « profiter » de l’aura de la marque.

 

Il existe de nombreux concepteurs de Mode qui réalisent des montres. Par exemple : JEAN PAUL GAULTIER, LACOSTE, LANCEL, MORGAN, PIERRE CARDIN, TED LAPIDUS, DIESEL, KARL LAGERFELD pour n’en citer que quelques-uns. Certains comme CALVIN KLEIN n’hésitent pas à crier haut et fort la conception Suisse de leurs montres (Groupe SWATCH), quand d’autres sont connus de manière notoire pour exceller dans la Mode vestimentaire, aussi bien que dans l’horlogerie : Je pense à FOSSIL, EMPORIO ARMANI, MICHAEL KORS ou THOMMY HILFIGER, mais cela tient sans doute au fait de la présence importante de ces marques en tant qu’emblème horloger aux quatre coins des bijouteries et au volume important de ventes.

 

Comment exprimer une confiance relative dans ces marques qui ne s’affichent pas comme des « horlogers » ? Devons-nous absolument séparer les métiers ?  Il existe de nombreuses marques internationales qui excellent dans des genres très différents comme SAMSUNG qui vend à la fois des téléphones, des téléviseurs et des machines à laver et d’autres qui ne savent faire que des automobiles comme RENAULT… mais détrompons-nous, RENAULT a également fabriqué des avions et des chars. Quant à PEUGEOT qui a ses débuts fabriquait des moulins à café, la firme est aussi une marque de montres ! Fussent-elles conçues bien ailleurs que dans les usines d’assemblage automobile !

 

Les puristes font confiance aux horlogers de « pensée », oubliant que ce sont à la base, des Industriels  ou des Artisans qui ont parfois laissé leur « génie » s’exprimer dans une horlogerie rassemblant à la fois, de la mécanique, de la bijouterie, de la science physique, de la verrerie, de l’assemblage technique, de l’étanchéité, de la maroquinerie… et dans bien d’autres facultés !

 

Très personnellement j’aime les gens qui se sont spécialisés à travers le temps pour offrir le meilleur de leur art et j’évite les opportunistes qui ne cherchent qu’à augmenter leurs revenus en surfant sur une occasion, mais nous demeurons les seuls juges de ce qui nous convient au final. L’essentiel restant de rester vigilant en analysant les critères essentiels de la bonne horlogerie… laissant à tous ceux qui le veulent le choix de porter une montre qui les rend heureux !  

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Publié le 18 Novembre 2016

Marques chinoises qui n’entrent pas dans la liste noire

Le marché horloger évolue rapidement d’année en année, ce qui était vrai hier ne l’est plus forcément aujourd’hui et réciproquement.

 

Quand on parle de Liste Noire, on évoque en général des montres vendues trop chères pour une qualité médiocre. Ce n’est pas le cas pour des articles vendus au juste prix (souvent extrêmement bas) et qui répondent à une demande du pays de production quand les acheteurs ont des moyens limités. On est ainsi en présence aujourd’hui, d’un facteur qui prend de plus en plus d’importance : le jetable. La mondialisation permet de répandre des marchandises bien au-delà des frontières de production et quand les prix restent (dans les autres pays) pratiquement au même niveau que les articles mis sur le marché intérieur, il n’y a pas lieu de les considérer comme des montres surestimées, ni comme des répliques. Nous sommes donc en présence d’un marché qui monte en puissance depuis quelques mois et que nous devons séparer de la Liste Noire.

 

Des sites de vente directe accessibles dans le monde entier proposent ces montres à quelques euros. Elles sont souvent très belles et parfois relativement acceptables, mais elles ne valent que leur prix de vente réel, sauf à quelques rares exceptions qui sont la plupart du temps liées à une politique particulière de la boutique. Ces exceptions sont suivies dans la liste ci-dessous du signe +

 

Cela veut évidement dire que l’on pourra trouver ces montres un peu trop chères (jusqu’à 400 euros parfois) sur d’autres sites ou boutiques et sur Amazon à des prix plus raisonnables. C’est pourquoi, il est extrêmement important quand on est intéressé par un tel objet, de comparer les prix de vente chez les diverses plateformes. C’est ce comportement d’acheteur informé qui vous évitera tous les déboires dont je reçois quotidiennement le récit par courrier électronique.

 

Ainsi donc les marques de montres chinoises listées ci-dessous, sont des montres dites de qualité standard, qui sont vendues au juste prix et ne devraient être considérées ni comme des arnaques, ni comme des promesses de ce qu’elles ne sont pas.

