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Publié le 22 Décembre 2018

Les gilets jaunes de l'horlogerie

Un vœu pour l’avenir,

… Quelques revendications :

 

Pas de tromperie sur la marchandise !

Une fiche technique complète, précise et indiscutable

Des prix qui assurent la rentabilité, mais sans exagération

Un Service Après vente dans le pays de commercialisation

De l’honnêteté sur l’histoire de la marque, sans mensonges

Le classement dans une gamme parfaitement identifiée

Un contrôle systématique au cours de la fabrication

Une déontologie parfaite qui écarte les produits douteux

Peut-être enfin une charte qui établit des critères minimum

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Publié le 21 Décembre 2018

Coup de gueule du Blog MBA

Avant de laisser ici mon point de vue, j’aimerais expliquer que depuis le début du Blog MBA (il y a déjà presque 9 ans), j’ai subi bien des pressions. Il est toujours dérangeant de dévoiler des vérités ou même tout simplement – parfois – des petits « arrangements entre amis ».

 

Il est évidemment compréhensible que la plupart des gens puissent considérer qu’un travail mérite salaire. Certains créateurs de Blogs sur Internet se laissent bercer par la possibilité de gagner quelque notoriété ou fortune… en récompense de leur labeur. Ce n’est pas critiquable en soi !

 

Ma politique de ne tirer aucun profit de cette activité n’est pas non plus motivée par une recherche quelconque de seule reconnaissance. Le Blog devrait demeurer un simple partage. Ce qui est plus dérangeant vient de cette « Nomenclature Internet » qui vous propose dans une recherche des Blogs d’horlogerie, tous les chroniqueurs et découvreurs du Monde Horloger, associant ainsi aux Blog purs (dont la définition du Dictionnaire Larousse dit : « Site Web sur lequel un internaute tient une chronique personnelle ou consacrée à un sujet particulier »), pratiquement tous les Sites institutionnalisés. En parlant d’horlogerie, ils établissent des partenariats financiers avec des marques, des distributeurs ou d’autres chroniqueurs, l’objectif perdant quand même son essence dans une activité mercantile.

Coup de gueule du Blog MBA

Ainsi, lorsque vous recherchez un Blog d’horlogerie sur Internet, vous tombez sur tous ceux qui en parlent, passionnés, chroniqueurs… ou « entreprises de profit » et vous ne serez absolument pas en état de mesurer le taux d’honnêteté du propos, de véritable liberté de ton ou d’indépendance intellectuelle.

Ce n’est pas de la faute de ceux qui « en gagnant un peu d’argent » peuvent partager leur passion pour cet art majeur. C’est bien celle de la fameuse « nomenclature ! ».

 

De fait, j’ai toujours analysé le positionnement de MBA créé en 2010, par rapport à tous les « Sites-Blogs » existants… qui plaçaient en France le présent Blog, à peu près en 5ème position.  Position analysée en regard de la fréquentation et du nombre d’abonnés, donc tout à fait transparente. Aujourd'hui, les sept ou huit autres Blogs de Montres les mieux référencés ont démarré leur activité au plus tôt en 2011 et ceux antérieurs à MBA ont disparu. J'espère que le principe du Blog indépendant perdurera cependant !

 

Vous serez finalement les seuls juges des organes qui pourraient littéralement être  considérés comme « Blog ». Soyez en sûrs, il y en a très peu !

MBA certes défend cet état et finalement adhère à un concept qui rend par définition le Blog éphémère… ou même fluctuant dans sa régularité de publication. Ce travail personnel, même s’il cherche à rester un engagement sérieux, n’est pas destiné à demeurer éternel. En ce qui me concerne, il a représenté une moyenne de 5 heures de travail journalier. Je ne vais pas m’en plaindre, je l’ai choisi !

 

Je voudrais juste regretter le peu de considération des structures plus présentes et plus productives ! Curieusement j’ai pu établir des relations d’extrême confiance et de respect avec les fabricants et les journalistes, alors que les « chroniqueurs » dans leur grande majorité ainsi que les « forumeurs » ignoraient copieusement le Blog MBA.

 

Mais ! Je me suis engagé pour défendre un point de vue avec des règles qui n’ont jamais varié, donc je n’ai pas à m’inquiéter de cet état, il est relativement « naturel ».

Ce sont les lecteurs qui, de la même façon que j’ai dénoncé bien des « abus professionnels », pourront trouver dans mes propos, un écho profitable. De ce côté, la réalisation est flagrante quand je relis les « milliers » de témoignages des lecteurs de MBA. Alors tout est bien, nous avons rempli notre contrat !

 

Sachez seulement qu’il y a bien des choses que je n’ai pas dévoilées par déontologie ou simplement par respect ! Dont par exemple le manque de pertinence ou l’accumulation de fautes d’orthographe ou de syntaxes de publications horlogères établies, disponibles chez nos marchands de journaux. Je l’ai signalé en son temps sans ne jamais recevoir aucune réponse. Le respect est quand même dû à tous les niveaux !

 

Il arrivera un jour, sans doute prochain, où je ne pourrai plus assumer ces chroniques, mais ce ne sera pas par désillusion, ou par rancœur – Je laisse chacun à son auto introspection !  Ne m’en voulez pas, je laisserai cependant à votre disposition cette prestation dans laquelle vous avez été tellement nombreux à collaborer. Ce Blog restera le vôtre, personne ne vous ne le volera !

Coup de gueule du Blog MBA

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Publié le 7 Décembre 2018

Dossier Montres sur Le Particulier Pratique -  ( Mensuel du Groupe Le Figaro )

Communiqué :

En novembre dernier, j’ai été contacté par une journaliste du mensuel Le Particulier Pratique, qui fait partie de la batterie de journaux spécialisés publiés par Le Figaro.

Ce mensuel très apprécié propose chaque mois depuis des années, des informations pratiques sur tous les sujets et des dossiers fournis sur certains produits ou services spécifiques.

 

L’un des sujets (10 pages) du numéro du mois de décembre 2018 (le N°451) qui vient de paraître, avait pour ambition de guider les acheteurs de Noël vers les meilleures affaires de garde-temps ; un objectif que nous partageons objectivement !

MBA a donc avec échangé ses ressources et ses expériences avec plaisir. D’autres acteurs du domaine de l’horlogerie ont également contribué à ce dossier et nous encourageons les lecteurs de MBA de s’en procurer un exemplaire. Vous pouvez le commander en format papier ou électronique en ouvrant ce lien :

https://boutique.leparticulier.lefigaro.fr/produit/124520-le-particulier-pratique-n-451

 

Nous vous souhaitons une bonne lecture de ce dossier qui comporte les sous-rubriques suivantes :

  • Un choix bien aiguillé
  • Les critères pour bien choisir
  • Acheter du neuf ou de l’occasion
  • 10 montres iconiques

 

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Publié le 3 Décembre 2018

Boutique de l'année 2018 - Ocarat

Avec une expérience de boutique en ligne remontant à 28 ans, les fondateurs d’Ocarat ont mis à la disposition du public, leur espace de vente à distance dès 2010. Philippe Boiché s’est entouré de collaborateurs de premier ordre pour proposer bien sûr des garde-temps, mais aussi des bijoux. Plus de 30.000 articles sont disponibles dans des conditions qui font honneur aux efforts de nos horlogers de France.

 

La vente par Internet est un défi journalier. Ocarat  a mis un point d’honneur à organiser sa propre structure informatique de suivi du stock et des ventes. Les pages permettant l’accès aux articles sont continuellement actualisées, rendant l’expérience d’achat extrêmement fluide et fiable. L’esprit commerçant n’est ainsi pas un vain mot chez Ocarat ; des remises très régulières sur la plupart des articles, des réductions et cadeaux de bienvenue accompagnent la livraison de vos « précieux ». Ainsi, pour tous les articles commandés, sont proposés dans le parcours d’achat, des cadeaux de qualité à seulement un euro, ainsi que des points de fidélité conséquents qui permettent de rapidement cumuler des déductions pour vos emplettes suivantes. Les professionnels français qui ont souvent des efforts à montrer sur la façon de considérer leur clientèle, trouvent ici un exemple à suivre.

 

Ocarat (https://ocarat.com/ ), Site sécurisé, propose une palette de plus de 160 marques en horlogerie – Pas de Rolex, d’Omega, de Zenith ou de Breitling, mais de bonnes montres de milieu de gamme ou de luxe abordable comme on les aime sur MBA, avec pour force de ne pas négliger ces nouvelles enseignes appréciées par nos lecteurs, comme Beaubleu, William L 1985 ou Spinnaker dont nous avons récemment parlé.

 

Evidemment, notre sélection toujours sévère a pris en compte les aptitudes et les compétences listées dans notre série de critères exposés ici : http://montres-bonnes-affaires.over-blog.com/2015/11/classement-de-la-meilleure-boutique-2015.html. Ocarat a su ainsi montrer une très belle pertinence, une qualification et un savoir-faire qui nous ont impressionnés. C’est pourquoi nous déclarons Ocarat, boutique Internet de l’année 2018 avec une note de 17,7 sur 20.

 

Les choix sont facilités par des pages claires et complètes, rien d’important ne manque aux caractéristiques présentées sur chaque article. Nous plaçons une mention spéciale à la description détaillée de chaque montre, qui nous donne ainsi l’impression d’écouter un vendeur concerné maîtrisant bien ses produits.

 

S’il est difficile de découvrir des prix moins disant, la boutique internet s’aligne sur ceux que vous pourriez trouver moins cher ailleurs. Le contact client est poussé grâce à des échanges facilités par email ou par téléphone et leur accueil toujours souriant est disponible pour analyser toutes les solutions à d’éventuels problèmes ou aménagements souhaités. Facilités de choix par critères simplifiés, remboursé jusqu’à 30 jours d’essai, conditions de paiement incluant des crédits maison avec peu de frais et livraison offerte ajoutent à la batterie de conditions exceptionnelles proposées par Ocarat, dont la mise à la taille de bracelets acier.

 

Vous pourriez avoir envie de soupeser vos futurs achats, d’en découvrir les reflets réels ou de venir en prendre livraison vous même, qu’à cela ne tienne, un bel Établissement physique est accessible pour les parisiens. Rendez-vous dans la boutique Ochrono, 3 rue Perrault dans le 1er arrondissement à deux pas de la Seine des rues de Rivoli ou Saint Honoré, juste derrière le Musée du Louvre.

 

Le 1er jour de sa diffusion, cet article a été lu par environ 6000 personnes.

Boutique de l'année 2018 - Ocarat

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Publié le 14 Septembre 2018

MERCER Concorde - (Made in USA) Miyota 9039 automatique - verre saphir - 340 €

MERCER Concorde - (Made in USA) Miyota 9039 automatique - verre saphir - 340 €

Dans sa constance : donner l’heure de la plus jolie façon, l’horlogerie – contrairement  à ce que l’on pourrait supposer en considérant son anatomie – a varié d’innombrables fois sans jamais abandonner son dessein.

Elle a pourtant en rejoignant nos poignets, su trouver ses publics, comme c’est d’ailleurs le cas de la plupart des biens de consommation : Des montres d’entrée de gamme pour les petites bourses à celles de grand luxe pour les plus fortunés, tout en respectant la qualité possible ou nécessaire de ses composants et des principes de fabrication.

 

Varié, elle a…en migrant déjà de nos poches de gilet à nos manchettes, puis en introduisant le Quartz et d’innombrables formes, matériaux, techniques et modèles de distribution. Il est possible aujourd’hui sans devoir concevoir son propre modèle idéal, de trouver dans toutes les gammes, la montre qui nous plaira ou nous conviendra le mieux. On dit de ce genre d’offre qu’elle a atteint sa stature adulte.

 

Je vous parle le plus souvent du milieu de gamme, des séries de garde-temps qui s’évertuent à rattraper le juste milieu. Les fabricants de ces incontournables mettent un point d’honneur à construire des objets dont le rapport qualité/prix est équilibré. Ces montres sont belles, bien construites, durables et abordables. Elles pourraient suffire à nos besoins et nous avons avantage à continuellement les redécouvrir. Elles n’éclipseront pourtant jamais les autres gammes… mais pourraient elles être remplacées par autre chose ? Les classes, les moyens disponibles, les goûts se contentent la plupart du temps de rester à leur place, mais l’attrait de la nouveauté, de la révolution même, des nouveaux horizons techniques et visuels redistribue parfois le jeu !

 

C’est pourquoi j’ai choisi aujourd’hui de vous parler de l’horlogerie militante.

Une horlogerie qui d’une certaine façon cherche par l’action à faire triompher ses idées, ses opinions et qui défend activement une cause. Ce sont le plus souvent des Artisans qui sont à l’origine de ces productions confidentielles. On observe ce phénomène depuis les années 2000 et il faut bien lui donner un nom !

Dans cette entreprise, des créateurs indépendants et souvent parfaitement formés, se lancent à la fois dans l’ouvrage et dans la créativité. De nouveaux supports, remplaçant la publicité classique, ils usent et parfois abusent du financement participatif pour assurer leur productions, mais rencontrent la plupart du temps un franc succès : Les gens aiment les nouvelles idées qui leur sont bien expliquées

 

En assurant la fabrication et la distribution de quelques dizaines de montres originales, ces petites structures qui n’ont rien à voir avec les entreprises établies et installées, se font connaître et suscitent l’engouement par l’audace, proposant des produits pensés, finis et fiables. Les gens en général et les amateurs d’horlogerie en particulier sont friands de courage et d’innovation. Chacun est servi !

On voit donc littéralement, des dizaines de petites marques émerger, ayant toutes écoulé leurs premières créations et renouvelant avec toujours plus de motivation le genre ! Ce sont systématiquement des produits de grand intérêt, à prix équilibré.

La recette du succès est presque toujours la même et tend à devenir une constante, qui au moins pour quelques décennies restera la règle !

 

Une conception garantie par les créateurs, utilisant des composants connus pour leur valeur irréprochables et venant d’horizons divers. Les bons ateliers sont partout : En Suisse, en Allemagne, à Hong Kong. Le rapport équilibré étant le principe le plus recherché, c’est l’économie qui prime, accréditée par le nombre de pièces assurées à la livraison. Les mécanismes les plus courants sont majoritairement japonais, mais peuvent être de très bonne qualité chinoise, ou exceptionnellement extraite d’anciens stocks en parfait état et occasionnellement suisses.

Les bracelets sont soignés, comme les boîtes de présentation. Rien n’est laissé au hasard et souvent les souscripteurs sont largement associées aux diverses étapes de la conception et de la fabrication.

Puis avec la notoriété et la réussite, les entreprises nouvelles souvent perdurent et continuent d’innover. Elles s’établissent dans le paysage horloger comme des structures militantes !

 

Les prix s’établissent généralement entre 300 et 600 euros, frôlant les 250 euros pour de bonnes montres à Quartz et atteignent rarement les 1000 euros pour les plus évoluées. Elles sont majoritairement – cependant –, animées par un mouvement mécanique, qu’il soit manuel ou automatique.

Quelques noms parmi les plus significatives : Akrone, Barrington Griffiths, Bausele, Beaubleu, Charlie Watch, Erroyl, Gavox, Griffin Emblem, Hof Watches, Magrette, Marloe, moVas, Project O Concept, Promotheus, Sartory Billard, Slow, Valimor, William L 1985, pour celles déjà présentées sur MBA, mais beaucoup d’autres dont il faudra aussi parler, comme Raven, Hegid, Gibernon, Boschett, Mercer, Makara, Maranez, Hirwill, Ventus, Helgray… et quelques dizaines d’autres !

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Publié le 3 Septembre 2018

Manufacture Française : Pequignet !

Manufacture Française : Pequignet !

Je travaille depuis très longtemps sur ce sujet, mais au fur et à mesure de mes « explorations », je découvre des éléments qui lient des marques et des « prétentions » d’origine françaises. Il n'existait pas de liste exhaustive de toutes les marques de montres se réclamant d'une origine hexagonale, même si la mention "Paris" ne peut confirmer certaines d'entre-elles comme étant fabriquées sur notre territoire. En réalité, il ne suffit pas d'avoir un nom à consonnance francophone pour pouvoir apposer sur le cadran : "Fabriqué en France"... et surtout parce que ce label n'existe pas et n'est pas reconnu comme l'Helvétique "Swiss Made" ! 

 

La liste MBA est la plus complète et la plus fiable existant à ce jour. Je dois pour cela remercier les nombreux passionnés français qui régulièrement attirent mon attention sur les petits nouveaux ou les oublis. Merci !

 

Dans la liste alphabétique déroulée ci-après, nous trouverons un peu dans le désordre des marques établies en France (siège social) qui sont soit « installées », ou prétendument installées ! – Certaines profitent d’une renommée liée au marché du luxe « hexagonalement réputé », mais fabriquent intégralement en Suisse – d’autres assemblent peut-être certains éléments ou la montre entière à partir de pièces venues d’horizons multiples – certaines encore ne se tracassent pas avec ces considérations et importent directement du Sud-est asiatique des pièces plus ou moins de qualité, quand d’autres aussi mêlent les deux dernières versions.

 

Il existait en France une seule manufacture, c’était Pequignet. Les avis étaient partagés en ce qui concernait l'origine de certaines pièces composant les montres. En principe, tous les assemblages étaient faits en France. Malheureusement, fin 2016, elle s'est trouvée en redressement judiciaire. Après bien des difficultés et un dépôt de bilan Pequignet est de nouveau dans la course. En effet, un collectif regroupant 4 membres de l'équipe a repris l'entreprise début 2017, sous la direction de l'un d'entre eux : Dani Royer. Une grande partie des emplois sont préservés et la marque reste dans son berceau à Morteau.

 

Une petite maison : Lornet, pointe son nez dans ce cénacle très fermé. En développant son nouveau calibre MLA-01, elle pourrait prétendre aujourd'hui à ce titre de "Manufacture" - Elle cite sans équivoque toutes les origines françaises de ses pièces, faisant travailler de vrais artisans horlogers français de la région de Morteau. Elle parviendra à ce titre en fabriquant elle même tous ces composants. Un travail cependant déjà remarquable et exceptionnel, comme d'ailleurs le calibre PH-010 conçu et assemblé en France par Phenomen !