 

Vous souhaitez dépenser 5 euros pour une belle montre qui durera le temps de vie de la pile (et parfois quelques années pour les mécaniques), ne vous privez pas, mais ne venez surtout pas me dire « je me suis fait avoir, la montre a perdu une aiguille, elle prend l’eau ou elle n’est pas Swiss Made, comme on m’avait promis !»

 

Si le marché existe, c’est qu’il y a une demande. Relativisons les choses en regard de l’époque, des habitudes modernes, et posons-nous les bonnes questions : Quelle type de montre je souhaite et combien dois-je débourser pour l’avoir ou bien : Combien de temps vais-je me contenter de la même montre à mon poignet ?

 

Voici la liste d'environ 240 marques (non exhaustive) :

 

Alienwork

Agelocer

Aismei

AMPM24

Amuda

Angela Bos

Arnex

BGG

Bajeeta

Bamoer

Baoland

Baosaili

Bariho

Beier

Benyar

Berliget

Bersigar

Besseron

Bewel

Biaoqi

Biden

Binger

Binkada

Binssaw

Binzi

Boamigo

Bobobird

Bosk

Boxx

Break

Burei

BXboxue

Cadisen

Cannibal +

Carnival +

Casima +

Chenxi (CX)

Cheykin

Chianriliu

Chiemsee

Chronos

Cjiaba

Codex +

Cocoshine

Comtex +

Corgeut

Crrju

Cuena

Curren

Daimi

Debert

Deouwan

Delevan Synoki

Didun

Doobo

Dom

Duyaer (Omays)

D-Ziner

Ebohr +

Efeng

Emmex

Epozz

Ernest (ne pas confondre avec Ernest Borel)

Esantalou

Etensiaopeng

Eyki

Ezon

Fanteekay

Faleidu

Fedylon 1868

Feyfan

Flent

Forsigning

Fotina

Fiyta +

Gaohailang

Garton

Geekthink

Geneva

GG luxe

Gimto

Gituto

Gladster

Grady

GT Watch

GT & FQ

Guanquin

Guanyu

Guiri

Hanna Martin

Hôans

Holluns

Hong

Honhx

HM

Ibigboy

Ibso

IK Colouring

Imensei

Infantry

Infinite U

Intimes

Inwet

Ipenshao

Isidore

Ivanol

Iyafenglon

Linyuan

Liujo

Jaragar

Jecksion

Jedir

Jiafeng

Jiangyuyan

Jiaxxin

Jimbbs

Jindi Long

Jinen

Jirong

John Ming

Jonas & Verus

Julius

KaKa

Kana

Kenon

Kingsy

Kinyued

Klasse 14

Kjnyuen

Kronen & Söhne (KS)

Kurt Waldoff

Liandu

Lige

Liken

Lingtun

Longbo +

Luobin

Manco

Marina Militare +

MCE

Megalith

Megir (Meegir)

Merinal

Michael John

Nary

Naviforce

Neiton

Newbork

Ninjia

North Edge

Ochstin

Ohsen

Olipai

Oneloong

Ontheedge

Orkina

Ossna

Ots

O.T.Sea

Oulm

Ouyawei

Oyang

Pagani Design

Paidu

Pangchi

Parnis +

Pasnew

Pe Feng

Perpetual +

Prema

QQ

Qingmei

Qingsun

Quianba

Quowang

Read

Readeel

Reef Tiger 

Reginald

Relax

Ristos

Rmaga

Roebelin & Graef

Rodina

Rossini +

Ruimas +

Samor

Samhuong

Sanda

Sdfgert

Sewor

Shark sport

Sharphy

Shenhua

Shoubiao

Sinobi

Skmei

Skone

Songdu

Starking +

Subvert

SvDtech

SW

Synoke

Taofengg

Tangsuosuo

Tevise

Tezer

The Fifth

Timeco

Tomoro

Toki

Tonkdu

Torbollo

TTLife

TVG

UMode

Uwood

Varens

Viennois

Vilam

Vindata

Vinox

Wecin

Weian

Weide

Weikin

Winner (ou T Winner)

Woonun

WR

Wwoor

Xin Tiao time

Xinew

Xinin

Xinzhnghu

Yadan 8008

Yazole

Yboti

Yelang

Yijia

Yonix

Yufei

Yuguaqi

Zhongyang

Zhuolei

 

La plupart de ces marques sont en vente sur Amazon, voir ci dessous :

Autre liste Mise à jour sur Site Chinois :

http://chinesewatchwiki.net/List_of_Chinese_watch_brands

 

Voir la Liste Noire

 

Et pour plus de précisions sur le Marché horloger Chinois, voir :

Fabricants de montres en Chine, éclairage et perspectives

...