 

Il y en avait une autre jusqu’en 2011 : FDMN (fabrication de montres normandes) de Karsten Frasdorf, extrêmement prometteuse, mais les difficultés liées à la mise en place d’une telle créativité franco-française a voué (pour le moment) cette belle aventure au sommeil !

 

Quand à d’autres expériences du même type (Vincent-Paris, par exemple), elles n’ont pas trouvé les débouchés nécessaires pour leur permettre de perdurer, mais les calibres étaient là importés. D’autres expériences sont à encourager, comme Vangarde qui modifie un calibre ETA réputé en en faisant une œuvre d’art et qui pourrait nous surprendre avec de belles originalités. Plus récemment HOF Watches tente le même parcours.

 

Tous les autres se retrouvent dans les cas plus haut cités ou des conditions hybrides, quand elles ne créent pas de petits calibres fabriqués en France avec des composants d’origine diverses. 

Dodane Type 23

Dodane Type 23

Alors voici la liste (environ 300 marques) :

 

9H Vintage, Aerotime, ActivRadio, Agatha Paris, Aglaïa & Co, Agnès B, AHA, Aight, Akteo, Akrone, Alain Silberstein, ALB (Atelier Le Brézéguet), All Blacks (SMB Besançon), All Meca, Anthony, Antoneli, Aritocrazy, Arpiem, Arthus Bertrand, Atelier, Atelier Arts Mécaniques, Atelier des montres, Audace One, Auctor, Automat, Auricoste, Awake, Baltic, Baricentro, Barthelay, Bayard (Spiero Horlogerie), Bell & Ross, Benjamin Muller, Berthet, Beltonn, Beuchat, Bianchi, Blancarré, Blancier, Bodet, Boomberg 1968, Bord à bord, Borderlake(1), Boucheron, Bouchonnet (ComtéSavoie 1947), Brantome, BRM, Briston, Burel, Carmafix, Cartier, Carzo & Lieuter, Catena, CBD, Ceciaa, Celsior, Certus Paris, Chanel, Charles Hubert Paris, Charles Oudin, Charlie Watch, Chaumet, Cheval Remy, Christian Miche, Chrono Freeze, Chronowatch, Citime, Cobra, Commune de Paris 1871, Corniche, Dalery, Damoiselle D, David Legrand, Davis, Decathlon, Depancel, Devred 1902, Dièse - Duc Oger (Vivre le Marais), Dior, Dodane, Dolphin Watches, Doplr, Duc Decreon de St Pierre, Dutrain, DWYT, Elite, Elixa, Elsa Lee, Ernest, Farol, Ferdinand Berthoud, Fernweh, Fleurus, Florian Chosson, Fjord, Fontenay, FOB Paris, Fontenay, French Custom, French Wood, Frenesy, Fréret-Roy, Fugue, Go Watches, Grayton, GTO, Guionnet, Gustave et Cie, Guy Clarac,  Halchimy, Harpo, Hector H, Hegid, Herma Anguenot, Hermès, Hervet Watches,  Hexagonale, Hof Watches, Horae Volant, Humbert-Droz, Hyoga, Ilegal Paris, Immersion, Jacques Stussy, Japy, Jaz, Jean Baptiste Viot, Jean Bellecour,  Jean de Laubret - Kody, Jean-Louis Frésard,  Jean Muller, Jean-Pierre Lepine, Jetlag, Jost Burgi, J&Y Trinquet, Kankki, Kelton, Kiplé (SDL), Klokers, Korloff, Koppo - L'atelier des Montres, Lacoste, Laps, Laval, La Manufacture, La Trotteuse & Cie, Laruze, Le Quart d'Heure Français, L'origine du temps, Les Partisanes, Landeron, Lebois & Co, Lip, L.Leroy, Lord Henry, Lorma, Lornet,  Louis Cottier, Louis Jeansol, Louis Pion, Louis Villiers, Luc Monnet & Cyril Brivet-Naudot (Arts Mécaniques), Lulu Castagnette, Luthes, Luzaka, Mademoiselle Anne, Maison Bonnet, Mauboussin, Marea, Maty, Matwatches, MCFLY, MCK, MenHa Tann,  Menthe à l'eau, Michel Epenoy (Arvor - Dulcy), Michel Herbelin, Mikael Bourgeois, Millow, MMT, Mona (Monawatches), Moncozet, Moove, Montale Paris, Montreskull, Moog, Mou Company, March LA.B, Morgan, Mr Lenoir, Motor Watch Design, MW & Co, Myno, Nanoblock, Nautec, Navitec, Nevo Watch, Nowa Paris,  Novy, Nuage, Obrey, Octopus Watches, Offshore Limited, Olivier Jonquet, Olivier Randin, Opex, Opinion Chronographe, Ossauwatch, Oui (Merci), Oxygen, Pam Tim, Panamers, Passy 1850, Patrouille de France, Patton, Paul Valentine, Pequignet, Pfaro, Phenomen, Philippe Conroy, Philippe Tournaire, Pascal Coyon, Place Vendôme (la marque !), Polar France, Pierre Lannier, Poiray, Prima Classe,  Project o Concept, Pyrénama, Quentin Carnaille, Ralf Tech, Redear, Regnier, Remontet, Réné Mouris, Renoma, Reservoir, Rezin, Rochet, Routine, Roxy, Saint Honoré, Sartory Billard, Schroeder, Semper & Adhuc, Sila, Silberstein, Sismeek, Skalli Paris, Splitsen, Steel time, ST Dupont, Tayroc, Tekday (Certus), Tempus Paris,  Thierry Gibernon, Thirsty Watch, Thomas Sabo, Timetobekult, T. Miltonn, Trendy, Trilobe, Triton, Ultra, Urmage, Utinam, Vangarde, Vasco, Vegea, Very Mojo, Vicomte A, Voriagh, Vuillemin Regnier, Yema, Yonger & Bresson, Yves Bertelin, Vasco Watch, Vicomte Arthur, Waooh, Water Freeze, Watford (Citime), WF, William L, Wysiwatch, XME Company, Zadig & Voltaire, Zoeline, ZRC, 4N, ...

 

MAJ. 24 mai 2019

 

Depuis 2016, quelques marques citées ou non assemblent à nouveau en France, comme LIP, Kelton ou Louis Cottier. Certains ateliers artisanaux réalisent aussi dans notre pays quelques poignées de montres dans des marques discrètes (ex. Baierlein près d'Avignon, Triskell en Bretagne, ou AHA en Alsace), mais si vous en connaissez d'autres, merci de nous communiquer leurs noms, comme certains l'ont fait en 2017 (Merci Guillaume !) et, qui ont donc été rajoutés à la liste. Il faudra cependant rester pragmatiques sur la définition du Made in France si l'on veut considérer que ces garde-temps ne sont pas, dans la grande majorité des cas, conçus, puis fabriqués avec des pièces de l'industrie française. Ne serait-ce que ce qui concerne les mouvements, en dehors des vieux calibres parfois encore utilisés ou des créations francophones récentes. Le Made in France n'est pas le Swiss Made ! Il n'y a donc comme on l'a dit aucun critère minimum qui garantisse aujourd'hui le soi-disant label. On peut par exemple, voir des choses très étranges : une montre intéressante, la première de "Merci" qui produit sa LMM-01 (portée par Emmanuel Macron), pensée en France et française de cœur, mais assemblée en Suisse avec des composants suisses !   

On peut signaler des produits comprenant un ou plusieurs éléments étrangers (dont des modules suisses) qui sont cependant totalement assemblés en France à la main par des artisans, comme Damien Koch, Mikael Bourgeois, Jean Louis Frésard, Pascal Coyon, Thierry Gibernon, Christian Miche, Olivier Jonquet, Valentin Remontet, Sylvain Pinaud et quelques autres ... Ce sont souvent des montres réalisées en peu d'exemplaires, prisées par les collectionneurs, mais au juste prix. La création française n'est pas près de s'éteindre !

 

Avertissement : Vous serez sans doute étonnés de ne pas trouver certaines marques de luxe ayant pignon sur rue dans la capitale – ceci est dû au fait que quelques-unes d’entre-elles par opposition à d’autres ayant gardé leur siège social en France, ont complètement délocalisé leurs fabrications horlogères en Suisse (Il est difficile de les classer parfaitement - par ex. Chanel  Horlogerie fabriqué en Suisse a gardé son siège en France - plus d'infos ici :  link  Il y a plusieurs autres comme Poiray etc..)  on peut compter un certain nombre de marques de luxe comme Hermès, Chaumet, Guy Laroche ou Nina Ricci… J'aime aussi observer que certains créateurs (ceux de Charlie Watch) prennent la décision de fabriquer leurs montres à Paris même si leurs calibres quartz viennent de Suisse. D'autres emboîtent le pas comme Mauboussin. Par ailleurs, il n’est pas question de dire ici que les marques présentées sont toutes dignes de confiance. Il en reste un certain nombre très douteuses – ni de lister toutes celles de « bas de gamme » distribuées dans les réseaux du type « Hypermarché » comme Clyda, Pally Jane, R Fight, Louis Chatel, Performer, Pic et Poc, Fizz, Auriol, Action, Quantième, Corador, B&G, Tous mes Bijoux et quelques autres que nous rajouterons au fur et à mesure de leur identification. Ces marques n’ont pas d’existence propre et ne sont qu’un nom distribué par un groupe multi-activités. On peut noter aussi des "essais" plutôt amusants pour ne pas les qualifier de "gadgets", comme Stilic Force. Cependant, la grande majorité reste un ensemble de marques typiquement horlogères, consacrant son savoir-faire sur la distribution de garde-temps. Cet article ne va pas non plus lister les synergies entre certaines marques, mais elles existent. Les montres connectées ne sont pas listées (il y en a un certain nombre), ni les fabrications très particulières à l'attention des malvoyants, des sportifs, des infirmières et de tous les utilisateurs spécifiques. Ce qui peut réellement nous rassurer, c’est le fait que l’industrie hexagonale de montres n’est pas si terrassée que cela et que nous pourrions espérer des meilleurs d’entre-elles, les soubresauts et la reconnaissance qui leur permettra de reprendre une vieille place largement oubliée de la création horlogère française.

 

(1) Borderlake, la seule marque française de montres en bois SWISS MADE, mais ne propose que des mécanismes quartz pour le moment. Probablement la seule marque de montres en bois digne d'intérêt sur le marché et à des tarifs identiques aux plus mauvaises productions chinoises.

 

Cet article a été publié à plusieurs reprises depuis 2013 - A chaque mise à jour il est réédité.

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Publié le 28 Août 2018

Revue de la montre Rotary Chronographe « Vintage » GB00600/05

Rotary est une vieille marque originaire de Suisse qui a été fondée par l’horloger Moise Dreyfuss en 1895 à la Chaux de Fonds https://www.rotarywatches.com/en/ , mais le logo de la roue ailée ne fut introduit qu’en 1925 quand les fils de Moise (Georges et Sylvain) ouvrirent leur première boutique en Grande Bretagne pour y importer la marque. Les créations et brevets suivirent avec la première montre anti-choc dans les années 1935 puis le développement grâce aux premières commandes de l’armée Britannique en 1940 qui appointa Rotary comme distributeur officiel.

 

Dans le même temps, le troisième fils de Moise, René Dreyfuss avait créé en Suisse (1890) une marque sœur de plus haute qualité qui prit le nom de Dreyfuss & Co en 1925, étant connue précédemment sous celui de Dreyfuss fils. René resta à la tête de la Compagnie jusqu’en 1974, toujours dirigée par un descendant : Robert Dreyfuss.

 

Rotary est également dirigée par le même arrière petit fils Robert Dreyfuss, mais a conservé son implantation Britannique, réalisant de temps en temps des modèles élaborés selon le label « Swiss Made ».

 

Les deux sociétés ont été rachetées en 1974 par Citichamps, l’un des plus grands groupes chinois d’horlogerie qui possède également plusieurs marques Suisses comme Eterna, Corum et quelques autres, conservant leur culture et leur fabrication suisse, mais pour les modèles courants (ex. Rotary)… tout est réalisé à présent en Asie, les dirigeants actuels restant en poste.

 

La conception nouvelle des montres Rotary suit donc le modèle actuel qui veut que la fabrication, comme celle de la grande majorité des garde-temps de centaines de marques, soit conçue et réalisée sur le continent chinois. Ils ont développé en sous-traitance un véritable savoir faire qui prend le pas sur tout ce qui n’est pas spécifiquement Suisse, Allemand, Japonais ou Russe. Nous avons déjà développé dans nombre d’articles, l’influence du savoir faire chinois dans la conception mondiale de masse et cela tend vers une considération de plus en plus reconnue par la profession (hormis – il faut le préciser – pour la production purement locale de montres de basse qualité, essentiellement destinées au marché intérieur et à quelques incursions occidentales).

 

Ainsi donc Rotary, pour les modèles courants, reste de la montre chinoise, même si la fabrication est plus soignée, plus contrôlée et occidentalisée à outrance.

Nous pouvons donc nous interroger à juste titre sur la qualité intrinsèque des montres Rotary vendues en Europe et aux USA et plonger notre regard dans ses entrailles avec à l’esprit, cette spécificité de plus en plus répandue.

Rotary Vintage Cadran Bleu Ref. GB00600/05

Rotary Vintage Cadran Bleu Ref. GB00600/05

Nous allons aujourd’hui observer un modèle d’une collection nommée « vintage » et qui s’est donc penchée sur des visuels d’il y a quelques décennies, revisitant les « concepts » de fabrication qui ont été modernisés.

 

J’ai commandé cette montre afin de pouvoir vous en parler avec justesse, mais certains points non détaillés et que ne sont pas visibles, resteront du domaine de la supposition, sachant que quelques vues glanées ici et là nous permettent de supposer que le calibre Quartz de ce modèle est de « bonne qualité » et probablement Japonais. Je n’ai aucune donnée concernant le verre bombé, car Rotary ne communique pas sur ce qu’il utilise (en dehors des montres fabriquées selon le Swiss Made et qui sont toutes dotées d’un verre saphir antireflets). Je pense donc que le modèle GB00600/05 dont nous parlons ici, possède un verre classique et probablement durci.

Revue de la montre Rotary Chronographe « Vintage » GB00600/05

Cette montre possède plusieurs variantes qui sont encore toutes disponibles chez les revendeurs :

La chrono bleue GB00600/05 dont nous parlons ici ; celle à fond noir, référence GB00600/04 possédant le même bracelet massif en acier inoxydable et deux autres modèles avec un bracelet cuir brun, la fond bleu GS00600/05 (plutôt rare) et celle avec un bracelet cuir noir, à fond noir, la GS00600/04.

Cette déclinaison date déjà de 2016 et n’est plus vendue sur le Site de la marque Rotary, mais quelques boutiques et vendeurs Internet en ont un certain stock. Ce sont des montres de la collection vintage qui étaient proposées à l’origine autour de 300 euros et que l’on peut trouver aujourd’hui (selon les modèles et les vendeurs) entre 89 et 140 euros.

Revue de la montre Rotary Chronographe « Vintage » GB00600/05

Au niveau du prix actuel en Europe, j’aurais tendance à le trouver encore élevé, mais on peut considérer, au regard de la concurrence, qu’un prix avoisinant 100 euros, reste compétitif. Nous considérons dans cette analyse, le fait que le bracelet acier est de facture très convenable et que les finitions en général sont sans reproches. Toutefois, des montres de même facture pourraient être vendues entre 50 et 70 euros pour demeurer dans des standards acceptés en Europe. Si vous les trouvez disponibles dans cet ordre de prix, ne considérez donc pas qu’il s’agisse d’un prix extraordinaire et fortement remisé ! Le prix d’origine à 300 euros reste prohibitif !

 

La montre possède un boîtier acier inoxydable (bien meilleur que le laiton chromé et plus durable). Il est poli très proprement et ne souffre d’aucune imperfection. Je suis plus mesuré concernant la lunette non mobile qui rappelle certains modèles de Rolex, sans les copier ouvertement. Nous avons la mention « Tachymetre » qui n’est pas de grande utilité, compte tenu du fait qu’on ne peut faire de plongée, puisque l’étanchéité ne dépasse pas 50m. De ce fait la couronne vissée se place en intruse, si on observe les boutons de chronographe qui n’en sont qu’une imitation – En effet ils ressemblent eux aussi à des boutons secondaires de Rolex, mais n’en ont pas la fonction : on appuie simplement sur ceux-ci pour les déclencher – Ils ne sont pas vissables. Je dirais que ce détail est celui qui me chiffonne le plus, car il n’est pas besoin de « faire semblant » juste pour attirer le chaland !.

Le dessous de la montre est vissé et donc bien étanche. La mention « Rotary » est en relief sur un support sablé ce qui est d’un bel effet, mais le sablé est fragile et rend du coup cette proéminence un peu râpante.

 

Si nous parlons du cadran, il y a plusieurs choses à regarder. Ce modèle apparaît nettement couleur bleu roy sur les publicités. En réalité, cela dépend de l’orientation et de l’éclairage. Personnellement, je l’ai trouvé plutôt bleu nuit, mais même si la couleur est discrète sur cet exemplaire, le modèle /04 apparaissant noir, l’est vraiment et on ne peut confondre les deux modèles. Les aiguilles sont assez larges pour êtres bien visibles. C’est important parce que les trois petits cadrans de chronographe sont bien blancs et pourraient rendre l’ensemble un peu chargé, cachant les dites aiguilles. Il n’en est rien. De plus la trotteuse rouge se distingue sans difficulté et rehausse l’impression générale. Dans les trois petits cadrans, vous avez un compteur de secondes, un de minutes et en haut à droite, celui qui nous permet de savoir si l’on est le matin ou l’après-midi : Pratique pour régler la date sans confusion. Les réglages de date, de compteur et de mise à zéro des petites aiguilles sont standards et les pointeurs ronds sont harmonieusement disposés. Autour du cadran sur le bord se distingue un marquage chemin de fer qui complète l’effet chronographe.