MAJ - Novembre 2018

Je suis récemment tombé tout à fait par hasard sur un Forum britannique de montres qui se nomme : The Watch Forum.

Un Modérateur du nom de Always "watching" avait remarqué le présent billet et en a proposé la traduction en anglais sur le Forum. C'est bien sûr une grande marque de reconnaissance de notre travail, mais c'est aussi une bonne occasion de disposer d'une traduction anglaise du présent.

Merci au forum !

 

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Publié le 6 Octobre 2016

Davosa Military

Davosa Military

Davosa, marque Allemande de garde-temps qui construit ses montres selon la pure tradition Swiss Made est finalement assez peu connue. Cette entreprise familiale demeure pourtant parmi les horlogers les plus actifs en matière d’innovation, ayant été par exemple, l’une des premières à utiliser la céramique pour les lunettes de montres.

 

Nous avons déjà eu l’occasion aux tous débuts du blog MBA, de parler de la saga de la famille Hasler (https://montres-bonnes-affaires.over-blog.com/article-davosa-59504934.html),  mais il me semblait important de pointer l’extraordinaire esprit technologique qui a aussi animé ses dirigeants, toujours soucieux de proposer cependant des articles au prix juste - ce qui les fait entrer de plein droit dans la famille des montres de milieu de gamme.

 

Entre 1861 et 1943, de nombreux membres de la famille Hasler, horlogers de métiers s’installèrent en Suisse, inspirés par leur ancêtre Abel Fréderic qui dès l’origine montait à la main des montres en argent.

C’est Paul qui par passion développa l’entreprise familiale entre 1883 et 1977. Dès 1946, l’entreprise Hasler développa ses propres mouvements, le marché s’étendant naturellement vers les USA. Les fils Wilfred et Eric poursuivirent l’implantation en Europe par l’excellence des productions, tout en négociant avec intelligence le virage du quartz autour de 1975.

 

Dès la fin des années 80, avec le renouveau du mécanique apparurent d’excellentes productions, notamment basées sur les Valjoux 7750 et 7751. La marque Davosa entreprit une expansion mondiale sans pourtant beaucoup de bruits - essentiellement basée sur la réputation de ses montres très bien finies et cependant abordables.

 

En 1998, Basel accueilli pour la première fois la marque, qui dans les années 2000 fut placée sous la direction stratégique des Etablissements Bohle. Ce sera le début d’une fuite vers la recherche de la perfection qui verront émerger les nouvelles collections toujours plus belles et plus techniques vers plus de 40 pays dans le monde.

 

Ce sont souvent des moteurs ETA modifiés qui trônent dans des boîtiers à la pointe de la technique, revisitant tous les genres, hommes et femmes et qui font le succès des bonnes montres mécaniques d’aujourd’hui :

Des divers avec valve hélium à moins de 900 euros, des squeletons, des classiques à l’allure militaire. Toutes ces jolies montres réellement précises que nous aimons trouver à prix raisonnable, tout en sachant qu’elles dureront plus d’une génération !

Davosa Argonautic et TitaniumDavosa Argonautic et Titanium

Davosa Argonautic et Titanium

La marque est gentiment installée à Vlotho, une bourgade non loin de Hanovre dans le nord de l’Allemagne d’où elle rayonne jusque dans notre pays   http://www.davosa.com/en/.

Un excellent horloger lyonnais depuis 1886, l’entreprise Dury et Fils est donc pour la France, l’importateur de Davosa. Les Dury se feront un plaisir de vanter les mérites de cette excellente (et encore une fois, trop discrète) marque, que vous auriez vraiment avantage à découvrir avant de vous décider sur le modèle de votre prochaine automatique ! http://www.dury-et-fils.com/, sans compter aussi sur les quelques 30 détaillants horlogers sur tout le territoire.

 

Un évènement à ne pas négliger : du 10 au 14 octobre 2016, la marque fera gagner une montre Davosa sur les ondes de Jazz Radio

( fréquences ici : http://www.jazzradio.fr/radio/frequences )

Davosa Squeleton

Davosa Squeleton

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Publié le 27 Septembre 2016

Durant l’été 2016, MBA dans sa recherche permanente d’une information rigoureuse et fiable a souhaité entendre le nouveau responsable de la communication de la Maison Louis Cottier, Monsieur Hugo de Fenyi Rouvière.