Revue de la montre Rotary Chronographe « Vintage » GB00600/05

Le bracelet assez épais (3mm) en acier plein inoxydable est brossé sur les maillons extérieurs et poli sur les maillons centraux. Les embouts qui s’insèrent entre les cornes sont bien ajustés et en métal plein. C’est un gage de solidité, mais cela rend le démontage un peu plus sportif, car la pompe a du mal à être extraite des deux côtés en même temps. Les goupilles des maillons réglables sont du type « chassés » et s’extraient sans difficulté si l’on a un chasse goupille horloger (il en existe à quelques euros). 

 

La boîte de présentation et d’emballage est en carton noir avec un petit coussin crème. Il y une notice (en anglais, mais avec pas mal de dessins) et une carte de garantie de 2 ans. Rien d’exceptionnel, mais propre, avec une surboîte en carton blanc.

 

Un modèle pour tous les jours, fiable, sérieux, costaud, de belle allure et très confortable, tout cela à prix relativement raisonnable.

Attention, ce modèle est en fin de vie et même si les stocks sont conséquents, ne trainez pas si vous souhaitez en acquérir un.

Revue de la montre Rotary Chronographe « Vintage » GB00600/05

Vous pouvez acheter en France les montres Rotary facilement sur Amazon ici.

 

Un petit aperçu des caractéristiques :

 

 

Marque Rotary

 

Modèle Vintage GB00600/05

 

Tout acier inox 316L

 

Diamètre : 42mm

 

Epaisseur : 14mm

 

Mouvement Quartz

 

Cadran bleu

 

Bracelet inox plein bi-traitement

 

Etanche 50m

 

Couronne vissée

 

Boitier vissé

 

Garantie 2 ans

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Publié le 21 Juillet 2018

Dessin technique Memorigin

Dessin technique Memorigin

Comme Singapour (dont nous parlerons un jour), Hong Kong est une cité historique de la création horlogère. A l’instar des grandes villes chinoises qui fabriquent par millions des montres ordinaires pour le marché intérieur, sous-traitants par ailleurs de nombreuses marques européennes, Hong Kong possède d’innombrables ateliers compétents, naturellement spécialisés dans les créations évoluées. On l’appelle parfois « la Suisse asiatique ».

 

La profession n’ignore pas les réelles compétences d’une main d’œuvre hautement expérimentée depuis de longues décennies et les moyens techniques dignes des meilleures manufactures. Il sort de Hong Kong (littéralement : le port parfumé !) des pièces d’horlogerie de très haut niveau, des verres de montre et des bracelets d’excellente qualité, au point que peu d’usines d’articles courants y sont implantées, préférant les grandes villes proches comme Guangzhou (Canton) ou Shenzhen au développement tentaculaire.

 

Cette immense cité a été rétrocédée à la Chine par la Grande Bretagne en 1997, mais compte aujourd’hui encore près de 40.000 résidents britanniques, mais aussi des milliers d’habitants américains et canadiens, des japonais, ainsi que plus de 20.000 français, travaillants pour la plupart dans de grandes multinationales, attirées par le développement sans précédent de cette région.

La fabrication de produits horlogers profitant de ce développement s’y est implantée et développée depuis donc très longtemps.

 

Aujourd’hui une marque de montre où qu’elle soit dans le monde et qui souhaite le traitement professionnel et économique de ses créations, fait donc souvent naturellement appel aux nombreuses sociétés spécialisées de Hong Kong. Il est très courant de voir la plupart des éléments techniques provenir de cette région et le montage sur place est gage de grande qualité. Cependant ce sont généralement des mécanismes japonais ou suisses qui sont le plus souvent intégrés, permettant de renforcer la fiabilité des produits assemblés, au point que la plupart des concepteurs de ces garde-temps n’ont aucune difficulté à « avouer » utiliser des éléments made in Hong Kong

 

Avec le développement de l’excellence horlogère asiatique, ceux qui ont longtemps assemblé des montres pour les occidentaux réalisent peu à peu une nouvelle compétence, celle de créer eux-mêmes de nouveaux produits et de se lancer sur le marché concurrentiel, mais continuellement ouvert aux produits horlogers de grande qualité à prix raisonnable.

 

On observe ainsi depuis quelques années l’émergence de marques purement hongkongaises. Que ce soit dans le domaine des vintages (qui ressemblent à des montres des années 40 à 70), des montres techniques (plongeuses par exemple) ou des réalisations avant-gardistes et parfois de luxe, Hong Kong nous propose des garde-temps de qualité exceptionnelle. Malheureusement, ces nouvelles marques qui le plus souvent fabriquent en peu d’exemplaires demeurent très confidentielles.

 

J’ai pour vous un peu exploré ce monde passionnant et vous fait ici découvrir quelques unes de ces marques :

Valimor Caliburnus (Lapis Lazuli)

Valimor Caliburnus (Lapis Lazuli)

Les circonstances nous ont d’ailleurs permis de découvrir l’une d’entre-elles très récemment puisqu’il s’agit de la marque VALIMOR. Son créateur Raymond Jones est citoyen hongkongais et navigue dans un domaine qui s’intéresse aux décors moyenâgeux. Ce type de finition est réellement inhabituel mais ne sacrifie en rien les autres composants de ses créations. Nous avons apprécié l’approche globale très professionnelle de l’équipe de Raymond. Ces montres sont réellement qualitatives – Voir notre article sur MBA : Valimor

Walter Mitt spéciale Kenta Sakurai (Royal Marine)

Walter Mitt spéciale Kenta Sakurai (Royal Marine)

Notre attention a également été attirée par la marque WALTER MITT appelée aujourd’hui W.MT ou Watch Experimental Unit. Cette très belle marque réalise des montres de style vintage qui connaîssent un succès jamais démenti depuis sa création https://www.wmtwatches.com/ . Il est d’ailleurs possible d’assembler différents éléments proposés afin de réaliser une montre parfaitement personnalisée.

La marque aime l’atmosphère marine royale et réalise de magnifiques garde-temps mus par des calibres japonais 8215 de chez Miyota, entre 160 et 360 US dollars. On peut aussi les trouver en Europe chez Amazon pour environ 250 euros, ce qui est un prix équilibré. Nous aimons beaucoup les bracelets réalisés à la main et ces verres dôme fréquents sur les montres des années 50.

Armida A8 Vintage

Armida A8 Vintage

Nous aimerions aussi parler d’ARMIDA qui conçoit des plongeuses magnifiques, techniquement très sûres et pourtant cédées à prix d’ami http://www.armidawatches.com/ . Les montres sont produites à Hong Kong et vous surprendront par leurs qualités intrinsèques pour des prix allant de 249 USD à 549 USD avec un calibre Suisse ETA 2824. Les autres mouvements viennent de chez Seiko (NH35A) ou Miyota (9015). Les montres sont étanches à 200/300m et sont d’une finition sans reproche, arborant le plus souvent des verres saphir.

Accendo Jet 1

Accendo Jet 1

Parlons aussi d’ACCENDO chez qui nous aimons beaucoup la Jet 1, terriblement équilibrée et animée comme les autres modèles par des mécanismes japonais. Si elle est pratiquement inconnue chez nous, elle existe pourtant depuis 1987 et expose régulièrement aussi bien dans le salon horloger de Hong Kong que celui de Bâle en Suisse. Son directeur Kishoo Melwani conçoit avec son équipe tous les modèles à Hong Kong et les réalise dans son usine de Longguan.

Les prix attractif pour une qualité sans reproche ne vous seront cependant communiqués qu’en les contactant – Marketing oblige ! https://www.accendo.com.hk/

Stoic chronographe

Stoic chronographe

STOIC est une marque qui mérite aussi le détour ! Peter Speak-Marin qui fabrique ces modèles à Hong Kong est connu aussi à Londres et Paris pour sa marque de luxe éponyme. Les montres de cette nouvelle marque de milieu de gamme entre 290 et 490 USD, demeurent dans la moyenne de ce type de production, mais compte des modèles à Quartz. Les mécanismes viennent de chez Seiko (NH37) et les montres qui en sont équipées possèdent des verres saphir. Ces garde-temps sont parfaitement finis et contrôlés et comme pour tous les modèles précédents, sont en acier massif 316L. Les étanchéités atteignent les 100m et vous avez le choix entre un modèle plongeuse, un « pilot watch » et un chronographe, tous d’inspiration 1940 ! Et comme le dit leur slogan écrit par Sénèque : « Rien ne nous appartient sinon le temps » ! https://www.stoicworld.com/

J'aurais aimé vous parler d’une autre marque de luxe « THE CHINESE TIMEKEEPER » crée en 2010 par le français Adrien Choux et dont l'objectif était de faire revivre "l'esprit chinois" à travers ses créations (cotées en bourse à Hong Kong), mais si la page Facebook est inactive depuis 2016, la Site de la marque a aujourd'hui disparu et on apprend qu'Adrien est depuis 2015 le Directeur Régional (Chine) de Maurice Lacroix SA !... tandis que MEMORIGIN dans la même catégorie a déjà été présentée ici sur MBA : Memorigin .

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Publié le 25 Mai 2018

Personnalisation d’une montre Seiko

Toutes les offres du commerce tentent (c’est d’ailleurs valable pour la plupart des marques), de proposer suffisamment de variantes afin de plaire aux goûts différents des clients.

Les formes, les dimensions, les matériaux, les mécanismes, les bracelets, les usages (sport, habillé etc.), les complications (fonctions du garde-temps), les marques bien sûr et les finitions offrent aujourd’hui au porteur de montre ou à l’amateur d’horlogerie, littéralement des milliers de combinaisons, au point qu’on pourrait penser pouvoir trouver facilement chaussure à son pied.

 

Et pourtant !

 

N’avez-vous jamais été confronté à un choix cornélien, où malgré les variantes disponibles d’un modèle, vous vous êtes dit : Quel dommage, tout est parfait mais je l’aurais aimé en rose, plus grande avec un autre bracelet… il y a juste ce détail sur le cadran qui me gène !

 

Puis,

 

Vous vous êtes tourné vers un autre choix plus proche de votre goût et parfois complètement différend.

 

Alors finalement…, comment faire ?

 

Il est parfois impossible de carrément changer des pièces internes ou de modifier le cadran, mais il peut arriver qu’un détail change tout et vous satisfasse pleinement.

 

Confronté à ce dilemme, j’avais envie de partager avec vous le principe d’une modification que je viens d’expérimenter ces jours ci !

 

Seiko a sorti en 2016 un très beau modèle mécanique de type sportif avec des codes qui peuvent au choix la classer dans la catégorie des plongeuses ou même des montres de pilote. Elle fait partie de l’excellente famille des montres PROSPEX et donc très solides ainsi qu’étanches à 100m.

Ce modèle me faisait de l’œil depuis un moment et j’observai au cours des mois la sortie des variantes. D’un cadran soleillé au noir profond en passant par le fond vert, des revêtements tout acier ou titane carboné, de nombreux types de bracelets. La montre restait massive et particulièrement lisible, avec un revêtement des aiguilles et des chiffres extrêmement lumineux la nuit, dans la durée. C’était un beau modèle attractif !

Seiko Prospex - Modèles SPRA - SPRC

Seiko Prospex - Modèles SPRA - SPRC

Les prix variaient d’environ 500 à 600 euros et la rendaient assez abordable au regard du milieu de gamme que nous présentons sur ce Blog. Il en reste quelques unes sur Amazon ici.

 

D’un diamètre de 42mm avec une épaisseur de 13mm et des entrecornes (assez inhabituelles de 21mm), un verre renforcé Seiko de type Hardlex, une complication sympathique de boussole et bien sûr la date, ce modèle propose un mécanisme maison, le 4R35 qui a largement fait ses preuves en qualité de tracteur solide et puissant (41 heures de réserve de marche).

Cette montre affiche en outre une caractéristique très prisée de mélange de gros chiffres arabes et d’indexes, des grosses aiguilles et une grande trotteuse glissante qui lui donnent un aspect massif, sans pour autant lui faire atteindre des diamètres trop imposants.

La lunette, bien que cannelé ne tourne pas, mais un second bouton de commande de type couronne permet de régler la boussole très facile d’utilisation.

En gros, il faut pointer la petite aiguille vers le soleil et l’emplacement médian entre celle-ci et la position 12 heures indique le sud ! Il faut regarder la notice, car ces notions sont variables selon le matin, le soir et l’hémisphère, mais cela reste toujours très simple !

 

Une des variantes me semblait très sympathique, le modèle acier avec un bracelet acier, mais la lunette était traitée en titane carboné, ce qui lui donnait un aspect noir brillant qui me semblait trancher avec l’apparence acier massif de l’ensemble. Je préférai finalement le modèle avec bracelet cuir camel qui en définitive apportait à cette montre une certaine classe, d’autant qu’au moment de ma commande, cette montre était en promotion.

Une fois reçue… très content, je la portai quelques jours, réalisant que le poids imposant de la montre m’obligeait à serrer davantage le bracelet afin d’éviter de voir la montre tourner sans cesse sur mon poignet, ce qui finalement me paraissait assez inconfortable…

 

Alors, aurais-je du finalement commander le premier modèle, au risque de regretter cette lunette carbonée, ou avais-je une autre option ?

 

Je possédai dans mon stock un bracelet titane avec un entrecorne de 21mm appartenant à une montre qui avait connue d’autres destinées. Autre chance, il possédait des extrémités incurvées pour combler le vide entre le boîtier et les maillons afin de lui donner une apparence mieux finie.

Le montage accompli, j’étais très satisfait, si ce n’est que l’acier et le titane ont une nuance différente et que cela se voyait !

 

Etait-il possible de commander le bracelet acier prévu pour le modèle à couronne carbonée ?

 

Les revendeurs Seiko me disaient que oui, mais semblaient un peu perdus avec les références. Finalement je le trouvai en achat direct sur Internet avec un peu de délai (environ 15 jours). Cette option me permettait d’être certain que le bracelet serait parfaitement adapté et possèderait la même nuance que l’acier 316L du boîtier !

 

Une fois monté sur la montre, cette assurance se vérifiait et le réglage accompli confirmait la très bonne tenue du garde-temps sur le poignet. J’avais donc pour le même prix que le modèle non remisé, la montre qui me convenait avec le bracelet qui lui seyait le mieux !

 

Une petite expérience qui démontre que l’on peut toujours personnaliser un modèle sans le dénaturer… histoire de poursuivre l’esprit de création des techniciens de chez Seiko… qui finalement ne peuvent pas toujours penser à toutes les variantes possibles et imaginables.

Après le montage du bracelet acier

Après le montage du bracelet acier

Personnalisation d’une montre Seiko
Personnalisation d’une montre Seiko
Personnalisation d’une montre Seiko

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Publié le 9 Avril 2018

Rolex Authentique, Modèle Explorer

Rolex Authentique, Modèle Explorer

C’est bien d’une « évolution » dont nous parlons, car les montres contrefaites existent depuis longtemps. Dès 1544, Charles Quint émettait une peine contre les contrefacteurs qui prenaient le risque d’avoir le poignet coupé ! C’est en France, un crime depuis 1857. Au début du siècle on trouvait sur le marché de telles montres. On pourrait ainsi dire que la fausse monnaie est aussi ancienne que la vraie (utilisée à des fins stratégiques). On a par exemple découvert un sceau contrefait sur une amphore de vin romain. Les contrefacteurs ont finalement toujours essayé de gagner de l’argent en réalisant de façon plus économique des biens appréciés et valorisés, quitte à se contenter de les faire simplement ressembler à des vrais. Ce sont malheureusement les utilisateurs qui sont demandeurs : Le besoin pousse à la pratique !

 

En matière de garde-temps, on connaît depuis des décennies, des produits plus ou moins bien imités vendus sous le manteau. Le phénomène s’est considérablement amplifié depuis l’avènement d’Internet, compliqué par des pratiques commerciales permissives dans certains pays. Les échanges  de plus en plus libres ouvrent de nombreuses brèches que les douanes combattent avec difficulté.

La progression est exponentielle (on fabrique plus de montres contrefaites que de vraies) et malgré les saisies considérables (autour d’une dizaine de millions d’articles chaque année, tous produits confondus), les efforts des officiels semblent continuellement contournés par de nouvelles pratiques des contrefacteurs.

 

Ces dernières années sont donc apparus des procédés nouveaux ou aménagés que nous aimerions aborder ici.

Rolex Contrefaite, Modèle Explorer

Rolex Contrefaite, Modèle Explorer

Les méthodes de diffusion :

 

Les fabricants (majoritairement chinois) ont vite compris qu’ils prenaient un risque à diffuser directement leurs produits contrefaits – surtout quand on sait que les mêmes usines fabriquent à la fois des montres classiques de marques intérieures, des produits en sous-traitance pour des marques étrangères et des montres hommages, clones, qui ressemblent à… sans la marque et finalement, des garde-temps contrefaits. C’est loin d’être le cas de la majorité, mais il s’agit d’un phénomène bien connu et observé.

 

Nous y reviendrons plus tard, mais les Chinois ne sont pas les seuls à alimenter le marché de la contrefaçon. On y trouve pour les bas de gamme, les Thaïlandais, mais aussi des Taïwanais, des Japonais, des Indous et même des Suisses, sans parler d’atelier indépendants ou sous-traitants dans une myriade de pays asiatiques.

 

S’ils ne vendent pas les montres contrefaites en direct, alors comment cela se passe t-il ? Ils s’appuient sur des organisations étrangères Européennes ou Américaines (ex. EuroWatches.inc à San Francisco), qui souvent, sans avoir besoin de déclarer une Société en bonne et due forme, profitent de la possibilité pour tout le monde de vendre par Internet à travers une boutique virtuelle, des produits qu’ils achètent en « demi-gros » à de telles usines. Cette pratique supplante avantageusement celle des quelques chinois qui s’y risquent en direct, grâce à la meilleure connaissance des marchés et des comportements européens. En effet, les textes de présentation sont plus « léchés », mieux traduits et sonnent plus proches de nous.