Cette marque diversement appréciée ces dernières années a fait l’objet de critiques comme de grandes satisfactions. Consciente de ses défauts de jeunesse, de ses choix discutés et de la qualité irrégulière de son Service Après Vente et surtout de sa communication, la marque Louis Cottier a fait preuve en répondant à nos questions, d’une exceptionnelle franchise.

 

Nous vous livrons cet entretien :

Entretien avec le responsable communication de la marque Louis Cottier

JW : Bonjour Monsieur, vous êtes Responsable de la communication pour la marque Louis Cottier et nous avons déjà largement échangé nos points de vue au sujet de la marque que vous représentez. Vous avez accepté de répondre à mes questions, je vous en remercie.

 

Louis Cottier, enseigne horlogère bien connue en France depuis quelques années semble souffrir d’une réputation de manque de fiabilité et de Service Après Vente perfectible. Est-ce que votre nomination intervient dans la volonté de la marque pour améliorer cela ?

 

HdFR : Bonjour et merci de nous accorder cette interview. Nous sommes heureux d’avoir l’opportunité de nous exprimer auprès des passionnés et amateurs de garde temps qui sont nombreux à lire votre blog.

Pour répondre à votre question, j’ai été recruté par la direction de Louis Cottier afin de redresser la réputation de la marque qui a essuyé un certain nombre de revers depuis deux ans.

Après étude approfondie, j’ai le sentiment que le problème ne porte pas sur la qualité des produits de la marque ou de son service client mais bien sur la communication. Je ne nie pas que nous ayons eu des problèmes concernant certaines de nos collections qui ont fait l’objet de défauts. Je pense simplement que nous n’avons pas répondu de façon appropriée au mécontentement justifié de nos clients.

Quant à notre service client, il a beaucoup évolué ces dernières années et je travaille en étroite collaboration avec l’équipe en charge afin de le rendre plus performant. Il me semble qu’il est désormais beaucoup plus efficace et nous travaillons à ce qui le devienne encore d’avantage.

Nous sommes une entreprise jeune. Nous avons appris de nos erreurs passées et travaillons activement à ce que nos collections soient les plus parfaites possibles.

 

JW : Si les composants de vos montres sont fabriqués en Asie, comme une grande majorité de marques, avez-vous une politique de recherche des meilleurs fournisseurs et une stratégie volontaire de contrôle final ?

 

HdFR : Une précision me parait importante. Nous utilisons sur certaines de nos montres des mouvements suisses. Cependant, il est vrai que la majorité de nos composants sont d’origine japonaise et chinoise.

Pour répondre à votre question, nous sommes toujours à la recherche des fournisseurs les plus performants. Et lorsque nous les sélectionnons, nous leur imposons un cahier des charges incluant un contrôle qualité à différentes étapes de la chaîne de production afin de se prémunir de défauts de fabrication.

Mais le résultat n’est pas parfait, ce qui nous a conduits à réfléchir à de nouveaux axes de production.

 

JW : Vous m’avez expliqué que dans cette volonté d’améliorer la qualité des garde-temps que vous produisez,  ceux-ci  sont  à  présent  assemblés  en  France ?

 

HdFR : Effectivement, nous avons décidé de faire appel à une société française, basée dans la région de Besançon pour l’assemblage de nos montres. Nous avons créé pour l’occasion une nouvelle collection que nous venons d’aller présenter au salon « Hong Kong watch & clock fair » qui s’est tenu dans la circonscription éponyme la première semaine de septembre 2016.
C’est le début d’une nouvelle ère pour notre marque.

 

JW : J’ai remarqué sur votre Site Internet, une nouvelle rubrique consacrée au SAV où vous avez redoublé d’efforts pour vous mettre à la disposition des usagers qui pourraient rencontrer des problèmes.

Vous indiquez des coordonnées complètes, un suivi personnalisé, une écoute rarement constatée chez vos concurrents.

Est-ce que cette transparence est le résultat d’une volonté de renouvellement de l’image de la marque. Allez-vous écouter vos premiers clients insatisfaits ?

 

HdFR : Nous sommes conscients que la notoriété de toute marque repose sur la satisfaction de sa clientèle.

Comme je l’indiquais au début de cette interview, nous n’avons pas toujours été très clairs dans notre communication vis-à-vis des acquéreurs de nos montres. C’est un point essentiel que nous tenons à corriger.

C’est pourquoi nous avons mis en avant notre service client sur notre site internet et que nous en faisons régulièrement la promotion.
D’autant plus qu’il est intégralement internalisé. Notre hotline et notre atelier sont installés dans les locaux de notre entreprise, dans le 17ème arrondissement de Paris.