 

Cependant, certains façonniers Chinois uniquement spécialisés dans la "Réplique" ont pignon sur rue et sont connus, comme China Noob Watch [Voir Commentaire en fin d'article] et s'appuient parfois sur des grossistes comme Top Swiss Replica Watch.

Ne vous faîtes pas embobiner par leur promesse de vous réexpédier une montre qui a été saisie par les Douanes. Coincé une fois à l'importation, vous serez fiché pour 5 ans !

 

Alors ces boutiques sont légions sur la Toile ! On en recense une bonne dizaine qui sont très présentes, très connues, dopées par un volume de vente important, tandis que les « milliers » d’autres ramassent les envies des centaines de milliers d’acheteurs qui découvrent un choix pléthorique.

 

Quand on est quelque peu angélique, on imagine que l’on va trouver la boutique « qui nous parle » ou va présenter les conditions les plus avantageuses – Au besoin, on se « lance » dans quelques recherches, on questionne des amis, on s’assure que le paiement ne va pas se perdre dans les tuyaux…, mais pour la majorité dont c’est l’achat, sans doute unique, on acquière un peu à l’aveugle, en espérant que tout va bien se passer – parfois n’est-on pas même conscient que la Douane va probablement confisquer la chose et que ce sera une « expérience » juste désagréable.

 

Je ne vous parle que de ce que j'ai expérimenté - et il faut bien s'y soumettre pour pouvoir analyser des conditions de vente parfois très obscures. Il existe des Sites chinois qui vous font croire avec une toute petite mention en bas de page qu'ils sont installés ailleurs que la plupart des autres (comme par exemple les Iles Caiman). Cela ne change pas grand chose fondamentalement, surtout s'il s'agit d'un paradis fiscal, mais cela fait son petit effet. Ne nous perdons pas en conjectures : Tout est géré et expédié de Chine !  alors observons le périple du paiement : D'abord il prend plusieurs jours, car il faut passer par des organismes tiers - En l'occurrence et c'est assez surprenant, par une Compagnie installée au Royaume Uni qui vend tout à fait autre chose (comme des ustensiles de cuisine…) Un petit tour sur leur Site permet de voir qu'ils n'ont que quelques articles en stock et toute leur histoire est confuse et ressemble fortement à un écran de fumée. Ce sont eux qui encaissent… et qui sans doute transmettent l'argent en Chine. En fouillant un tout petit peu, on réalise que la dite société écran fait partie d'un Groupe de Grande Bretagne d'import Export géré par un chinois au capital social de 100 livres sterling. la boucle est bouclée !

Comme dit le proverbe : "Pour vivre heureux, restons cachés"... de plus la société est déclarée "dormante" donc je suppose que les transactions se font … les yeux bridés, fermés…. excusez le jeu de mots !

Les transactions se font en USD dans un pays hors Europe, attendez-vous - et personne ne le dit - à des frais bancaires, même s'ils sont faibles (du genre 6 euros pour une commande de 170 euros). 

Ne vous cachez donc pas, on vous a reconnus !...

 

Il y a sans doute encore un gros travail d’éducation à faire sur le fond !

 

Il est en effet flagrant qu’acheter une copie est un délit ! Nous ne reviendrons pas sur les raisons profondes, car elles sont détaillées sur de nombreux Sites, pour peu que l’on prenne la peine de chercher.

 

En revanche, les acheteurs avertis, compulsifs et fréquents savent parfaitement à quoi ils s’exposent, le font en connaissance de cause et savent très bien où chercher les produits les plus proches de la copie parfaite. Les boutiques Européennes, Américaines (et même Australiennes) vous proposent ouvertement de contourner les lois avec malheureusement (je crois qu’il faut le déplorer), la complicité des transporteurs qui ne veulent rien voir et les plateformes de commerce International qui ont pignon sur rue (comme Magento !).

 

Les montres contrefaites vous sont livrées en deux semaines directement chez vous. Du moins est-ce ce qu’ils annoncent, car dans la pratique, on observe plus habituellement, un délai de 4 semaines. Mais 4 semaines, c’est long et ça décourage ! Quelles en sont les raisons ?

 

D’abord l’absence de stock répondant à toutes les demandes (On achète  au fur et à mesure des besoins), même si l’on annonce la montre en stock ! N’étant pas une Société commerciale établie, on ne se sent pas tenus à la règle standard du commerce. Ensuite, le regroupement d’expédition vers un site local prend plus de temps. Il y a aussi la vérification du paiement qui est plus longue pour de telles officines. Peu de gens se plaindront d’ailleurs du délai, car on se trouve malgré tout dans un contexte un peu particulier, mais finalement (et même avec le risque de saisie en Douane), les expéditions directement de Chine peuvent arriver bien plus tôt.

 

Dans le cadre des nouvelles pratiques, on observe alors ce nouveau phénomène, qui veut qu’une société établie en Occident va pouvoir faire transiter la marchandise par un pays proche (par exemple l'Angleterre). On évite ainsi en Europe, le passage par la Douane, puisque les échanges y sont libres. La Grande Bretagne, l’Espagne et aussi un peu l’Allemagne sont parmi les moins regardants sur les importations. L’article qui franchit ce premier sas est absolument assuré d’être livré à son acheteur, avec comme dégât latéral l’augmentation substantielle de prix.

 

En Europe, de telles boutiques qui livrent les montres de cette manière ajoutent des frais de port supplémentaires, mais aussi augmentent allègrement les coûts généraux. Ainsi une montre mécanique contenant un mécanisme d’origine japonais va coûter une moyenne de 220 euros, alors que celles expédiées gratuitement directement depuis la Chine par des boutiques chinoises vont osciller entre 70 et 150 euros.

On retrouve la même problématique avec les montres contenant des mécanismes dit « suisses », réputés plus chers. Nous atteignons ici un coût situé entre 500 et 800 euros, alors que les mêmes dépassent rarement les 400 euros selon le premier cas cité.

 

Ne nous leurrons pas !  Ce sont les mêmes montres – et donc dans le cas des mécanismes dit « suisses », nous sommes confrontés à des copies asiatiques de modules ETA qui n’ont en rien la fiabilité des originaux. D’ailleurs, nous connaissons parfaitement le coût de tels mécanismes ETA d’origine, ce qui rend totalement impossibles les prix finaux pratiqués !

 

Pour autant que l‘on trouve une vertu à la différence de calibre, d’une certaine façon, un mécanisme japonais serait donc moins cher et plus sûr !

 

Sachez de la même façon qu’une montre contrefaite du même type vendue directement sur le Continent Chinois, vous sera proposée entre 20 et 40 euros !

 

Que pouvons nous contre ces boutiques occidentales ? Mes recherches m’ont mené à une constatation : Il leur faut toujours brouiller les pistes !

 

Les organismes officiels Européens d’horlogerie ne peuvent pas se battre à armes égales pour une simple raison : Chaque boutique possède de très nombreux Sites enregistrés dans tous les pays (exemple : .fr, .eu, .ca, .cz, .es, etc…)  et aussi des noms différents afin de ne pas perdre la filière en cas de fermeture de l’un d’entre eux. C’est par exemple le cas de l’un des plus virulents sur le net, que nous appelleront « la maison des répliques » pour ne pas citer son nom.

Cette boutique là possède au moins 3 noms différents et au moins trois présentations visuelles différentes, mais personne n’est dupe, on retrouve les mêmes adresses de contact aux USA, au Canada ou au Royaume Uni par exemple, avec les mêmes numéros de téléphone et les mêmes intervenants dont la très connue KG, qui un peu trop titillée sur les délais n’hésitera pas à vous menacer de vous dénoncer pour achat de contrefaçon…. Un comble attesté par des témoignages d’utilisateurs par dizaines !

 

J’ai lu beaucoup de ces témoignages, et s’il est vrai que plus de la moitié des acheteurs sont satisfaits, il reste quand même une trop grande proportion de gens qui se plaignent de marchandise ne correspondant pas à la demande, ou de problèmes techniques inimaginables sur les vraies montres. Il sera, vous vous en doutez, vraiment très difficile de procéder à un retour et d’obtenir satisfaction avec un tel état d’esprit !

C’est pourquoi, la plupart des gens renoncent, d’ailleurs conscients au vu de la qualité intrinsèque des produits, qu’ils n’auront jamais besoin de les faire entretenir, car ils ne dureront au mieux que quelques années.

De plus, et il faut le dire, les transits par le Royaume Uni deviendront vite difficiles dès la mise en place du Brexit !    

Customisation de garde-temps d'origine par traitement carbone type DLC

Customisation de garde-temps d'origine par traitement carbone type DLC

 Les techniques de diffusion :

 

J’ai eu récemment l’occasion de vous entretenir du phénomène des « clones »

Voir :

http://montres-bonnes-affaires.over-blog.com/2017/11/montres-contrefaites-apres-les-repliques-et-les-hommages-voici-les-clones.html

D’ailleurs, il faudra sans doute trouver un autre nom à ce type de montres, car ce sont simplement  des produits contrefaits sans marque.