Nous sommes très attentifs aux messages que nos clients nous adressent. Bien que nous travaillions avec des horlogers traditionnels, nous distribuons la majeure partie de nos montres sur les canaux digitaux. Nos clients s’expriment donc également sur le web. C’est pourquoi nous assurons une veille pour venir à leur rencontre et échanger avec eux.

Nous vendons 50 000 montres par an. Il est assez naturel que certains acheteurs soient mécontents. Cela reste des cas isolés, induits bien souvent par un transport chaotique. Nous faisons donc en sorte de capter ces clients dès que possible pour les prendre en charge et les satisfaire au plus tôt.

Nous sommes l’une des rares marques à le faire sur notre marché.

C’est une particularité suffisamment rare au regard de notre concurrence pour qu’elle soit soulignée.

 

JW : On vous a reproché d’avoir utilisé le nom d’un horloger Suisse du début du XXe siècle de grande renommée pour apporter une aura à votre marque. Vous vous êtes d’ailleurs expliqué sur ce sujet sur MBA [http://montres-bonnes-affaires.over-blog.com/article-louis-cottier-la-verite-119521224.html ].

Nous savons que les noms propres sont rarement protégés. Qu’est-ce qui a motivé le choix des créateurs ?

 

HdFR : Monsieur Cottier est inconnu du grand public et une figure du passé de l’horlogerie. Yohann Uzan, qui a fondé la marque Louis Cottier, est un horloger passionné, héritier d’une maison suisse datant de 1892 et reconnaissant de tout ce que ses pairs et ancêtres ont apporté à son métier. Pour le reste, nous nous sommes exprimés publiquement sur ce sujet sur votre site. Les faits sont que nous sommes une entreprise française. Nos équipes sont françaises. Nos modèles sont dessinés en France. Et désormais, nos modèles sont également montés en France.

 

JW : Je suppose que vous êtes conscient du fait que les connaisseurs qui sont incollables sur l’histoire de l’horlogerie sont très vigilants sur ce genre de détail – Que pourriez-vous leur dire pour les rassurer ?

 

HdFR : Je ne suis pas certain que nous puissions les rassurer à l’instant. Les connaisseurs que vous évoquez et qui nous connaissent sont plutôt disons, circonspects, concernant notre marque. Je crois qu’il faut laisser le temps faire son œuvre. Nous avons fait des erreurs en terme de communication et faisons amende honorable. Nous espérons qu’ils nous entendront et nous comptons très prochainement reprendre contact avec eux afin de renouer le dialogue.

 

JW : Vos garde-temps ont toujours été visuellement très élaborés et la qualité des composants et du montage à présent au rendez-vous, qu’avez-vous en projet pour le faire savoir ? Certains revendeurs (notamment sur Internet) n’hésitent pas à dire qu’il s’agit de « Swiss Made », ce qui d’une certaine façon nuit à la réputation d’une marque qui a ses propres codes. Avez-vous des projets de communication sur ce point ?

 

HdFR : Nous ne sommes pas « Swiss Made » et cela ne sera en aucun cas notre axe de communication. Si nous voulons gagner en crédibilité, nous devons être francs dans toute notre communication. Dire que nos produits sont « Swiss Made » irait à l’encontre de ce pré-requis de notre stratégie.

Nous pensons plutôt orienter notre communication sur ce que personne ne peut et ne pourra nous contester : la qualité esthétique de nos produits.

Rare sont ceux qui ne trouvent pas dans nos collections « montre à leur poignet ».

C’est la force de notre marque de proposer des modèles très variés et nous constatons globalement que l’adage maison « A chacun sa Louis Cottier » se vérifie presque toujours.

Et les commentaires de nos nombreux clients – Nous avons vendu près de 250 000 montres depuis notre création - sont là pour le démontrer.

 

JW : Quels sont de manière générale, les projets que vous pourriez élaborer pour permettre à la marque Louis Cottier, de figurer dans le peloton de tête des créations horlogères françaises ?

 

HdFR : Nous avons pour ambition de produire une collection « Made in France ». Ainsi, nos produits devront répondre à un cahier des charges très précis et complexe que nous sommes actuellement en train d’étudier.

Cela serait un pas vers la bonne direction.

Par ailleurs, nous comptons développer notre présence chez les horlogers ayant pignon sur rue à courte ou moyenne échéance.

Enfin, nous avons d’autres projets à venir qui nous ont demandé des investissements importants en Recherche et Développement mais il est encore un peu tôt pour en parler.