 

Ce qui est malheureusement aujourd’hui confirmé, c’est que les Sites Chinois courants en vendent de plus en plus. Ce ne serait finalement pas trop un problème s’ils se contentaient de fabriquer des produits qui ont l’air de… sans en arborer la marque, mais il est à présent beaucoup plus problématique de réaliser qu’ils vendent aussi allègrement des montres qui ont presque l’air de…, mais qui arborent bel et bien des marques comme Nomos, Bell & Ross, U Boat et même Hamilton, pour des prix allant de 15 à 30 euros ! 

 

Et puisque nous parlons de clones, il faut bien aussi aborder le problème des montres contrefaites en Suisse ! Un pays où paradoxalement, les acheteurs de montres copiées ne sont pas inquiétés par les pouvoirs publics (1), alors que des moyens considérables sont déployés pour combattre les importateurs.

Il est assez sidérant de réaliser que de telles sociétés fabriquant des montres contrefaites puissent être installées en Suisse au vu et su de tous ! L‘une d’entre elles vous dévoile son usine à Genève où travaillent 300 employés. Je ne comprends personnellement pas comment ce pays ne mettrait pas un terme à de telles activités.

J’ai recensé 3 noms d’entreprises, mais je soupçonne fortement deux de ces noms d’être liés. Certains de mes éminents confrères sont persuadés que ces usines helvètes ne sont une réalité que dans l'esprit de contrefacteurs fabulateurs. Evidemment, il est impossible de le vérifier… aucune ne s'aventurerait à donner une adresse ! [Contactés, ils nous répondent depuis la Côte Est des Etats Unis !]...

 

Ils vous proposent ce qu’ils appellent pour le coup des « clones » et qui cette fois ci correspondent bien à la réalité. Leur « travail » consiste à purement et simplement « dupliquer » les montres à contrefaire en les désossant entièrement, puis en réalisant « dans les règles de l’art » et avec des composants suisses, une copie identique de l’ensemble des pièces, mécanisme compris. Le savoir faire Suisse leur permet (disent-ils) de réaliser des pièces absolument à l’identique, dans les mêmes matériaux que les originaux et avec les mêmes contraintes, au point de vous assurer la même fiabilité et durée dans le temps.

 

S’ils prouvent quelque part que l’on peut vendre à moindre coût des montres par ailleurs hors de prix, ce n’est pas sans faire l’impasse sur beaucoup de contraintes des marques historiques. Cela reste un délit qu’on ne peut en aucune manière encourager, car ils vont jusqu’à proposer la boîte et les papiers avec un numéro de série. Sachez cependant que de telles montres sont vendues naturellement beaucoup plus chères (autour de 1400 euros) et sont livrées dans le monde entier à partir de plateformes implantés sur tous les continents.

 

Je n’aborderai pas la question du SAV qui nécessitera une gymnastique assez contraignante, mais plutôt celle de l’entretien périodique qui posera des problèmes de conscience aux concessionnaires officiels des marques,  les copies étant réputées indétectables… mais pas les n° de série inventés !

 

J’aborderai pour finir la question des montres customisées. Il s’agit bien là d’une technique de diffusion, car cela permet la vente de montres modifiées que de toute façon les marques n’accepteraient pas en SAV.

 

Expliquons-nous :

 

Pour prendre un exemple intéressant, parlons de la marque Rolex.

Il existe un certain nombre d’Entreprises qui customisent des Rolex authentiques. Ces Sociétés ne sont pas reconnues par la marque, au point que Rolex refuse de les entretenir et qu’elle sanctionne les concessionnaires qui auraient le malheur de s’y atteler.

 

La customisation ou personnalisation de ces montres consiste la plupart du temps à leur appliquer un revêtement sombre qui leur donne un cachet particulier, faisant référence à certains modèles réalisés par Rolex pour les officiers de l’armée Britannique en Afrique qui possédaient ce revêtement – expérience jamais renouvelée depuis.

 

On compte un certain nombre de ces Entreprises de transformation, essentiellement Britanniques ou Américaines comme par exemple Pro Hunter, Black Venom, Blaken, Titan Black, Bamford, Steatlh, ou Montre Noire en France et Blackout Concept en Suisse. D’autres Sociétés sans vendre les montres transformées peuvent cependant les traiter, comme Positive Coating SA

 

Le traitement consiste en un revêtement appelé DLC ou Diamond Like Carbon [et non Diamond like Coating !] (Carbone amorphe). Il a la particularité d’imprégner le métal en relative profondeur et de le rendre en surface à peu près moitié aussi dur que le diamant.

Ces montres (et pas seulement des Rolex), sont appréciées par les amateurs, leur donnant un aspect plus rude, militaire ou chasseur, mais le traitement de surface nécessitant un démontage complet et des modifications (ajout du nom du transformateur sur le cadran par exemple), coûte à peu près aussi cher que le prix d’origine de la montre, ce qui porte ces garde-temps à des coûts extravagants.

 

Rolex ne réparera ou n’entretiendra jamais de telles montres, ce qui oblige les Entreprises de customisation à assurer elles-mêmes l’entretien et ont développé pour cela un réseau mondial.

 

Les Contrefacteurs ont bien pris conscience de cette situation et se sont engouffrés dans le développement de tels modèles : Quitte à ne pas être entretenus par Rolex qui les ignore, autant proposer de vrais faux modèles qui coûteront cinquante fois moins cher. Ils assurent du même coup un intérêt pour les modèles noircis portant la marque recherchée, sans finalement pouvoir être taxés par la dite marque d’avoir réalisé des faux ! Paradoxalement, ce sont les transformateurs qui « pourraient » leur faire des reproches !

 

Malheureusement (si l’on peut ainsi dire), ces montres sont toujours loin d’égaler ni les originaux, ni les transformations. En effet, il s’agit là de revêtements classiques type PVD, beaucoup moins résistants et parfois réalisés à très faible épaisseur. Ces montres sont en effet vendues par les contrefacteurs au même prix que les modèles standard.

 

Nous voilà informés !

 

Il est peut-être aussi intéressant de noter que la plupart des conseils pour identifier les contrefaçons disponibles sur Internet sont aujourd'hui largement dépassés. En effet, les contrefacteurs ont considérablement amélioré la qualité de leurs produits et il devient assez ardu (pour les plus élaborés) de déterminer la supercherie. Les points habituels sur les détails deviennent difficiles à observer (qualité des marquages par exemple). Il est en revanche possible de regarder d'autres particularités sur les produits courants, qui sont rarement mis en avant et qui déterminent du premier coup la copie.

Observez par exemple la qualité des traitements réfléchissants. Dans le cas du modèle présenté, Rolex a choisi de recouvrir ses index et ses aiguilles de revêtement bleu. Pour les copies en dessous de 300 euros, ce n'est jamais le cas !

De la même façon, les vis ou les goupilles des bracelets métal ainsi que les logements de ces fixations sont rarement de la qualité de l'original : Il suffit de régler la montre à sa taille pour l'observer ! 

 

 

(1) Ce que dit la loi Helvète :

En Suisse, le consommateur qui achète un produit contrefait en connaissance de cause pour un usage privé est chargé de la destruction et des frais de dossier annexe, qui peuvent s’élever à plusieurs centaines de francs. Aucune amende n’est prévue par la loi.

En revanche, celui qui se procure des pièces contrefaites pour un usage commercial risque une peine privative de liberté pouvant aller jusqu’à cinq ans.

 

Voilà comment on prépare vos montres si précieuses !

Voilà comment on prépare vos montres si précieuses !

Un avis sur un fabricant chinois de contrefaçons

 

Je ne vais pas vous donner une adresse Internet que vous serez bien capables de trouver tout seuls si vous décidez de passer outre mes conseils - Mais sachez que je passe beaucoup de temps pour vérifier et explorer tout ce que je vous rapporte sur ce Blog. Rien ne remplace l'expérience du contact personnel avec ceux qui vous appâtent, persuadés de vous duper avec facilité. Une usine de fabrication et de vente directe a été récemment l'objet de mes investigations : J'ai souhaité connaître plus en détail leur attitude face à la politique des Douanes.

 

Ils annoncent : "Votre montre est saisie par la Douane, nous la remplaçons gratuitement !"...

Alors je pose la question simplement et poliment : "Savez-vous que si votre montre est saisie par la Douane, vous êtes fiché systématiquement pendant plusieurs années.

Savez-vous que si l'on vous y reprend, vous écopez systématiquement d'une amende et que vous risquez même la prison ?" C'est inscrit dans la loi !

Réponse : "On connaît notre travail, on expédie des montres tous les jours !"

J'insiste : "Les statistiques de 2012 montrent le chiffre de 800 personnes en France ayant été jugées pour recel de contrefaçon - Comment pouvez-vous proposer le renvoi d'une montre saisie une première fois en faisant peser un tel risque sur l'acheteur ?"

Réponse : "dégagez d'ici !"

 

Sans commentaires !

 

 

 

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