 

JW : Nous avons été assez directs aujourd’hui. Je ressens votre volonté d’améliorer l’image de la marque et de réaliser des progrès sur tous les plans. Il me reste à vous remercier du temps que vous avez consacré à répondre à mes demandes. D’autres questions ne manqueront pas d’interpeller nos lecteurs. Je les encourage à consulter votre site pour y trouver plus de détails.

 

HdFR : Bien sûr, notre site est là et nous le sommes aussi. Nous ne manquerons pas de répondre à toutes les questions qui nous sont posées.

Montres Louis Cottier

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addendum

 

L’entretien que nous avons publié fin septembre n’a pas manqué de susciter les réactions de nos lecteurs et, quelques commentaires apparaissent à la fin de cet article. Nous avons également rencontré des amateurs et collectionneurs de garde-temps, certaines questions nous ont été transmises par d’autres canaux et nous avons interrogé la marque pour clarifier le sujet concernant le prix des montres chez Louis Cottier. En effet, des écarts importants ont été constatés selon les Sites de vente, des écarts que la pratique commerciale courante explique en partie quand on pense par exemple aux fins de stock des années précédentes.

 

Comme Mr de Fenyi Rouvière s’y est engagé, les réponses que nous avons reçues de la marque sont le fruit d’une concertation interne pour nous apporter une vision honnête, ce que nous saluons. Les arguments en faveur d’une certaine catégorie de prix nous rappellent que les charges sont effectivement fort différentes selon que la Société qui commercialise des montres est artisanale, structurée ou même internationalisée (on parle d’une même catégorie de garde-temps). On remarquera ainsi que les petites Entités ont généralement des frais réduits, n’étant pas grevées par des charges de service, tandis que les grosses Entreprises sont en mesure de diluer les coûts par le volume ou d’autres paramètres techniques. Il demeure la nécessité d’un besoin de cohérence (à qualité égale) qui n’est pas toujours possible. Nous remarquons en l’occurrence qu’à la fin de son intervention, la marque Louis Cottier s’engage aujourd’hui à réanalyser ses coûts et à les minimiser pour mieux appréhender un marché de plus en plus concurrentiel.

 

Voici donc les récentes réponses de Louis Cottier sur le sujet commercial et financier :

 

« Je comprends que l’écart de prix soit un sujet d’interrogation. Nous en avons longuement débattu en interne pour vous donner une réponse claire. Et je tenais naturellement à ce qu’elle soit honnête, eut égard aux échanges constructifs que nous avons pu avoir avec votre site web.

 

En premier lieu, il est important de préciser que le prix public de nos montres est calculé afin de couvrir : les coûts de R&D (recherche et développement), de fabrication de nos montres et de logistiques.


Ces coûts sont élevés pour plusieurs raisons :


1) Nous payons plus cher que nos concurrents les différentes pièces et l’assemblage de nos montres du fait des contraintes qualités que nous imposons à nos fournisseurs.

 

2) Nous sommes une entreprise structurée, avec ses services conception, marketing et communication, commercial, stocks, expédition, IT, back office (comptabilité et juridique) et la relation client. Nous sommes près de 50 collaborateurs, basés à Paris, qui œuvrons pour le développement de la marque et des produits. Cela représente une charge incontestable qui impacte également le prix.

 

3) Nous avons également des frais de logistique importants du fait de la fragilité inhérentes à la qualité de produits que nous transportons.

 

Ces différents facteurs expliquent que le prix public de nos montres soit de l’ordre de 1.000€ afin de nous permettre d’en amortir les coûts, particulièrement pour les nouveaux modèles.

 

Néanmoins, une fois que ces coûts sont absorbés par les volumes de vente réalisés, il nous est difficile de baisser le prix de nos produits. La raison en est que les codes mercantiles de notre industrie ne nous le permettent pas. L’horlogerie n’est pas un univers comme un autre et il est mal vu pour une maison de déprécier le prix de ses garde temps, en tous cas dans le cadre des prix publics.

 

C’est pourquoi nous avons opté pour l’option qui vise à faire appel à des sociétés spécialisées dans le déstockage, ce qui nous permet de proposer nos fins de stocks à des prix particulièrement réduits. C’est ce qui nous permet de développer notre marque et de nous faire connaître auprès du grand public.
Cependant, nous n’avons pas la main sur les prix définitifs qui nous sont souvent imposés. Ce qui fait que nous arrivons à des écarts important qui suscitent effectivement l’interrogation de nos clients.

 

Comme je vous l’indiquais au début de ma réponse, nous ne souhaitons pas réévaluer à la baisse nos produits lors de leur cycle de vie pour respecter les codes de notre industrie.

 

Par conséquent, je suis heureux de vous informer en exclusivité que nous avons décidé d’initier une réorganisation de notre chaine de valeur pour réduire, dès le départ, le prix public de nos produits. Pour cela, nous allons procéder à des ajustements dans nos comptes de charges pour diminuer ces prix publics dès que possible.

 

Nous espérons ainsi que nous parviendrons à résorber les questions que nos clients se posent au sujet de nos produits.

 

Je reste à votre disposition pour poursuivre nos échanges ou apporter des précisions si besoin.

 

Bien cordialement.

 

Hugo de Fenyi Rouvière »

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Octobre 2017

 

Il y a à peu près un an, je vous proposais cette interview du responsable Communication de la marque Louis Cottier.

 

Nous faisions le point concernant cette marque longtemps décriée sur Internet, avec la plus grande transparence.

 

Dans le souci exprimé de redonner de la confiance, la marque annonçait une prochaine baisse significative de ses prix, poursuivant l'effort continu d'amélioration de la qualité et une meilleure prise en charge du SAV.

 

Nous sommes heureux de vous transmettre le Communiqué de Presse ci-dessous, qui montre que la marque a tenu parole :

 

 

Entretien avec le responsable communication de la marque Louis Cottier

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Publié le 10 Septembre 2016

Frais de Douane pour les montres

Les frais d'importation pour les montres sont variables selon les pays qui appliquent ces frais, selon les pays d'où viennent les produits et selon les moyens de transport.

 

En règle générale, on rapporte qu'une montre importée depuis un autre pays vers la France (hors Europe) subit des frais de douane [selon la nomenclature] d'environ 20% + un maximum de 0,8 € - Ils sont donc équivalents en moyenne à la TVA et s'y substituent, mais cela peut être modulé aussi selon le tarif appliqué par l'expéditeur… qui parfois vend ses produits avec les taxes depuis son pays (TVA) et à d'autres moment hors taxes.

 

L'idéal pour l'acheteur serait que les prix pratiqués par le vendeur soient hors taxes  - et on peut le demander, mais les conditions commerciales appliquées ne suivent pas toujours la logique, car l'entreprise doit passer dés accords juridiques spécifiques. On n'est non seulement pas certain de toujours pouvoir en profiter, mais aussi d'avoir connaissance de ces accords, au risque d'être deux fois taxé  !

 

Certains vendeurs les spécifient, d'autres peuvent expédier sans frais de douane lorsqu'ils possèdent un dépôt en Europe par exemple. Il vaut toujours mieux s'assurer auprès du vendeur si des frais de douane seront appliqués à la réception, car tous ne le mentionnent pas. D'ailleurs les Chinois le plus souvent trichent en indiquant une valeur minime sur la facture ou le bordereau de dédouanement pour vous permettre d'y échapper, mais rien ne nous assure que les douanes ne vérifieront pas !

 

Pour simplifier la démonstration, nous donneront un exemple précis :

 

Vous souhaitez acheter  une montre de marque Seiko qui est vendue en Europe selon les vendeurs, entre 250 et 300 euros, mais vous trouvez le même produit parfaitement neuf et rigoureusement identique à Singapour, de plus, arrivant avec la même garantie internationale, au prix de 127 euros, transport gratuit *… L'Aubaine !

 

Attention : Si le vendeur passe par un transporteur connu (exemple DHL), la montre subira automatiquement un passage en douane et sera grevée de frais. On suppose que le prix proposé à Singapour est hors taxes et on peut donc s'attendre à devoir payer à la réception, des frais d'environ 22%.

 

Jusque là rien d'anormal, d'autant que le produit arrive en express par avion (environ 4 jours).

 

Sauf que les frais seront plus élevés que cela, car en effet, c'est DHL qui procède à la présentation aux douanes et vous appliquera donc des frais supplémentaires (parfois équivalents au montant du transport dit gratuit).

 

Au final, les frais de douane plus élevés que pressentis vous coûteront 30 euros et les frais techniques de "dédouanement" opérés par par DHL : 17,50 euros. On observe ici que les frais de douane seuls sont plutôt proches de 23,5% sans réelle justification et les frais d'intervention plutôt élevés ! Nous devront donc payer un total de 47,50 euros, ce qui portera le prix complet de la montre à 127 + 47,50 = 174,50 €

 

L'économie sera (par rapport au prix de vente en Europe), d'environ 20%, ce qui reste une bonne affaire ! 

 

A chacun de voir si la tranquillité (en matière de SAV) vaut la peine de passer par un achat dans une boutique aussi éloignée - En l'occurrence, Seiko bénéficie généralement d'une garantie internationale, mais ce n'est pas le cas pour toutes les marques.

 

Il faut savoir aussi que DHL qui vous avertira du moment de la livraison, procèdera au paiement en avance des frais de douane et pourra vous proposer de vous en acquitter par paiement sécurisé à distance, afin de vous livrer plus rapidement sans paperasse inutile et sans encaissement au "cul" du camion ! Mais rien ne vous interdit de payer le chauffeur qui aura tous les papiers nécessaires.

 

Vous savez tout, à vous de voir !

 

...

 

* Quand on parle de transport gratuit, le vendeur de Singapour peut aussi vous proposer d'expédier votre colis par la Poste, sans la boîte, ni les papiers, pour environ 10 euros - Le voyage durera une dizaine de jours, mais vous pourriez échapper au contrôle de la douane et au final économiser. Mais encore une fois, je vous déconseille d'utiliser cette formule, car vous prenez vraiment beaucoup de risques :

 

La possibilité plus grande de perte du colis

 

Posséder un produit non dédouané sur la facture - ce qui vous interdit pour certaines marques le retour en SAV

 

La revente plus difficile par l'absence de la boîte 

 

Et un contrôle aléatoire des douanes qui pourraient vous appliquer des frais supplémentaires parfois prohibitifs.

 

Sans parler de l'impossibilité de pouvoir justifier d'un achat conforme lors d'un contrôle dans l'entrée dans un pays (hors Europe) avec votre montre au poignet (on parle par exemple proche de nous, de la Suisse ou même bientôt de l'Angleterre…).

 

Certes, on parle de 200 euros et non de 2000 ou même 20.000 !

 

Mais je veux vous donner les meilleurs conseils et non vous encourager à frauder !

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Publié le 8 Septembre 2016

Un cas local et particulier : La saga de la marque Pontiac

Pontiac qui est aussi une marque de voitures américaines (fondée en 1906 – Groupe General Motors), n’a pas de relation économique avec la marque de montres dont nous parlons ici, mais l’usage de ce nom possède la même origine :

 

Le fondateur Ali Kinsbergen qui la lance en 1931 avec ses trois frères, cherche un patronyme fort symbolique et intemporel. Il porte son choix sur le nom d’un illustre chef Indien d’Amérique de la tribu des Outaouais, connu pour sa faculté de lire l’heure dans les étoiles.

 

Il frappe très fort en précipitant l’un de ses modèles depuis le plus haut immeuble d’Anvers. En 1935, peu de marques pouvaient se prévaloir d’une solidité lui permettant d’arriver intacte au sol. Pontiac est reconnue jusqu’en 1958 par la particularité de la lettre P qui couvre le reste du nom.

 

Peu de temps après la guerre, Pontiac devient la marque des sportifs.

 

Elle  innove sans cesse et créé une montre insensible au magnétisme dès les années 40, mais elle reste une spécialité néerlandaise qui malgré sa volonté d’expansion devra fermer sa filiale en Indonésie en 1955.

Un cas local et particulier : La saga de la marque Pontiac

En 1958, on précipite à nouveau 2 modèles depuis le sommet de l’Atomium de Bruxelles, symbole de l’Exposition Universelle. Encore une fois, après une chute de plus de 100 mètres, les garde-temps fonctionnent toujours.

 

Pontiac est si connue et appréciée pour sa solidité chez nos voisins du Benelux qu’en 1964, la marque fait l’objet de la première publicité télévisée.

 

Elle change de mains en 1994 et passe sous le giron de TWC-Tapernoux qui la conservera pendant 20 ans. Le logo se simplifie et les premières montres pour les chemins de fer belges sont lancées en 2000.

 

En 2008, c’est la société Chrono Euro Diffusion qui préside aux destinées de cette belle marque, qui bien qu’appréciée en France, restera essentiellement distribuée en Belgique et aux Pays Bas. D’ailleurs, les Revendeurs physiques sont aujourd’hui surtout présents aux Pays Bas, au Luxembourg et dans la plupart des provinces Belges.

 

Depuis 2014, après les affres du quartz qui toucha presque toutes les compagnies horlogères, Pontiac réussi son retour au mécanique avec des modèles Swiss Made, toujours aussi solides, mais particulièrement bien finis.

 

http://www.pontiac.watch/

 

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